Matins paresseux: Les gaufres belges


Dans notre famille, les gaufres belge sont le brunch de choix. Puisque la recette est faite avec de la levure et que la pâte doit monter, c’est une recette que je réserve pour les occasions spéciales et les matins paresseux.

Premièrement, il vous faut une balance. Vous n’avez pas de balance de cuisine? Allez en acheter une. Mes lecteurs français seront sans doute surpris d’apprendre que les nord-américains cuisinent au volume et non au poids. Or, la cuisine, c’est l’art des proportions. Et les proportions sont plus précises en poids qu’en volume. (Je semble m’y connaître mais je serais incapable de vous expliquer pourquoi les proportions sont plus précises en poids qu’en volume. Ç’a probablement à voir avec la masse de différents ingrédients — comme des oeufs vs la farine — tout ce que je sais c’est que mes meilleures recettes sont en poids plutôt qu’en volume.) Vous aurez donc besoin d’une balance comme celle-ci, c’est-à-dire sur laquelle vous pouvez mettre votre propre bol. Ça salit moins de vaisselle tout faire dans le même bol.

Vous aurez besoin de:

– 1 litre de lait, plus extra pour alléger la pâte.

– 200 gr de beurre

– 200 gr de graisse. J’utilise du Tenderflake (saindoux). J’imagine que vous pourriez utiliser du Crisco (graisse végétale) mais faites-le à vos propres risques. Tout beurre? Peut-être mais encore là, à vos propres risques et soyez prêts à devoir ajuster les autres ingrédients.

– 15 gr. / 3 c. à thé de levure sèche traditionelle + un peu de sucre pour l’aider à monter. Ce n’est pas dans la recette originale mais ça aide.

– 1 kg de farine. J’utilise de la farine tout-usage non-blanchie.

– 5 ou 6 oeufs

– 1 bouteille de bière blonde. Moi je ne connais rien à la bière et j’utilise ce qui se trouve dans mon frigo. Aujourd’hui, une canette de Bitburger.

(Je dis toujours que la meilleure partie de la recette est de s’ouvrir une bière à 7 heure du matin. Ça me rappelle le jour où je suis allé acheter la bière pour les gauffres enceinte de 8 mois. J’essayais de ne pas avoir l’air trop enceinte avec ma caisse de 12…)

1. Prenez une grosse casserole. La pâte a besoin de monter alors vous ne voulez pas un récipient trop juste. Faites frémir le litre de lait et faites fondre le beurre et la graisse dans le lait. Lorsque le beurre et la graisse ont fondu, laissez le lait refroidir. Ça prend du temps. Je dirais une bonne heure. Si vous ne laissez pas le lait refroidir suffisemment vous allez tuer la levure lorsque vous l’ajouterez. Fermez le feu, oubliez votre lait et allez faire le lavage ou courir 10 km…

2. Lorque votre lait est tiède — Tiède. Pas chaud, tiède — ajoutez le sucre brun et la levure et laissez reposer une quinzaine de minutes jusqu’à ce que la levure soit mousseuse. Allez continuer votre lavage ou prendre votre douche. Si la levure ne devient pas mousseuse, c’est bien quand même: elle finira de se dissoudre lorsque la pâte montera.

3. Maintenant, ça devient intéressant. Mettez la casserole sur la balance de cuisine et remettez la balance à zéro. Ajoutez 1 kg de farine. Cool! Vous n’avez même pas sali une tasse à mesurer! Mélangez la farine au batteur avec le mélange lait,beurre, levure. Ajoutez les oeufs un par un et mélangez bien. Si vous êtes comme moi, la pâte épaisse va remonter le long de vos batteurs. C’est vraiment emmerdant. Un  jour, je vais inventer les batteurs à tiges extra longues. Lorsque la pâte devient plus liquide — avec l’ajout des oeufs — elle a moins tendance à grimper le long des batteurs. C’est la vie. Laissez reposer quelques minutes. Pourquoi? Je ne sais pas. C’est dans la recette originale et je fais tout le temps ce qu’on me dit :-p

4. Ajoutez la bière en alternant avec la même quantité de lait jusqu’à ce que la pâte soit liquide mais pas trop liquide. Liquide mais pas trop liquide… vous vous demandez sans doute ce que ça veut dire. Je n’en ai aucune idée. C’est ce que la recette originale dit. Essentiellement, vous voulez une pâte qui est assez légère pour monter facilement mais pas tellement liquide qu’elle en écrase ses bulles. On se comprend? Quand vous aurez comme moi fait cette recette régulièrement pour une dizaine d’années, vous allez développer un sens de la consistence idéale de la pâte. Il faut bien commencer quelque part.

5. Laissez monter la pâte jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Ou jusqu’à ce que ce soit l’heure du brunch. “Laisser monter la pâte” signifie… “laisser monter la pâte”! Pas touche! Sinon vous allez crever toutes les merveilleuses bulles d’air qui font monter la pâte et qui donnent aux gauffres leur merveilleuse consistance moelleuse à l’intérieur, croustilante à l’extérieur. On ne mélange pas, on ne goûte pas, on laisse. la. pâte. tranquille. Idéalement, vous placeriez la casserole pleine de pâte à l’endroit où vous allez vous en servir pour faire les gauffres (genre, à côté de votre gauffrier). Comme ça vous n’aurez pas besoin de déplacer la casserole une fois la pâte montée et mettre les merveilleuses bulles en danger d’écrasement.

6. Lorsque la pâte est prête, faites vos gaufres en vous assurant de… tous ensemble… laisser la pâte tranquille! C’est-à-dire que vous prenez une louche de pâte délicatement, vous faites la gauffre et c’est tout. J’évite même de remettre la louche dans la pâte entre deux gauffres. À ce stade, la chose la plus importante est de surveiller les gourmands et les curieux (souvent la même personne) afin d’éviter qu’ils n’aillent se mettre les doigts dans la pâte. Ou la mélange. Vous avez des gens comme ça dans votre famille? Qui pensent aider en mélangeant ce que vous préparez? Moi oui.

Et voilà. J’utilise un fer à gaufre Waring Pro que je peux tourner une fois la pâte étalée. C’est l’appareil idéal. Waring ne fait plus ce modèle, il a été repris par Cuisinart. J’ai un deuxième fer à gauffre Cuisinart d’un différent modèle (car je fais souvent des gauffres quand je reçois) mais il ne fait pas d’aussi bonnes gauffres que le modèle rotatif.

7. Une note pour la conservation des gaufres pendant le repas et après: les gaufres prennent beaucoup plus de temps à faire qu’à manger. Vous voudrez donc avoir quelques gaufres de prêtes avant le repas. Cependant, faites attention: si elles sont conservées sur une surface plate telle qu’une plaque à biscuit, elles vont vite perdre leur croustillant et devenir cahoutchouteuses. Je garde les miennes directement sur la grille du four. Je fait d’abord chauffer le four à 350 puis lorsqu’il est chaud, je l’éteinds et je m’en sert comme réchaud. Je sers les gaufres sur une grille à biscuit pour la même raison.

8. Cette recette donne environ 5 douzaines de petites gaufres carrées ou une trentaine de grosses gauffres rondes. À la fin du repas, vous pouvez mettre les restes au congélateur et les enfants pourront les mettre au grille-pain pour leur petit déjeûner. Comme un Eggo. Mais plus bon.

A New Year’s Blessing


Today in the Roman Catholic Church is the Feast of the Solemnity of Mary Mother of God, which marks the end of the Octave of Christmas. I learned today that the Solemnity of Mary Mother God replaced on January 1st the Feast of the circumcision of Jesus, which, since you asked, is an awful good thing considering that on that day Roman Catholic Priests wear garments adorned with pictures of the Virgin Mary.

Ahem.

One of the readings for that day is from the book of Numbers and while I always expect it to go  “12, 48, 72…” it actually contains one of my favorite New Year’s Day blessing. Here it is, from my family to yours:

The LORD bless you and keep you!
The LORD let his face shine upon you, and be gracious to you!
The LORD look upon you kindly and give you peace!

Happy New Year!

Twenty-Eleven


New Year’s Day must be right around the corner judging by the high rotation of TV ads for debt consolidation and weight loss products. January must be Boxing Month for the good folks at Fitness Depot, Weight Watchers and gyms everywhere. I have been thinking of re-joining Weight Watcher for a while but I don’t want to do it in January. Smacks too much of pre-ordered failure.

(As an aside, my spell-checker is taking issue with the word “pre-order” which is leading me down a philosophical path of reflection on pre-ordering. This should be the neologism of the year, a completely made-up notion for the purpose of online marketing. Think about it. What does pre-order mean?  Before ordering. What is there before ordering? Not a whole lot. You order pizza because you want pizza. The order comes before the pizza but what comes before the order? The stomach grumble? The twinkle in the eye? Ordering is by definition an initiation of something. We only started pre-ordering stuff when Amazon thought it would be a good way of preventing potential clients from walking over to their nearest bookstore once the latest Harry Potter became available. Might as well wait for UPS, it’s been pre-ordered…)

Last year, I poached a retrospective from another blog. It’s a series of questions meant to make you go back on the year just over. They are superficial — what did you do on your birthday? — rather than life-changing but it’s very entertaining a year later. It’s like The Economist’s The World in… forecast issue. It’s always a good read when it comes out but not as much as it is a year later.

As it turned out, 2011 was The Year of the Twins. I spent the first 9 months of the year pregnant and the last 3 caring for two infants. And that sums it up! Here’s one question that makes me roll on the floor laughing:

2. Did you keep your new year’s resolutions, and will you make more for next year?

I was committed to losing those damned “last 10 pounds” but I put on 30 instead. I wanted to start hosting dinner parties for my adult friends, without kids. Instead I had an army of friends making me frozen dinners and bringing supper to my house. I wanted to take the children swimming and skating more often. Ha!Ha!Ha!Ha!Ha! *Wheeze* . I wanted to make more time for friends and family, instead I lost touch with people I care deeply about. I have only managed to keep close to my closest friends because they don’t take no for an answer and invite themselves over. It seems like the twins have made us even more insular than we already were.

Here’s another side-stitcher:

8. What was your biggest achievement of the year?

Army Half Marathon. Getting out of bed at 5:00 am to run before work last spring.

ROAR! Getting out of bed at 4:45 to grab the first bus, getting off downtown and running 7.5 km at the crack of dawn in frigid weather before heading to work. It was cold, it was wet… and I have wonderful memories of it! Running will ruin your brain that way… This year, I hope to go for a walk. Once.

But I wasn’t laughing anymore when I started reflecting on this one:

13. What did you get really excited about?

We had twins and that was exciting but more like a slow burn. For sure, the birth was a lifetime high. But that must be, in my opinion, one of the saddest part of being constantly exhausted and busy: I don’t get excited about anything anymore. The grind of getting anything done gets the excitement factor out of things that should have been — or used to be — exciting. Like running my boss’ re-election campaign. Nothing is exciting anymore, it’s all in degrees of “exhausting”: somewhat, mildly, very, completely…

And maybe this will be my Twin-First-Year-Totally-Manageable-New-Year-Resolution: get excited about something. Change my outlook. Stop seeing things in degrees of exhaustion and start getting excited again! (I feel like I should add some exclamation marks here)!!!!!!!!

Put down the book and pick-up the baby


I am so exhausted! Fatigue oozes from every pore of my body.

Nights were getting better but they took a turn for the worst. Then the babies got sick. Sick infant twins is an extreme sport. Over a period of 2 or 3 weeks, I went from high-functioning-tired to what’s-mah-name- tired.  I sit down to nurse the babies. I look at the feed-and-sleep log and try to remember who should get the breast and who should get the bottle. The squiggles on the page make no sense. I read the words carefully. I understand the words but I don’t understand how they fit together. Why was I looking at the notebook again?

The twins are screaming. I know I should sit down to nurse them but I can’t. My back hurts too much from sitting in odd positions for so long. Three months of bad posture, following three months of late multiple pregnancy, added to almost a year of no exercise have taken their toll. My muscles are stiff. Who was that person who ran a half-marathon three months before she got pregnant? She was running 10km 3 times a week? She was fit, she was driven. I’m just a soggy mess of back aches and sore legs.  I’m 20 pounds overweight but I just ate 6 pieces of peppermint bark and half a bag of truffles. It’s not even good but I couldn’t stop.

I cry a little because I don’t want to nurse again but eventually I sit down, calm down and do what I have to do. The last step in a long walk of things I have to do. I don’t do anything that I don’t have to do. Except maybe writing. When I write, I feel like I should do something else. Something that feels like a chore. So I write as I try to soothe Lucas to sleep. A little cheat. I am emotionally exhausted from the endless stream of competing demands. They say that the caregiver needs care too but this couldn’t possibly be when people will go hungry or the toilet will walk away? The caregiver can only take care of herself once everybody has been taken care of. And my job is never, ever, done. Sometimes I feel like God has “blessed” me with a large family and left me for dead.

“It’s me, it’s me, it’s me O Lord, standing in need of prayer…”

Two weeks ago, I decided to see if I could encourage my body to produce more milk. Enough to feed both babies. I read Making More Milk (which I highly recommend whether or not you have milk supply issues, just to understand the milk-making process. A miracle, really, just like the rest of the baby-making business). I learned that a baby’s breast milk intake peaks at 6 weeks and remains the same until the baby starts solids at around 6 months of age. So when a supplementing mother like me finds herself increasing the supplement, it’s not because the baby needs more milk, it’s because the mother is producing less breast milk. All of a sudden, I was staring down the end of breastfeeding my twins and that wasn’t on.

I’m just so tired of bottles. Tired of washing bottles and prepping bottles and boiling water and cooling water and making sure there is enough formula. I hate it. It stinks. It makes my babies stink. The other evening, I was too tired to prep the night bottles so I went to bed without  bottles. The babies were hungry, they spent the night nursing on not enough milk. They were fussy and impatient. I was sore and exhausted. It never occurred to me to get the bottles already: 5 minutes of pain for 2-3 hours of sleep. Instead, I decided to nurse around the clock for a couple of days to see if my milk production would increase. It did, but not enough. Lucas and Eve had just started sleeping longer stretches at night: up to 8 hours for Lucas and 6 for Eve. It stopped. I managed to get their supplement down to 3-4 oz a day but it wasn’t enough. The babies went from being content and engaging to fussy and demanding.  3 or 4 days became 5 then 7. I couldn’t accept that my body was not able to feed my babies. And the more tired I became, the more frustrated the babies were on the breast. When I smashed my van’s rear-view mirror out of sheer inattentiveness, my husband sat me down and said: “The twins need more food and you need more sleep.” I increased their supplement to 6 oz a day each and we seem to be on the mend. But the babies have not resumed sleeping longer stretches at night.

I stop at the Tim Hortons’ Drive-Thru to buy snacks for the children. The girl at the other end of the mic is asking me a question on one side, my daughter is giving me ordering instructions on the other. The words come-in through my right and left ears and crash in my brain. It’s like they’re both speaking Finnish or something. I am tired and confused.

The battle has now moved from making more milk to straightening out Lucas’ sleep patterns. Why do I  need a fight to keep me going? Is it because it keeps me awake? Lucas is a cat-napper who is unable to self-soothe. He falls asleep being held or nursed or rocked and if transferred to a bed, will wake-up at the end of his 30-minute sleep cycle. In my state of sleepless stupor, I seem to have lost my main coping skill, that is my perspective. I am locked in a battle to the death with my son: he will fall asleep on his own, in his bed, and stay asleep. It’s not that I mind holding him now. But I have vivid memories of other children waking me up every 2 hours for 12, 18 months, to nurse or have their soother replaced. I am determined not to go there with twins. I cannot take one more day of sleep deprivation, let alone 1 year!

I re-read Healthy Sleep Habits, Happy Child and ordered its companion Healthy Sleep Habits, Happy Twins. I read excerpts from The No-Cry Sleep Solution. I re-re-re-read  Happiest Baby on the Block. Expect a book review post coming soon.

My son is swaddled and soothed and put in bed drowsy but awake after short intervals of wakefulness. And yet, he will not fall asleep or stay asleep during the day. When I started having anxiety attacks at the sound of his cry, I knew that things had to change. Lucas is not a difficult baby. He just wants to be held. He is happy and engaging. He just wants to be held. Yes, he is far more demanding than Eve. But that’s because Eve is not a normal baby. Eve is more like an ornament: her day is structured around periods of eating followed by periods of smiling/cuteness and long periods of sleeping, repeated over a 24 h period. She’s a Little Flower, he’s a Teddy Bear.

At this point, I think I know what I need to do. I am a mother of 8. I need to put down the books and pick-up the baby. The rest will sort itself out.

Dudes
Dudes

And furthermore … (still on yoga pants)


I wanted to add a few thoughts — such as my sleep-deprived brain can conceive — on the yoga pants. My last post was about dropping the parenting ball more than yoga pants. But what do I think about clothing bans?

First, let’s clarify a few things. The ban on yoga pants is not across the board. You may want to read this piece from Kelly Egan in the Ottawa Citizen. He writes:

According to the board’s website, every school is required to have a dress code, which may involve uniforms. It is to be consistent with the teachings of the Catholic church and is accordance with parental views. The code does not appear to contain the word “yoga.”

(…)

The policy does state: “This (code) may be as general as addressing the wearing of ball caps and the length of skirts and shorts.” There is no Lulu sub-clause, or any hint about dealing with a student wearing yoga pants, a ball cap and a short skirt.

One school in Barrhaven reportedly banned yoga pants as part of their dress code. The problem with banning a piece of clothing is that it doesn’t prevent inappropriate dress more than banning a breed of dog prevents dog bites. Ban yoga pants and the girls will wear skinny jeans. The problem with modesty and the quest for attention through revealing clothing runs much deeper than the particular make and  model of the pants. Children learn trough example and repetition. It is somewhat naive to think that you can ram some modesty in a teenage girl who dresses for attention just by banning a piece of clothing. Pants are pants. The problem is how you wear them.
My oldest daughter wears yoga pants and skinny jeans at school. Yet, you would never see her as dressing inappropriately. She is naturally modest. My two middle daughters are competitive gymnasts and spend a fair amount of time training in what amounts to a bathing suit. They need more formation on modesty than their older sister. Banning yoga pants for girls such as my oldest daughter serves no purpose other than send parents scrambling to the nearest Old Navy. As for the other girls, just type “girls in school uniform” in the google search  box… wait… uh, don’t…
Am I saying that I oppose clothing bans? Well, yes and no. Teenagers need to learn that there is such a thing as inappropriate attire. The school can and should determine what is appropriate dress for a learning environment. We’ll let the bar scene determine the appropriate attire for picking-up a one-night-stand. And the world-wide-web for getting the attention of pedophiles and other deviants. But schools can’t hide from the subjective nature of sending a kid home to change behind the curtain of banning a piece of clothing and calling it a day. Yes, good taste is in the eye of the beholder. However, the beholders who are sending your children home to change — because you wouldn’t or couldn’t or just didn’t notice — are the same beholders of the jobs your children will be refused, the raises your children will be denied and the opportunities your children will seek out. Some lessons are better learned before you have a family to support, I’m just saying.
Another problem with clothing bans is that they tend, by nature, to overwhelmingly target girls. Yes, there is the odd ban of graphic tees and bottom-grazing jeans that apply to boys. But short-length provisions, belly-shirts bans and yoga pants clauses apply to girls… Ok, they won’t spell it out, boys are also prohibited from wearing yoga pants. But believe me, if a boy shows-up in high school wearing a tight-fitting belly shirt (and it’s not Halloween or cross-dressing fundraiser day), he will be sent home by his peers faster than the Principal can grab his parents’ phone number. Clothing bans that target female attire reinforce the message that girls are responsible for boys’ sinful impulses and must be reigned-in. Same idea as the burka, just different degrees. Bras are more distracting to boys than they are to girls, that’s how they are wired (the boys, not the bras). But boys have to learn to live with distractions of a sexual nature without acting on their impulses. That’s also a lesson better learned sooner than later.
Post-script:
One of my children took issue with my previous post on raising teenagers (it may have been one of my teenagers…) and told me with a surprising (to me) mix of scorn and sarcasm (paraphrasing): “You write that you are raising adults, not teenagers. That’s so ridiculous. You’re treating us like children!” Now I feel like I should specify, in case this was not clear to other readers, that by “raising adults” I didn’t mean treating teens like adults. I meant raising your children with a vision of the adults you want them to become. Clear?

Des nouvelles des jumeaux – Twins 10-week Update (in French)


Les jumeaux ont maintenant 2 mois et franchi le cap des 10 semaines. Lors de leur dernier rendez-vous chez le pédiatre, Ève pesait 10 livres et Lucas 12 livres. Ils ont donc tous les deux doublé leur poids de naissance et se portent à merveille.

Je repensais à ma grossesse en rejouant dans ma tête la journée où j’ai appris que j’étais enceinte (le 3 février) puis la journée où j’ai appris que j’attendais des jumeaux (le 13 avril). Lorsque je suis rentrée de mon échographie, j’ai placé la photo des jumeaux A (Lucas) et B (Ève) dans le miroir de ma salle-de-bain. Deux petites crevettes que j’ai regardé avec incrédulité tous les matins et tous les soirs en me brossant les dents. Puis l’incrédulité a fait place à l’anticipation et l’anticipation à la réalité. J’ai toujours cette première photo dans mon placard et je la regarde toujours avec autant d’émerveillement. Les deux petites crevettes sont bien réelles. Elles sont devenues des poulets bien dodus — presque un petit dindon dans le cas de Lucas!

À 10 semaines, les nuits s’améliorent sans s’améliorer et le manque de sommeil est sans doute mon plus grand défi, suivi par l’allaitement. Le sommeil de nuit des bébés commence à se stabiliser dans la mesure où ils se rendorment après avoir bu. Pour les deux premiers mois, ils avaient tous les deux des périodes d’éveil prolongées après leurs boires de nuit. Lucas dort environ 6 à 8 heures (entre 20:00 et 03:00) boit et se rendort jusqu’à 05:00. Ève n’a pas encore commencé à allonger ses périodes de sommeil: elle se réveille aux 3 heures mais elle se rendort plus facilement que son frère. Puisque je veux encourager Lucas à faire son 8-heure, j’ai arrêté de le réveiller pour le nourrir quand Ève se réveille. Cependant, la règle cardinale de survie avec des jumeaux est de les nourrir en même temps. C’est pour une bonne raison: entre minuit et 5:00, je vois passer chaque heure sur le cadran. Ève se réveille vers minuit et se recouche vers 01:00, Lucas se réveille vers 02:00 et se recouche vers 03:00, puis c’est encore le tour de Ève vers 03:00-04:00, puis Lucas vers 05:00. À 05:00, ils se rattrapent et sont plus ou moins synchronisés pour le reste de la journée. C’est intense mais je mise sur Ève qui devrait commencer à dormir plus longtemps d’ici les prochaines semaines.

Pendant la journée, c’est une autre histoire. Lucas ne dort que très peu pendant la journée et lorsqu’il dort c’est au bout de beaucoup d’encouragement (berçage, porte-bébé etc.). Ève d’un autre côté bois, souri et se rendort. Je m’inquiète parfois de donner plus d’attention à Lucas mais lorsque j’essaie de garder Ève réveillée pendant que Lucas dort, c’est le désastre. Ève veut être dans son lit, tranquille. Je réalise que le processus d’attachement est différent: j’ai une connexion beaucoup plus forte avec Lucas puisque je passe beaucoup plus de temps à le porter et à lui parler. D’un autre côté, Ève n’est que plaisirs et sourires. Ève s’endort seule alors que Lucas a beaucoup de mal à s’endormir. Ève reste endormie alors que Lucas se réveille au moindre bruit. Les jumeaux illustrent à quel point les habitudes de sommeil sont innées. Je travaille déjà avec Lucas pour l’encourager à s’endormir seul. Doucement, sans le laisser pleurer, mais quand même dans l’espoir qu’il en prendra l’habitude.Il ne s’endort qu’avec sa suce et bien emmailloté. La suce aggrave son muguet mais l’emmaillotement l’empêche de trouver ses doigts. Enfin, je lui donne un autre mois avec sa suce. Deux au plus. Je refuse de m’embarquer dans un autre esclavage de la suce qui me verrait me lever 2, 3, fois par nuit pour deux ans pour retrouver la maudite suce!

Côté famille, l’adaptation à la vie avec les jumeaux se fait avec quelques heurts mais sans traumatisme. Pour les plus vieux, l’adaptation est surtout logistique. Mes sorties doivent être planifiées, le temps entre les boires judicieusement alloué. Parfois, les plans sont annulés lorsque Lucas s’endort. Je n’ai plus le temps de m’occuper des animaux, les enfants doivent prendre le collier. Au niveau des émotions, le manque de sommeil et l’impatience de maman demandent aux plus vieux des efforts d’empathie et de compassion qui semblent parfois au-delà de leur capacité.  Mais en général, les grands sont d’une aide incomparable. Et il est toujours touchant de voir à quel point ils sont à l’aise avec les bébés. Ils seront sans doute parents eux-mêmes d’ici à ce que les jumeaux aient leur âge… Ça donne le tournis! Clara les appelle parfois l’araignée: “Quand ils sont couchés un à côté de l’autre avec leurs 4 bras et leurs 4 jambes qui gigotent et qu’ils te regardent intensément avec leurs 4 yeux qui clignent…” Il y a de ces images dont il est difficile de se défaire!

Les plus jeunes s’adaptent bien, encore une fois sans traumatismes apparents 🙂 Sarah est moins supervisée et fait donc plus de bêtises mais je crois que c’est une fonction de sa liberté relative plutôt qu’une réaction à l’arrivée des jumeaux. Elle a vécu un peu de régression au niveau de la propreté mais les choses sont rapidement retombées dans l’ordre. Elle n’exprime pas de jalousie ou de ressentiment envers les jumeaux mais elle veut s’en occuper comme maman. Nous avons du placer un verrou sur notre porte de chambre pour l’empêcher d’aller chercher les bébés dans leur lit. Maintenant, elle materne ses deux poupées et ça semble l’avoir détournée des jumeaux. Ça me coûte plusieurs wipes et quelques couches — car elle change ses bébés plusieurs fois par jour — mais ça en vaut la tranquilité d’esprit!

L’allaitement est toujours un défi parceque je n’ai qu’un côté qui produit. Je dois donc supplémenter avec de la formule. Ce n’est pas la fin du monde, même si personellementje trouve que la formule ça pue, ça fait faire des cacas qui puent et c’est difficile à digérer, surtout pour Ève. La supplémentation rend l’allaitement plus difficile car elle affecte parfois la succion des bébés au sein et peut causer la diminution de la production de lait. Mes efforts afin de limiter la supplémentation au stricte minimum rendent ma vie régimentée autour de l’alimentation des bébés. Comme je le disais à mon mari: “J’ai l’impression que je passe ma vie à faire deux choses: soit je les nourri, soit je me demande s’ils ont faim”. Mais je crois qu’il y a de la lumière au bout du tunnel: j’ai assisté à une rencontre le la Ligue La Leche où j’ai reçu de l’excellente information sur la meilleure manière de supplémenter les bébés afin d’optimiser l’allaitement.

En bref, les choses vont bien. J’ai replacé la suce de Lucas 12 500 fois en écrivant ce post. Mais il devrait finir par s’endormir. Et moi aussi.

Télé-réalité


On me dit souvent que je devrais avoir une émission de télé-réalité à la “Kate + 8” ce à quoi je réponds vous savez ce serait beaucoup moins intéressant que vous le pensez: je passerais la moitié de l’émission à conduire, l’autre moitié dans la cuisine. Pas de “Famille Nombreuse visite Disney” pour nous. C’est plutôt “Famille Nombreuse visite Costco” et avec un peu de chance, c’est sans les enfants.

J’ai croisé une amie qui attend son huitième enfant ce weekend. Elle m’a demandé c’était comment avec 8. “Pas vraiment différent qu’avec 7 j’imagine… ” Quoique je n’ai eu 7 enfants que pendant 5 minutes entre 21:07 et 21:12 le 18 septembre. “Tu cours sans arrêt comme une poule sans tête, tu pètes ta coche de temps à autre. Et dans 6 semaines tu feras la même chose mais avec le bébé dans les bras.” Mes amis peuvent toujours compter sur moi pour les encourager.

Mais comment ça se passe vraiment? S’il y avait une équipe de tournage chez moi, que verrait-elle? Commençons par le commencement. Ma journée commence vers 05:30. Je dois commencer quelque part mais avec des jumeaux, il est difficile de décider quand commence la journée puisqu’il n’y pas de nuit. Vers 05:30, je suis parfois réveillée depuis 2 ou 3 heures mais cette fois-ci, c’est pour de bon.

05:00 – Les bébés se réveillent entre 05:00 et 05:30. Je les change, les nourris au sein puis je les termine au biberon. Souvent, leur pleurs réveillent Sarah qui se met à hurler “Papaaaaa!!” de plus en plus fort pour qu’on vienne la chercher dans sa chambre. Vers 06:00 , les bébés retournent au lit et Sarah, maman et papa se lèvent pour la journée. J’habille Sarah et je descends sortir le chien et chercher le journal.

06:00 – 07:00 – Dans la cuisine. Je déjeûne et je fais le lunch de David. Etc. Etc. J’aide à gauche et à droite.  J’empêche Sarah de se faire un grilled-cheese et de vider le garde-manger. David se lève et fait une crise de nerfs. Sarah fait un dégât ou deux. Ou trois.

Entre 07:00-08:00 on fini de s’habiller et de se brosser les dents et je dois nourrir les bébés. J’ai commencé à leur donner une bouteille le matin parceque je peux les nourrir en tandem (au sein, je dois les nourir tour à tour du côté droit car c’est le seul qui produit du lait.) Sarah en profite pour vider quelques tiroirs et David fait une crise de nerfs. Éloïse et Marie se lèvent, s’habillent, déjeûnent, font leur lunch et préparent leurs choses d’école. Je finis de nourir les bébés et avec un peu de chance je peux prendre une douche et ranger la cuisine. Vers 08:30 je sors le chien et j’attends l’autobus avec les enfants. Lorsque les enfants partent, je vais conduire Sarah chez Mélanie, gardienne extraordinaire.

09:00 – Je rentre à la maison pour… nourrir les bébés! Je mets un épisode de la première saison de The Wire en allaitant et je cultive mon vocabulaire de drugs & gangs. À partir de 09:00-10:00, les bébés sont réveillés pour la journée, c’est-à-dire qu’ils ne dormiront plus en même temps à moins que je sois très chanceuse. Je les change, je leur donne leur biberon. Ensuite, je fais quelques sourires à Ève et je lui dis qu’elle est mignonne. Au bout de 5 minutes, Ève baille. Je l’enmaillote et je la couche. Elle s’endort. Lucas, lui, préfère jaser plus longtemps. Il se fatigue et refuse de dormir. Il pleure. Je le promène dans le sling et faisant du ménage léger. J’essaie de coucher Lucas. Il dort seul pour 15 minutes. Il chiâle, a des gaz. Il se rendort poour 15 minutes. Etc. Jusqu’au prochain boire.

12:00 – Prochain boire. J’allaite les bébés et je donne le biberon à celui ou celle qui en a besoin. La routine de boire prend environ 1 heure. Je zigonne sur mon iPhone pendant que les bébés boivent. Je vous dit, ça n’attire pas les grosse cotes d’écoute ici!

13:00 – Ève se rendort. Pas Lucas. S’il est de bonne humeur, je peux préparer le souper. Sinon, j’écris quelque chose sur le blogue (comme cette publication, composée entièrement dans la fonction “notes” de mon iPhone avec Lucas dans les bras). Je regarde autour de moi et je remarque que la place ne souffrirait pas d’un bon coup d’aspirateur. Je met Lucas dans le sling. Lucas ne veut pas être dans le sling et régurgite la moitié de sa formule dans mon t-shirt.Bah, il fallait que je prenne une douche de toute façon…

14:00 – Je commence à avoir faim. Je réalise que je n’ai pas lunché. Je me fait une tartine de Nutella ou deux. Ou trois. Et un café. Un rapide calcul mental m’informe que j’ai pris trois cafés et zéro verres d’eau aujourd’hui. Mon prochain café sera un cappucino avec du lait 1% (le 1% c’est presque comme de l’eau ça, non?)

14:55 – Lundi et vendredi, mes grands reviennent de l’école en autobus. Je peux leur passer un bébé et faire quelque chose d’utile jusqu’au prochain boire. Comme prendre un autre café.

15:00 – Prochain boire. Celui-là sera bref parceque je dois partir à 15:30 pour chercher Sarah et/ou conduire/chercher les autres enfants à l’école/la gymnastique/l’harmonie.

16:30 – Je reviens à la maison avec 6 à 8 enfants selon la journée. Je mets le souper en marche.

17:00 – Les jumeaux entament leur festival du bébé malheureux pendant que j’essaie de nourir le reste de la famille. Les enfants se disputent l’ordinateur et commencent leurs devoirs. Je demande à un enfant de surveiller Sarah mais tout le monde est trop occupé à faire ses devoirs. Je demande aux enfants de venir mettre le couvert et tout le monde se porte volontaire pour surveiller Sarah. David termine son lunch d’école pendant que Sarah raid les boîtes à lunch de ses soeurs.

17:30 – Le souper est servi. David et Sarah n’ont plus faim. Les jumeaux ont faim et passent à table.

17:30-19:00 – La période du souper, bains, coucher ne peut être adéquatement décrite par mon talent limité. C’est bruyant, enfumé, parfois nauséabond. Certains crient, d’autres se bousculent. Éloïse déchiffre Someone Like You  par oreille au piano. C’est comme ce que j’ai vu du marché de Kabul. Pendant le souper Paul essaie d’expliquer la crise de l’Euro aux plus vieux pendant que David s’énerve. Sarah, tranquille,  trempe des kleenex dans sa purée. Bref, éventuellement tout le monde est propre avec les dents brossées et les deux plus jeunes se couchent.

20:00 – Je baigne, change et allaite les jumeaux avant de les coucher pour la “nuit.”Jusqu’à 22:00, les plus vieux vont et viennent. Vers 22:00 quand je suis finalement prête à me coucher, Clara se pointe dans ma chambre pour me demander de lui expliquer la privatisation d’Internet et ses implications.

0:00 – 1:15 – J’allaite les bébés

02:05 – Lucas ne se rendort pas. Je lui donne une bouteille.

04:00 – J’allaite Ève

05:00 – J’allaite Lucas

06:00 – Biberon. Finalement, les bébés dorment! Je me lève…

The Pits of Post-Partum


Let’s make one thing clear: the only reason why my posts on Facebook and Twitter are upbeat and positive is because I am generally upbeat and positive and I don’t want to be seen as a whiner. But the other day, when I asked my husband “The people who do it all well, how do they do it?” and he answered, wisely, “Maybe they aren’t”, I thought how social media is great at making us look exactly how we want to be seen.

It’s an interesting paradox in that we can reveal as little or as much as we want over social media. Some people are open books and others appear completely one-dimensional. Some are always whiny, others always rant-y, some always SHOUT and other pepper everything with  exclamation marks!!!! I realized, while reading over some of my Facebook Friends’ posts, that I could be equally guilty —  if guilty is the appropriate word because I don’t think that posting too little is a sin — of making life with newborn twins in a large family look like a walk in the park.

Let me preface what I am about to write by saying that I am not looking for advice (unless you want to provide it). This post is not meant to make you feel bad for not helping more. It is not meant as a pity party and I don’t need you to write to let me know that I am not fat, lazy and stupid (unless you really want to). But looking back at the last 2 months, I get the impression, confirmed by every mother of twins I have met, that I won’t remember much from the first 6 months of my babies’ lives. And so this post is as much to let you know how it really goes down around here as a personal chronicle of the good, the bad and, yes, the ugly, of those infamous first 6 months.

In the last 2 weeks, I have really hit the wall. The twins are 6 to 8 weeks and our family life has to return to a semblance of normalcy. In the last 2 months, I have barely slept. This is a true fact. With a singleton, you don’t sleep a lot. With twins, you don’t sleep at all. On the rare occasion when I get-up in a controlled mood – not even good, but not flying-off-the-handle – I realize how much parents influence the mood of the family as a whole. These days, it seems like everyone is barking at everyone and I can’t escape the fact that this is the tone I am setting. Each member of my family needs so much more than I am able to give right now, extreme fatigue and the relentlessness of caring for twin infants are limiting me physically and emotionally. My youngest children need more of me. My oldest children need more from me.

Every book will tell you that housework can wait but what about the things that can’t wait? Like keeping my toddler from killing herself, teaching my son that he doesn’t have to whine all the time or trying to understand why my teens or pre-teens are in a funk? In the Pits of Post-Partum, it’s not the dirty toilet that overwhelms me. While housework does make me feel like I’m not quite keeping up, it’s all the missed and messed-up opportunities to be an adequate parent that grab me by the throat. The more tired I get, the more help I need but the more tired I get, the more uncooperative my children become. It’s a vicious circle that I won’t break without investing more time in forming the children; not only correcting their lack of cooperation but also giving something in return, like gratefulness, understanding and appreciation.

There is literally 100 important things competing for every minute of time when I am not  caring for the babies. And the more time goes by, the more things don’t get done. The constant gasping for more time is the biggest challenge of our large family. At any given moment, there are two kinds of stuff: stuff that needs to be done and stuff that isn’t getting done. I have developed a quasi-allergic reaction to idle time. Angst washes over me whenever I find myself idle with apparently nothing to do because it means that I’m forgetting something: a load of laundry, some boiling water for the bottles, a kid’s lunch.

In the Pits of Post-Partum, I don’t only anguish over the things I’m not doing now, I’m also worried about the things I should be doing soon, like exercise and lose the 20 extra pounds the twins have left behind. But right now, I can’t imagine having the physical energy to exercise or the mental energy to diet. I keep snacking on high-energy food while doing a double-take every time I see myself in a mirror. I still look 5 months pregnant for goodness sake!

And yet, even in the Pits of Post-Partum my beautiful family is what I am the most proud of. When we go out as a family I just want to yell “LOOK PEOPLE! 8 KIDS! I have 8 KIDS!” And maybe therein lies the rub: in the Pits of Post-Partum, I feel in short cycles tremendously blessed and terrified that I may be coming-up short.

It says we only live once. There is no second chance.