Câlins


Il y a quelques jours j’ai publié sur les difficultés que j’avais à faire dormir Lucas. Vous pouvez lire la publication (en anglais) ici. En somme, Lucas est un bébé adorable et souriant mais qui a du mal à s’endormir seul. Dans un moment de panique sans doute causé par un excès d’hormones (car je ne suis pas d’un naturel paniqué), je me suis vue passer les deux prochaines années à endormir Lucas en le berçant ou en l’allaitant à toutes les 30 minutes. Ce n’est pas tiré par les cheveux: je l’ai fait pour Colin, Marie et Sarah. Et pourtant, après 6 enfants, je devrais savoir que l’art de s’endormir c’est comme la propreté: ça ne se force pas, ça vient de l’enfant ou ça ne vient pas. Bien qu’il soit possible d’aider nos bébés à développer une bonne hygiène du sommeil en les encourageant à apprendre à s’endormir seuls, j’ai du mal à décider quoi faire avec Lucas. J’ai essayé de le mettre au lit somnolent mais réveillé, J’ai essayé de le mettre au lit endormi, mais Lucas se réveille aussitôt que je le dépose. J’ai dû me rendre à l’évidence: soit je l’endort sur moi ou dans la balançoire, soit je le laisse crier.

Il est parfois nécéssaire de laisser un bébé pleurer afin qu’il se rendorme seul. Certains parents (comme moi) éprouvent beaucoup de réticence à laisser un bébé pleurer et choisissent plutôt d’aider l’enfant à se rendormir en l’allaitant ou en le berçant ou en lui redonnant sa suce qu’il a laissé tomber. J’ai essayé la méthode du 5-10-15 avec Colin, Marie et Sarah avec plus ou moins de succès. Mais il semble que plus je vieilli — et plus je me rapproche de la fin des bébés — plus je veux apprécier mes bébés et non me battre avec eux. J’ai dû beaucoup porter Marie et Colin et je regrette de ne pas l’avoir fait avec plus de coeur: en rétrospective, ils ne sont pas restés bébés bien longtemps. Oui leur petite enfance était intense. Mais il me semble, aprés réflection, que j’aurais pu la rendre moins intense en ayant une meilleure attitude. Ça n’aurait rien changé aux besoins de mes bébés mais j’en aurais sans doute de meilleurs souvenirs.

C’est ainsi que j’étais indécise, paralysée par la fatigue, prise entre mon besoin de sommeil et mon appréhension à laisser Lucas pleurer. Puis est arrivée une journée de fous. Un samedi où j’étais seule avec une montagne de travail et 8 enfants. Ève dormait et Lucas, bien, Lucas ne dormait pas. Il était complètement épuisé, incapable de s’endormir au sein ou dans l’écharpe. Au bout du rouleau, j’ai dis à Lucas: “Bien si tu vas pleurer mon bonhomme, aussi bien de pleurer dans ton lit!” et je l’ai mis au lit pendant que je faisais quelques tâches. Au bout de 15 minutes, incapable de le laisser pleurer plus longtemps, je suis allée le rechercher. C’est alors qu’il a poussé un long soupir, a fermé les yeux et s’en endormi dans mes bras en finissant de sangloter. Ensuite, je suis tombée sur cette illustration au dos du dernier Youpi! des enfants. C’en était trop.

Lucas, c’est mon nounours. Je ne peux pas le laisser pleurer quand il a seulement besoin d’être tenu bien au chaud. Lucas n’a pas besoin de se faire une maman de neige quand il se sent seul. C’est vrai que le sommeil est une composante importante de la santé en général et qu’une mauvaise hygiène du sommeil entraîne des problèmes de toute sorte chez le bébé et l’enfant. Là où je décroche, c’est à l’idée que l’apprentissage du sommeil passe par l’apprentissage de l’autonomie. Car le besoin d’affection et d’attachement est au moins aussi important à la survie du petit humain que le besoin de repos.

Lorsque je vais repenser aux premiers mois de Lucas, je veux me souvenir des câlins, pas des cris.

Fait dodo!


Les jumeaux ont 12 semaines et je poursuis ma quête d’une meilleure nuit de sommeil. J’ai relu mes livres sur l’hygiène du sommeil et j’ai réalisé (une fois de plus) que plusieurs de mes problèmes avec certains enfants étaient directement reliés à une insuffisance de sommeil ou une mauvaise hygiène du sommeil. Les jumeaux ne font pas exception, ou plutôt, Lucas ne fait pas exception. Je dois commencer à respecter la qualité de son sommeil de jour si je veux avoir un bon sommeil de nuit, ce qui veut dire que je ne peux pas vadrouiller à gauche et à droite toute la journée avec les bébés: ils doivent être à la maison dans leur lit pour faire deux bonnes siestes par jour. Bonjour magasinage en-ligne! J’ai aussi remis les pendules à l’heure — pour ainsi dire — quant à l’heure de coucher de David qui devrait être entre 19:00 et 19:30 au plus tard et non 21:00 dans mon lit en écoutant les nouvelles.

Dans une famille nombreuse avec des enfants entre 15 ans et 2 mois, l’heure du coucher requiert un effort soutenu. Pendant ma grossesse, j’avais acquis une vitesse de croisière qui me permettais de coucher les enfants un après l’autre en ordre d’âge. Évidemment, les ados se couchent eux-même. Maintenant que les jumeaux sont nés, David et Sarah ont de la compétition pour la fenêtre de 19:00-19:30. Les bébés sont prêt à être couchés pour la nuit vers 19:00 et doivent prendre leur bain, prendre leur bouteille et être allaités avant de se coucher. Si j’attends trop longtemps et qu’ils deviennent sur-fatigués, je n’arrive pas à coucher Lucas. J’ai donc du développer l’art de porter les jumeaux fatigués pendant que je couche David et Sarah.

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Des nouvelles des jumeaux – Twins 10-week Update (in French)


Les jumeaux ont maintenant 2 mois et franchi le cap des 10 semaines. Lors de leur dernier rendez-vous chez le pédiatre, Ève pesait 10 livres et Lucas 12 livres. Ils ont donc tous les deux doublé leur poids de naissance et se portent à merveille.

Je repensais à ma grossesse en rejouant dans ma tête la journée où j’ai appris que j’étais enceinte (le 3 février) puis la journée où j’ai appris que j’attendais des jumeaux (le 13 avril). Lorsque je suis rentrée de mon échographie, j’ai placé la photo des jumeaux A (Lucas) et B (Ève) dans le miroir de ma salle-de-bain. Deux petites crevettes que j’ai regardé avec incrédulité tous les matins et tous les soirs en me brossant les dents. Puis l’incrédulité a fait place à l’anticipation et l’anticipation à la réalité. J’ai toujours cette première photo dans mon placard et je la regarde toujours avec autant d’émerveillement. Les deux petites crevettes sont bien réelles. Elles sont devenues des poulets bien dodus — presque un petit dindon dans le cas de Lucas!

À 10 semaines, les nuits s’améliorent sans s’améliorer et le manque de sommeil est sans doute mon plus grand défi, suivi par l’allaitement. Le sommeil de nuit des bébés commence à se stabiliser dans la mesure où ils se rendorment après avoir bu. Pour les deux premiers mois, ils avaient tous les deux des périodes d’éveil prolongées après leurs boires de nuit. Lucas dort environ 6 à 8 heures (entre 20:00 et 03:00) boit et se rendort jusqu’à 05:00. Ève n’a pas encore commencé à allonger ses périodes de sommeil: elle se réveille aux 3 heures mais elle se rendort plus facilement que son frère. Puisque je veux encourager Lucas à faire son 8-heure, j’ai arrêté de le réveiller pour le nourrir quand Ève se réveille. Cependant, la règle cardinale de survie avec des jumeaux est de les nourrir en même temps. C’est pour une bonne raison: entre minuit et 5:00, je vois passer chaque heure sur le cadran. Ève se réveille vers minuit et se recouche vers 01:00, Lucas se réveille vers 02:00 et se recouche vers 03:00, puis c’est encore le tour de Ève vers 03:00-04:00, puis Lucas vers 05:00. À 05:00, ils se rattrapent et sont plus ou moins synchronisés pour le reste de la journée. C’est intense mais je mise sur Ève qui devrait commencer à dormir plus longtemps d’ici les prochaines semaines.

Pendant la journée, c’est une autre histoire. Lucas ne dort que très peu pendant la journée et lorsqu’il dort c’est au bout de beaucoup d’encouragement (berçage, porte-bébé etc.). Ève d’un autre côté bois, souri et se rendort. Je m’inquiète parfois de donner plus d’attention à Lucas mais lorsque j’essaie de garder Ève réveillée pendant que Lucas dort, c’est le désastre. Ève veut être dans son lit, tranquille. Je réalise que le processus d’attachement est différent: j’ai une connexion beaucoup plus forte avec Lucas puisque je passe beaucoup plus de temps à le porter et à lui parler. D’un autre côté, Ève n’est que plaisirs et sourires. Ève s’endort seule alors que Lucas a beaucoup de mal à s’endormir. Ève reste endormie alors que Lucas se réveille au moindre bruit. Les jumeaux illustrent à quel point les habitudes de sommeil sont innées. Je travaille déjà avec Lucas pour l’encourager à s’endormir seul. Doucement, sans le laisser pleurer, mais quand même dans l’espoir qu’il en prendra l’habitude.Il ne s’endort qu’avec sa suce et bien emmailloté. La suce aggrave son muguet mais l’emmaillotement l’empêche de trouver ses doigts. Enfin, je lui donne un autre mois avec sa suce. Deux au plus. Je refuse de m’embarquer dans un autre esclavage de la suce qui me verrait me lever 2, 3, fois par nuit pour deux ans pour retrouver la maudite suce!

Côté famille, l’adaptation à la vie avec les jumeaux se fait avec quelques heurts mais sans traumatisme. Pour les plus vieux, l’adaptation est surtout logistique. Mes sorties doivent être planifiées, le temps entre les boires judicieusement alloué. Parfois, les plans sont annulés lorsque Lucas s’endort. Je n’ai plus le temps de m’occuper des animaux, les enfants doivent prendre le collier. Au niveau des émotions, le manque de sommeil et l’impatience de maman demandent aux plus vieux des efforts d’empathie et de compassion qui semblent parfois au-delà de leur capacité.  Mais en général, les grands sont d’une aide incomparable. Et il est toujours touchant de voir à quel point ils sont à l’aise avec les bébés. Ils seront sans doute parents eux-mêmes d’ici à ce que les jumeaux aient leur âge… Ça donne le tournis! Clara les appelle parfois l’araignée: “Quand ils sont couchés un à côté de l’autre avec leurs 4 bras et leurs 4 jambes qui gigotent et qu’ils te regardent intensément avec leurs 4 yeux qui clignent…” Il y a de ces images dont il est difficile de se défaire!

Les plus jeunes s’adaptent bien, encore une fois sans traumatismes apparents 🙂 Sarah est moins supervisée et fait donc plus de bêtises mais je crois que c’est une fonction de sa liberté relative plutôt qu’une réaction à l’arrivée des jumeaux. Elle a vécu un peu de régression au niveau de la propreté mais les choses sont rapidement retombées dans l’ordre. Elle n’exprime pas de jalousie ou de ressentiment envers les jumeaux mais elle veut s’en occuper comme maman. Nous avons du placer un verrou sur notre porte de chambre pour l’empêcher d’aller chercher les bébés dans leur lit. Maintenant, elle materne ses deux poupées et ça semble l’avoir détournée des jumeaux. Ça me coûte plusieurs wipes et quelques couches — car elle change ses bébés plusieurs fois par jour — mais ça en vaut la tranquilité d’esprit!

L’allaitement est toujours un défi parceque je n’ai qu’un côté qui produit. Je dois donc supplémenter avec de la formule. Ce n’est pas la fin du monde, même si personellementje trouve que la formule ça pue, ça fait faire des cacas qui puent et c’est difficile à digérer, surtout pour Ève. La supplémentation rend l’allaitement plus difficile car elle affecte parfois la succion des bébés au sein et peut causer la diminution de la production de lait. Mes efforts afin de limiter la supplémentation au stricte minimum rendent ma vie régimentée autour de l’alimentation des bébés. Comme je le disais à mon mari: “J’ai l’impression que je passe ma vie à faire deux choses: soit je les nourri, soit je me demande s’ils ont faim”. Mais je crois qu’il y a de la lumière au bout du tunnel: j’ai assisté à une rencontre le la Ligue La Leche où j’ai reçu de l’excellente information sur la meilleure manière de supplémenter les bébés afin d’optimiser l’allaitement.

En bref, les choses vont bien. J’ai replacé la suce de Lucas 12 500 fois en écrivant ce post. Mais il devrait finir par s’endormir. Et moi aussi.

Télé-réalité


On me dit souvent que je devrais avoir une émission de télé-réalité à la “Kate + 8” ce à quoi je réponds vous savez ce serait beaucoup moins intéressant que vous le pensez: je passerais la moitié de l’émission à conduire, l’autre moitié dans la cuisine. Pas de “Famille Nombreuse visite Disney” pour nous. C’est plutôt “Famille Nombreuse visite Costco” et avec un peu de chance, c’est sans les enfants.

J’ai croisé une amie qui attend son huitième enfant ce weekend. Elle m’a demandé c’était comment avec 8. “Pas vraiment différent qu’avec 7 j’imagine… ” Quoique je n’ai eu 7 enfants que pendant 5 minutes entre 21:07 et 21:12 le 18 septembre. “Tu cours sans arrêt comme une poule sans tête, tu pètes ta coche de temps à autre. Et dans 6 semaines tu feras la même chose mais avec le bébé dans les bras.” Mes amis peuvent toujours compter sur moi pour les encourager.

Mais comment ça se passe vraiment? S’il y avait une équipe de tournage chez moi, que verrait-elle? Commençons par le commencement. Ma journée commence vers 05:30. Je dois commencer quelque part mais avec des jumeaux, il est difficile de décider quand commence la journée puisqu’il n’y pas de nuit. Vers 05:30, je suis parfois réveillée depuis 2 ou 3 heures mais cette fois-ci, c’est pour de bon.

05:00 – Les bébés se réveillent entre 05:00 et 05:30. Je les change, les nourris au sein puis je les termine au biberon. Souvent, leur pleurs réveillent Sarah qui se met à hurler “Papaaaaa!!” de plus en plus fort pour qu’on vienne la chercher dans sa chambre. Vers 06:00 , les bébés retournent au lit et Sarah, maman et papa se lèvent pour la journée. J’habille Sarah et je descends sortir le chien et chercher le journal.

06:00 – 07:00 – Dans la cuisine. Je déjeûne et je fais le lunch de David. Etc. Etc. J’aide à gauche et à droite.  J’empêche Sarah de se faire un grilled-cheese et de vider le garde-manger. David se lève et fait une crise de nerfs. Sarah fait un dégât ou deux. Ou trois.

Entre 07:00-08:00 on fini de s’habiller et de se brosser les dents et je dois nourrir les bébés. J’ai commencé à leur donner une bouteille le matin parceque je peux les nourrir en tandem (au sein, je dois les nourir tour à tour du côté droit car c’est le seul qui produit du lait.) Sarah en profite pour vider quelques tiroirs et David fait une crise de nerfs. Éloïse et Marie se lèvent, s’habillent, déjeûnent, font leur lunch et préparent leurs choses d’école. Je finis de nourir les bébés et avec un peu de chance je peux prendre une douche et ranger la cuisine. Vers 08:30 je sors le chien et j’attends l’autobus avec les enfants. Lorsque les enfants partent, je vais conduire Sarah chez Mélanie, gardienne extraordinaire.

09:00 – Je rentre à la maison pour… nourrir les bébés! Je mets un épisode de la première saison de The Wire en allaitant et je cultive mon vocabulaire de drugs & gangs. À partir de 09:00-10:00, les bébés sont réveillés pour la journée, c’est-à-dire qu’ils ne dormiront plus en même temps à moins que je sois très chanceuse. Je les change, je leur donne leur biberon. Ensuite, je fais quelques sourires à Ève et je lui dis qu’elle est mignonne. Au bout de 5 minutes, Ève baille. Je l’enmaillote et je la couche. Elle s’endort. Lucas, lui, préfère jaser plus longtemps. Il se fatigue et refuse de dormir. Il pleure. Je le promène dans le sling et faisant du ménage léger. J’essaie de coucher Lucas. Il dort seul pour 15 minutes. Il chiâle, a des gaz. Il se rendort poour 15 minutes. Etc. Jusqu’au prochain boire.

12:00 – Prochain boire. J’allaite les bébés et je donne le biberon à celui ou celle qui en a besoin. La routine de boire prend environ 1 heure. Je zigonne sur mon iPhone pendant que les bébés boivent. Je vous dit, ça n’attire pas les grosse cotes d’écoute ici!

13:00 – Ève se rendort. Pas Lucas. S’il est de bonne humeur, je peux préparer le souper. Sinon, j’écris quelque chose sur le blogue (comme cette publication, composée entièrement dans la fonction “notes” de mon iPhone avec Lucas dans les bras). Je regarde autour de moi et je remarque que la place ne souffrirait pas d’un bon coup d’aspirateur. Je met Lucas dans le sling. Lucas ne veut pas être dans le sling et régurgite la moitié de sa formule dans mon t-shirt.Bah, il fallait que je prenne une douche de toute façon…

14:00 – Je commence à avoir faim. Je réalise que je n’ai pas lunché. Je me fait une tartine de Nutella ou deux. Ou trois. Et un café. Un rapide calcul mental m’informe que j’ai pris trois cafés et zéro verres d’eau aujourd’hui. Mon prochain café sera un cappucino avec du lait 1% (le 1% c’est presque comme de l’eau ça, non?)

14:55 – Lundi et vendredi, mes grands reviennent de l’école en autobus. Je peux leur passer un bébé et faire quelque chose d’utile jusqu’au prochain boire. Comme prendre un autre café.

15:00 – Prochain boire. Celui-là sera bref parceque je dois partir à 15:30 pour chercher Sarah et/ou conduire/chercher les autres enfants à l’école/la gymnastique/l’harmonie.

16:30 – Je reviens à la maison avec 6 à 8 enfants selon la journée. Je mets le souper en marche.

17:00 – Les jumeaux entament leur festival du bébé malheureux pendant que j’essaie de nourir le reste de la famille. Les enfants se disputent l’ordinateur et commencent leurs devoirs. Je demande à un enfant de surveiller Sarah mais tout le monde est trop occupé à faire ses devoirs. Je demande aux enfants de venir mettre le couvert et tout le monde se porte volontaire pour surveiller Sarah. David termine son lunch d’école pendant que Sarah raid les boîtes à lunch de ses soeurs.

17:30 – Le souper est servi. David et Sarah n’ont plus faim. Les jumeaux ont faim et passent à table.

17:30-19:00 – La période du souper, bains, coucher ne peut être adéquatement décrite par mon talent limité. C’est bruyant, enfumé, parfois nauséabond. Certains crient, d’autres se bousculent. Éloïse déchiffre Someone Like You  par oreille au piano. C’est comme ce que j’ai vu du marché de Kabul. Pendant le souper Paul essaie d’expliquer la crise de l’Euro aux plus vieux pendant que David s’énerve. Sarah, tranquille,  trempe des kleenex dans sa purée. Bref, éventuellement tout le monde est propre avec les dents brossées et les deux plus jeunes se couchent.

20:00 – Je baigne, change et allaite les jumeaux avant de les coucher pour la “nuit.”Jusqu’à 22:00, les plus vieux vont et viennent. Vers 22:00 quand je suis finalement prête à me coucher, Clara se pointe dans ma chambre pour me demander de lui expliquer la privatisation d’Internet et ses implications.

0:00 – 1:15 – J’allaite les bébés

02:05 – Lucas ne se rendort pas. Je lui donne une bouteille.

04:00 – J’allaite Ève

05:00 – J’allaite Lucas

06:00 – Biberon. Finalement, les bébés dorment! Je me lève…