
Author: Veronique
Session photo de 4 mois par maman
“Comment vous faites?”
Il y a quelque jours, je suis tombée par hasard sur le blog d’une autre maman de 8 enfants (Little Catholic Bubble). Sa publication How to raise eight children without even trying m’a rappelé à quel point on me posait cette question souvent: “Comment faites-vous” et ses variations “Je ne sais pas comment vous faites…” et “Je survie à peine avec mes deux, je ne peux pas imaginer en avoir 8”.
C’est une erreur commune (une que j’ai fait moi-même lorsque j’avais mes deux plus vieux qui n’ont que 14 mois de différence): on projette la vie avec plusieurs enfants à partir de notre expérience vécue. Or, notre expérience vécue est limitée. À moins d’avoir une grossesse multiple de haut calibre, nos enfants naissent un par un puis grandissent, commencent l’école, deviennent plus autonomes et commencent à aider dans la maison. J’ai de très bons souvenirs de la petite enfance de mes 4 plus vieux. Cependant, je me souviens aussi d’avoir eu l’impression de sortir d’un long tunnel lorsqu’ils ont commencé l’école. Lorsque les mamans de très jeunes enfants me disent “Je ne peux pas imaginer en avoir d’autres!” je leur réponds toujours “moi non plus lorsque j’étais à ce stade.” On les a un à la fois, pendant que les autres grandissent. (Ce qui est assez ironique, maintenant que je viens d’en avoir deux d’un coup…). Je remarquais justement il y a quelques semaines que j’avais à nouveau 4 enfants de 5 ans et moins. Pourtant, je vis cette réalité de manière fort différente que lorsque mes quatre plus vieux avaient 5 ans et moins. Je suis plus mature comme mère et mes enfants sont plus vieux. J’ai des gardiens intégrés pour m’aider avec les petits. J’ai aussi beaucoup appris de mes erreurs!
La logistique d’une famille de 10 personnes est un numéro de jonglerie. Cependant, il semble que les gens soient fascinés par la lessive et l’épicerie.
La lessive d’une famille de 10 personnes est une tâche quotidienne qu’il est préférable de garder sous contrôle. Tout d’abord, j’ai un mari qui comprend l’importance de la lessive. Ça peut paraître ordinaire mais ça veut dire que la lessive est un travail d’équipe. Notre arme secrète contre la lessive est la régularité (non, ce n’est pas un post sur la fonction intestinale). À 19:00 tapante, lorsque le prix de l’hydro-électricité baisse, allez hop! la première brassée démarre puis on la met au séchage avant de se coucher. Le lendemain matin, la lessive propre va dans un panier. Si j’ai le temps, je préfère la plier directement en la sortant de la sécheuse. Sinon, les vêtements sont propres et secs dans un panier et je les plierai (peut-être) plus tard. Faire la lessive quotidiennement ne veut pas dire que tout est lavé quotidiennement: un soir, c’est les jeans, le lendemain les couleurs, le lendemains les serviettes, le lendemain les blancs et ainsi de suite. Un système de roulement quotidien de la lessive me permet de ne pas me retrouver avec 10 brassées la fin de semaine et, plus important encore, de ne pas me retrouver sans un seul morceau de linge propre dans la maison.
La brassée quotidienne n’est pas seulement une manière efficace de faire les choses au niveau logistique, c’est aussi un manière de préserver le bon fonctionnement de notre puis et de notre fosse septique qui n’ont pas besoin du stress d’un marathon de lavage la fin de semaine. Mais ce n’est pas la fin du bon sens économique: laver les vêtements régulièrement m’évite d’avoir à acheter une semaine complète de vêtements pour tout le monde. Puisque les vêtements préférés des enfants sont lavés aux 3-4 jours, ils n’ont pas tous besoin d’une garde-robe complète pouvant leur durer une semaine.
La lessive illustre bien la logistique générale d’une famille de 10: en faisant un peu de travail régulièrement, on évite d’avoir à faire tout le travail d’un coup.
L’épicerie, c’est tout à fait le contraire: le faire le moins souvent possible. Rentrer chez Superstore pour quelqu’un dans ma situation c’est un billet qui coûte au moins $150, autrement dit, je ne m’en sors jamais pour moins de $150 alors j’essaie d’y aller le moins souvent possible. Une fois par semaine je fais un menu — incluant les lunchs des enfants — et une liste d’épicerie. J’utilise également un tableau blanc dans la cuisine sur lequel je peux prendre note des choses à acheter lorsque j’y pense.
Côté logistique, je crois que le supermarché est un de ces domaines pour lequel avoir plus d’enfants rend les choses plus simples. Je suis toujours frappée, lorsque je vais à l’épicerie le soir après avoir couché les petits, de voir autant de gens accompagnés de très jeunes enfants souvent (choc!) en état de crise. Vous pouvez être certains que ce ne sont pas des mères de 8 enfants. En faits, les gens qui amènent de très jeunes enfants à l’épicerie à l’heure du dodo (vous pouvez substituer l’heure de la sieste ou l’heure du repas) ont sans aucun doute 1 ou 2 enfants et se demandent comment je fais pour en avoir 8. Voici un indice: je ne les amène pas faire des course lorsqu’ils sont fatigués ou lorsqu’ils ont faim!

Ensuite je planifie ma sortie à l’épicerie de manière à pouvoir le faire sans très jeunes enfants. Si j’oublie certaines choses, j’essaie de me débrouiller sans. Je laisse le Costco aux bons soins de mon mari qui va le faire une fois par semaine pendant que les plus vieux son au jiu-jitsu.
Et voilà comment un peu d’organisation et de discipline fait toute la différence. Je ne suis pas une personne naturellement organisée mais à partir de 4 enfants, il s’agit d’une question de survie!
Light Blogging – Ralentissement
Ralentissement forcé causé par un méchant streptocoque et 5 jours de misère fièvreuse. Fatigue oblige: il fallait que ça arrive. Mais grâce au miracle de la médecine moderne (les antibiotiques) et une bonne dose de chouchoutage par ma maman chérie, je me remets d’aplomb.
Light blogging ahead due to a mean streptococcus and 5 days of febrile misery. Fatigue does take its toll. But thanks to the miracle of modern medicine (antibiotics) and a strong dose of mothering from my own very best mother, I am getting back on my feet.
And furthermore: Why Young Children Protest Bedtime
To add to my previous post: this link from Psychology Today. This is the question I’ve been asking since my first lousy sleeper:
But clearly something is missing in this explanation from the experts. Why do infants and young children choose to challenge their parents’ will on this particular issue? They don’t protest against toys, or sunlight, or hugs (well, usually not). Why do they protest going to bed, when sleep is clearly good for them and they need it?
Thanks to my friend Sue for posting this on her Facebook page. Tonight, I will cuddle-up with my little hunter-gatherer baby and make sure the monsters don’t get at him.
Related Posts:
The sleep book review edition
I have written several posts about my sleep struggles. Well, not technically my sleep struggles — my sleep would be awesome if I could get any — but my struggles with getting my baby boy to sleep. Or more precisely, to fall asleep and stay asleep. You can find my sleep deprived rants intelligent analysis here (in French), here and here (in French).
This is not a new issue for me. My interest — some would call it an obsession — with good sleep goes back to my oldest child. Or, more precisely, was caused by my oldest child but didn’t gel until I had my second child. See, my firstborn was sleeping 8 hours at night by 3 weeks and 12 hours by 6 weeks. Uninterrupted. And she also had long naps during the day. It’s hilarious when I think about it: this child would go down for the night at 8 pm and sleep until 8 am. Then she would go back down for her morning nap at 9 am and sleep until 11. Then she’d be down around 1 pm until 3 pm and would often have an evening nap around 5 pm for an hour or so. Then she’d be down for the night at 8 pm. This “sleep routine” was well established by her 2-month mark. What’s hilarious is that I — 22 year-old omniscient me — thought (a) this was normal, and (b) I was doing something right that other struggling parents were obviously not doing.
(As an aside I would like to add this word of warning to young parents with easy babies. I have eaten back every single critical word I ever said about other parents. Even those I said in my head. If you have easy, manageable children take this advice — especially if you are hoping to have more — offer a word of deepest gratitude to God and Shut Up. If you don’t, the aforementioned God will “bless” you with babies/children exhibiting every single trait you ever criticized in other people’s kids and you will be plagued by an ever-present urge to call them and grovel at their feet begging for forgiveness. Take it from me.)
When my second child came along a year later he was immediately different. For one, he did not like being left alone in a bassinet. When at age 3 weeks he did not sleep through the night, I wondered “What is wrong with that child?” (ha ha ha ha ha ha ha ha ha *cough* *wheeze*). By 7 months of age, he was still waking-up to nurse every hour. I was fried and I read Ferber’s Solve your Child’s Sleep Problems. We ferberized our son and it worked, more or less, like the book said it would.
But the Ferber method was not only difficult for me as a parent, it just didn’t work with my next dreadful sleeper (in the person of my fourth child). She was nearly a year old when we started implementing the 5-10-15 method (also know as gradual extinction) and she cried, and cried, and cried, and cried…. for 10 hours a night, for a full month. Oh, she would occasionally stop for 30 minutes and rest a little. But otherwise, she cried. And we gave-up. Eventually I weaned her and she stopped waking-up to nurse. But that premature weaning weighted heavily on me. I wanted to understand why some of my children were such lousy sleepers and what I could do to help them before getting to a point of desperation where I had to let my babies cry their hearts out. I didn’t want to have to choose between nursing or sleep. I was thinking in terms of the ecosystem of the family. It didn’t make sense to me that the need for rest, comfort and sustenance in mother and baby should be mutually exclusive. Yet, in my case they were.
I read Tracy Hogg’s Secrets of the Baby Whisperer but her antiquated approach to breastfeeding turned me off and made me wonder what else in her approach might not be, let’s say, based on sound science. If you want to learn more about her E.A.Z.Y. method start by reading the Amazon.ca comments section. You will notice that the reviews split between 5 stars and 1 star: very little middle ground reviews. My warning would be that if your child does not respond well to being put on a schedule (some do, some don’t), you can ruin several months of your baby’s babyhood trying to fit a square peg in a round hole. This doesn’t make for good memories.
When my sixth child was born, I quickly noticed that she was showing the tell tale signs of being a lousy sleeper: brown hair and brown eyes (yes, this is how it goes in my family: brown eyes = lousy sleeper, blue eyes = self-soothing baby. It splits evenly between the 8 and even alternates.) Someone recommended Harvey Karp’s Happiest Baby on the Block and by far this book has been one of the most helpful I have read. It comes with some mild words of warning, most notably that the book is infuriatingly repetitive. It could have been published as a pamphlet. Also, I would like to see some scientific evidence related to that “calming reflex” and that “fourth trimester”: because something seems to work doesn’t mean that it has to be “trademarked” into some pseudo-medical concept. Finally, I would take the claim that his method solves colic with a boulder-sized grain of salt. That being said, his time-tested method of swaddling, white noise and rythmic motions will result in a calmer, more settled infant. This book — and a few Aiden & Anais swaddling blankets — is my go-to baby shower gift. It is better read before the baby comes along. Despite what the book claims, I would set the best-before date on this method at 6 weeks meaning that after 6 weeks, it may not help you as much as it would have before. My 3 year-old was swaddled well into her 5th month and my twins at 3 months will still moro-reflex-themselves silly if left unswaddled.

All this being said, Happiest Baby on the Block says little about sleep problems and what to do when they occur past the 4th month. Someone gave me Marc Weissbluth Healthy Sleep Habits Happy Child and I bought Healthy Sleep Habits Happy Twins (essentially the same book with more emphasis on scheduled awakenings). If you want to learn more about the science of sleep and its importance, this is the book for you. In a nutshell, his approach to sleep is that “sleep begets sleep” and that a well-rested child will naturally sleep better at night and during the day. It can be a dry read if you are as severely sleep-deprived as I am but the summary at the end of each chapter is enough to get you going. While Weissbluth’s method is not a straight-up Cry-it-Out approach, it can get to that if you let it.
All these books have helped me better understand my babies’ sleep. Each book describes at length how its method will help your baby sleep better. Each book has testimonies from parents whose children used to wake-up every 10 minutes and went-on on sleep 12 hours!! In a row!! Without waking-up!! Ever again!! But none of the books has a decent troubleshooting section. For instance, Weissbluth claims that if you put your baby to bed drowsy but awake at the right time (ei, before he gets overtired and cranky) he will quietly settle into sleep. When I put my son in bed drowsy but awake after the first signs of drowsyness, he wakes right up and freaks out. Now what? That doesn’t seem to exist in Weissbluth’s method: I must have missed the signs of drowsyness and waited too long. So I try again with shorter intervals of wakefulness. Still no success. Now what? Troubleshooting may suggest that the method in question is not a slam-dunk, and this may not be on any parenting book author’s wish list. But it would be nice to understand why some kids just don’t get it.
In the end, if my experience with 8 newborns has shown me anything it’s that some babies are able to fall asleep and stay asleep unassisted and others aren’t. Among those who are unable to fall or stay asleep unassisted you will find different degrees and variations of difficulty. For instance, my son can’t fall asleep on his own during the day but has no problem at night and overnight. It is possible to turn a good sleeper into a bad one through bad sleep hygiene (for instance if baby is constantly being woken-up or unable to nap adequately) and it is possible to turn a moderately bad sleeper into a moderately good one. Really lousy sleepers from hell and colicky babies are just that and your best bet is to aim at survival. That’s why Karp and Weissbluth are my favorite books: they propose to instill a good sleep hygiene through gentle repetition of time-tested routines. But if your child does not respond to the approach by sleeping like an angel, you can still keep those routines going without loosing your mind. Not so much with Ferber’s gradual extinction or Hogg’s Pick-up/Put down.
For my twins, I have adopted my own set of sleep principles. My approach has two pillars. The first one is survival: I need well-rested happy babies and this means that they must have naps during the day. At their age, we are still looking at 3 naps a day or more if they are very short. The second pillar is enjoyment: these are my twins. Having twins is a unique life experience and I’ll be damned if I waste it in a constant struggle with my flesh and blood. I have every intention to have wonderful — if blurry — memories of my twins’ infancy: raising twins is too tiring not to make the most out of every smile.
In order to give Lucas the rest he needs during the day, I have resorted to the swing, which I used to not-so-lovingly call the neglect-o-matic. I only put Lucas in the swing for his naps. I nurse him, swaddle him and put him in the swing with white noise. He can sleep 2-3 hours like this. You may wonder, as I do, how the heck I will wean him from the swing. The truth is I have no clue. I’m trying to address this issue in steps and right now I am getting him in the habit of sleeping a couple hours in the morning and a couple hours in the afternoon and an hour or so in the evening. When his body is used to sleeping, I figure that being drowsy and falling asleep will come naturally and we can transition to sleep out of the swing. I’ll write a post when we get there. At night, he can usually fall asleep on his own in bed so I cultivate this ability like a delicate flower. I figure that he has the ability to fall asleep on his own and will eventually apply it to his daytime naps as well.
As far as night sleep goes, once again, the two pillars. Survival means that if Lucas needs to finish the night in bed with us, so be it. That’s what David did and our early morning cuddles are some of my fondest memories. Survival also means that I will not spend a night awake listening to my baby cry. If I’m going to be awake, it will be drowsy with a nursing child. Ève is starting to sleep through the night (from 7:30 pm until 4-5ish) so the days when I’m up every hour with one or the other will be soon over. I know that to a parent of a singleton, waking-up to nurse every 3 hour sounds like a nightmare but to a parent of twins, it sounds like a trip to paradise: I haven’t slept 3 hours in a row since mid-August (I’m writing this in January).
In conclusion, Solve your Child’s Sleep Problems and Healthy Sleep Habits, Happy Child are the best resources in terms of understanding the science, physiology and importance of sleep to overall health. However, if you are not willing to let your child “cry it out”, just skip that part of the book. To establish gentle sleep routines and help your child sleep better — undertanding that “better” is only relative to your baseline and may mean going from no sleep to 2 hours — Healthy Sleep Habits, Happy Child and Happiest Baby on the Block are your best bet. They are a nice complement to each other. If you have no problems letting your child cry it out, save your money and don’t buy any books: both Weissbluth and Ferber agree that no harm will come to your child from crying it out assuming they are not hungry, sick or in pain. Just close the door and walk away.
I may be getting too old for this but I’m done pretending that I don’t care about my babies.
New Year camp out and a raclette birthday
Gone are the days when the children wanted to have McDonald’s as a birthday supper. Now they request raclette. Oh well, good fun with good friends around a good meal at home… it could be worst! And $40 of cheese may induce sticker shock but it’s a birthday on the cheap when compared to taking a bunch of kids to Cosmic Adventures!
On New Year’s Eve one of our older children decided to sleep outside. What an original way to welcome the New Year!
How do you know you’re not famous?
When I pile my large family into our oversize van to attend a public event, it doesn’t make the news.
The star of TLC’s “19 Kids and Counting” is a former Mike Huckabee supporter who decided last week to hop on board for Santorum, so after church on Sunday, he piled a dozen of his 19 children onto the bus and drove to Iowa.
It reminded me of that infamous day when I decided to contest a parking ticket and showed-up in court with my 3 or 4 children… The proceedings were halted and I was sent home by the judge. The only time I ever set foot in court. And I have a law degree! I really do!
Matins paresseux: Les gaufres belges
Dans notre famille, les gaufres belge sont le brunch de choix. Puisque la recette est faite avec de la levure et que la pâte doit monter, c’est une recette que je réserve pour les occasions spéciales et les matins paresseux.
Premièrement, il vous faut une balance. Vous n’avez pas de balance de cuisine? Allez en acheter une. Mes lecteurs français seront sans doute surpris d’apprendre que les nord-américains cuisinent au volume et non au poids. Or, la cuisine, c’est l’art des proportions. Et les proportions sont plus précises en poids qu’en volume. (Je semble m’y connaître mais je serais incapable de vous expliquer pourquoi les proportions sont plus précises en poids qu’en volume. Ç’a probablement à voir avec la masse de différents ingrédients — comme des oeufs vs la farine — tout ce que je sais c’est que mes meilleures recettes sont en poids plutôt qu’en volume.) Vous aurez donc besoin d’une balance comme celle-ci, c’est-à-dire sur laquelle vous pouvez mettre votre propre bol. Ça salit moins de vaisselle tout faire dans le même bol.
Vous aurez besoin de:
– 1 litre de lait, plus extra pour alléger la pâte.
– 200 gr de beurre
– 200 gr de graisse. J’utilise du Tenderflake (saindoux). J’imagine que vous pourriez utiliser du Crisco (graisse végétale) mais faites-le à vos propres risques. Tout beurre? Peut-être mais encore là, à vos propres risques et soyez prêts à devoir ajuster les autres ingrédients.
– 15 gr. / 3 c. à thé de levure sèche traditionelle + un peu de sucre pour l’aider à monter. Ce n’est pas dans la recette originale mais ça aide.
– 1 kg de farine. J’utilise de la farine tout-usage non-blanchie.
– 5 ou 6 oeufs
– 1 bouteille de bière blonde. Moi je ne connais rien à la bière et j’utilise ce qui se trouve dans mon frigo. Aujourd’hui, une canette de Bitburger.
(Je dis toujours que la meilleure partie de la recette est de s’ouvrir une bière à 7 heure du matin. Ça me rappelle le jour où je suis allé acheter la bière pour les gauffres enceinte de 8 mois. J’essayais de ne pas avoir l’air trop enceinte avec ma caisse de 12…)
1. Prenez une grosse casserole. La pâte a besoin de monter alors vous ne voulez pas un récipient trop juste. Faites frémir le litre de lait et faites fondre le beurre et la graisse dans le lait. Lorsque le beurre et la graisse ont fondu, laissez le lait refroidir. Ça prend du temps. Je dirais une bonne heure. Si vous ne laissez pas le lait refroidir suffisemment vous allez tuer la levure lorsque vous l’ajouterez. Fermez le feu, oubliez votre lait et allez faire le lavage ou courir 10 km…
2. Lorque votre lait est tiède — Tiède. Pas chaud, tiède — ajoutez le sucre brun et la levure et laissez reposer une quinzaine de minutes jusqu’à ce que la levure soit mousseuse. Allez continuer votre lavage ou prendre votre douche. Si la levure ne devient pas mousseuse, c’est bien quand même: elle finira de se dissoudre lorsque la pâte montera.
3. Maintenant, ça devient intéressant. Mettez la casserole sur la balance de cuisine et remettez la balance à zéro. Ajoutez 1 kg de farine. Cool! Vous n’avez même pas sali une tasse à mesurer! Mélangez la farine au batteur avec le mélange lait,beurre, levure. Ajoutez les oeufs un par un et mélangez bien. Si vous êtes comme moi, la pâte épaisse va remonter le long de vos batteurs. C’est vraiment emmerdant. Un jour, je vais inventer les batteurs à tiges extra longues. Lorsque la pâte devient plus liquide — avec l’ajout des oeufs — elle a moins tendance à grimper le long des batteurs. C’est la vie. Laissez reposer quelques minutes. Pourquoi? Je ne sais pas. C’est dans la recette originale et je fais tout le temps ce qu’on me dit :-p
4. Ajoutez la bière en alternant avec la même quantité de lait jusqu’à ce que la pâte soit liquide mais pas trop liquide. Liquide mais pas trop liquide… vous vous demandez sans doute ce que ça veut dire. Je n’en ai aucune idée. C’est ce que la recette originale dit. Essentiellement, vous voulez une pâte qui est assez légère pour monter facilement mais pas tellement liquide qu’elle en écrase ses bulles. On se comprend? Quand vous aurez comme moi fait cette recette régulièrement pour une dizaine d’années, vous allez développer un sens de la consistence idéale de la pâte. Il faut bien commencer quelque part.
5. Laissez monter la pâte jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Ou jusqu’à ce que ce soit l’heure du brunch. “Laisser monter la pâte” signifie… “laisser monter la pâte”! Pas touche! Sinon vous allez crever toutes les merveilleuses bulles d’air qui font monter la pâte et qui donnent aux gauffres leur merveilleuse consistance moelleuse à l’intérieur, croustilante à l’extérieur. On ne mélange pas, on ne goûte pas, on laisse. la. pâte. tranquille. Idéalement, vous placeriez la casserole pleine de pâte à l’endroit où vous allez vous en servir pour faire les gauffres (genre, à côté de votre gauffrier). Comme ça vous n’aurez pas besoin de déplacer la casserole une fois la pâte montée et mettre les merveilleuses bulles en danger d’écrasement.
6. Lorsque la pâte est prête, faites vos gaufres en vous assurant de… tous ensemble… laisser la pâte tranquille! C’est-à-dire que vous prenez une louche de pâte délicatement, vous faites la gauffre et c’est tout. J’évite même de remettre la louche dans la pâte entre deux gauffres. À ce stade, la chose la plus importante est de surveiller les gourmands et les curieux (souvent la même personne) afin d’éviter qu’ils n’aillent se mettre les doigts dans la pâte. Ou la mélange. Vous avez des gens comme ça dans votre famille? Qui pensent aider en mélangeant ce que vous préparez? Moi oui.
Et voilà. J’utilise un fer à gaufre Waring Pro que je peux tourner une fois la pâte étalée. C’est l’appareil idéal. Waring ne fait plus ce modèle, il a été repris par Cuisinart. J’ai un deuxième fer à gauffre Cuisinart d’un différent modèle (car je fais souvent des gauffres quand je reçois) mais il ne fait pas d’aussi bonnes gauffres que le modèle rotatif.
7. Une note pour la conservation des gaufres pendant le repas et après: les gaufres prennent beaucoup plus de temps à faire qu’à manger. Vous voudrez donc avoir quelques gaufres de prêtes avant le repas. Cependant, faites attention: si elles sont conservées sur une surface plate telle qu’une plaque à biscuit, elles vont vite perdre leur croustillant et devenir cahoutchouteuses. Je garde les miennes directement sur la grille du four. Je fait d’abord chauffer le four à 350 puis lorsqu’il est chaud, je l’éteinds et je m’en sert comme réchaud. Je sers les gaufres sur une grille à biscuit pour la même raison.
8. Cette recette donne environ 5 douzaines de petites gaufres carrées ou une trentaine de grosses gauffres rondes. À la fin du repas, vous pouvez mettre les restes au congélateur et les enfants pourront les mettre au grille-pain pour leur petit déjeûner. Comme un Eggo. Mais plus bon.
A New Year’s Blessing
Today in the Roman Catholic Church is the Feast of the Solemnity of Mary Mother of God, which marks the end of the Octave of Christmas. I learned today that the Solemnity of Mary Mother God replaced on January 1st the Feast of the circumcision of Jesus, which, since you asked, is an awful good thing considering that on that day Roman Catholic Priests wear garments adorned with pictures of the Virgin Mary.
Ahem.
One of the readings for that day is from the book of Numbers and while I always expect it to go “12, 48, 72…” it actually contains one of my favorite New Year’s Day blessing. Here it is, from my family to yours:
- The LORD bless you and keep you!
- The LORD let his face shine upon you, and be gracious to you!
- The LORD look upon you kindly and give you peace!