Friday’s Mixed Nuts


1 One motion in the House of Commons that promises to cause much hand wringing  is the motion presented by Conservative MP Stephen Woodworth. Woodworth proposes to review Section 223 of the Criminal Code that states that a child becomes a human being only once it proceeds, in a living state, from the body of its mother. Already, some commentators are raising the specter of “reopening the debate on abortion.” As a student of law and bioethics, I am always puzzled when people who are convinced to be on the right side of an issue refuse to debate it, especially when issues of life, death and the definition of humanity and personhood are at stake. It’s not like we didn’t get it wrong before, right Women and Black People?

2 Two Much Information, maybe… But did you know that nothing beats pink eye (conjunctivitis) like breast milk? And because breast milk is such an amazing element, you can squirt it directly in the baby’s eyes without the baby noticing anything? True story. It comes out at body temperature and the right pH. You can read more about the amazing antibacterial properties of breast milk here. When they say that breast milk is the best food for infants, what they mean is that nothing comes close. And when the can of formula  claims that it is “Our closest formula to breast milk” what it means is that nearly 100 years of nutrition research has yielded a formula that is as close to breast milk as a woman is close to a cow… Which may be closer than you think. Here is Amy Darroch, a young organic dairy farmer, talking to Chatelaine about her cows’ personalities:

Farming is so entertaining because of all the different characters in a herd. There are “boss cows” that are a little mean. Some drive you nuts by swatting you with their tails. Others are ridiculously friendly and like to lick you. The “divas” are proper girls who don’t like walking through the mud. Some love being filthy dirty. The “show cows” know they’re beautiful and
like to flaunt it.

Sounds a lot like my Facebook News Feed…

3 Three year-old in a puddle. Slideshow with captions. Just to make you like me again after broaching two Internet no-go topics…

Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé — Médecin ou sage-femme?


Une des premières décisions à prendre lorsqu’on apprend qu’il y a deux bébés là-dedans est de décider qui va assurer notre suivi de grossesse. En Ontario (et dans plusieurs provinces canadiennes) les grossesses peuvent être suivies par une sage-femme, un médecin de famille ou un obstétricien-gynécologue. Les sage-femmes pratiquent en hôpital et à la maison. Pour une grossesse multiple, la sage-femme fait la plupart du suivi avec quelques rendez-vous clef avec le médecin. Lors de l’accouchement, la sage-femme et un médecin assistent à l’accouchement. Si la mère doit accoucher par césarienne, un gynécologue fera la césarienne. Les femmes qui attendent des jumeaux sans complications majeures peuvent rester avec leur sage-femme sans problème. Si des complications arrivent en cours de grossesse, les soins seront transférés, temporairement ou de manière permanente, à un spécialiste. Une grossesse multiple comporte plus de risques qu’une grossesse simple, cependant ces risques ne se réalisent pas toujours. L’important, c’est que le suivi prénatal soit rigoureux.

Mes deux premiers enfants sont nés à l’hôpital avec un médecin de famille. Après une rencontre avec une gynécologue peu avenante pendant mon deuxième accouchement, j’ai préféré avoir une sage-femme pour mon troisième accouchement. Mes troisième, quatrième et cinquième bébés sont nés à la maison avec une sage-femme (techniquement deux sage-femmes et une stagiaire). À cause de complications suite à mon cinquième accouchement, mon sixième bébé est né avec une sage-femme à l’hôpital. Lorsque je suis tombée enceinte pour la septième fois, j’ai tout de suite appelé ma sage-femme et commencé le suivi prénatal. Après l’annonce des jumeaux j’ai pensé que ma sage-femme continuerait mon suivi jusqu’à l’accouchement. Puis on m’a expliqué comment ça allait fonctionner…

L’hôpital auquel ma sage-femme avait ses privilèges n’acceptait les accouchements qu’à partir de 34 semaines (je crois, ma mémoire pourrait me faire défaut.) “Très bien, ai-je déclaré, si j’entre en travail avant 34 semaines, je n’aurai qu’à me présenter au centre tertiaire le plus proche.” Non, m’a-t’on répondu, pas exactement.

“Puisque ta sage-femme pratique à l’hôpital X, tu dois te présenter à l’hôpital X avec ta sage-femme. Puisqu’il s’agit d’un travail prématuré, ta sage-femme devra confirmer que tu es bel et bien en travail et puisqu’il s’agit d’un cas qui requiert un transfert de soins de la sage-femme à l’obstétricien, l’obstétricien de service à l’hôpital X devra être consulté avant de demander un transfert à un centre tertiaire. Tu sera ensuite transférée, sans doute par ambulance, au centre tertiaire. Cependant, puisqu’il s’agit d’un travail passablement prématuré et d’une grossesse multiple, ils devront te trouver une place dans un centre tertiaire qui aura deux lits en néonatalogie et un lit en maternité. C’est alors que les appels commencent. Ils vont appeler les 3 centres tertiaires de ta région et celui de Kingston…” Pardon??

Je comprenais que les transferts étaient fait régulièrement et avec beaucoup d’efficacité, cependant j’ai un historique d’accouchement précipité. Je voyais bien qu’un accouchement prématuré en cours de transfert, soit à mon hôpital d’origine ou en route, était une possibilité trop réelle pour être ignorée. Tellement réelle que ma sage-femme n’était pas entièrement à l’aise à l’idée de me garder. Et mon mari, pour sa part, avait déjà décidé que le jeu n’en valait pas la chandelle. De toute façon, j’allais accoucher en salle d’opération avec une équipe médicale sous la supervision d’un obstétricien gynécologue, même avec une sage-femme. C’est avec le coeur gros que j’ai annoncé à ma sage-femme que j’allais passer sous les soins d’un spécialiste et je lui ai demandé de me donner le nom d’un ob-gyn avec lequel elle aimait travailler. Puisque j’avais quand même l’intention d’accoucher sans épidurale, le plus naturellement possible, j’ai pensé qu’un médecin qui travaillait bien avec les sage-femmes serait plus apte à comprendre et accepter mes désirs. J’ai eu tout à fait raison. J’ai été référé à un excellent médecin que je n’ai pas vu beaucoup au cour de ma grossesse (le suivi était surtout assuré par l’infirmière en charge de l’obstétrique à moins de complications) mais qui était présent lors de mon accouchement.

Lorsque j’ai commencé à présenter des signes de travail prématuré à 24 semaines, j’étais contente d’avoir fait le changement. Pourtant, la décision de laisser ma sage-femme était un point bas de ma grossesse. J’en ai pleuré pendant quelques jours puis encore à 34 semaines lorsque j’ai réalisé que j’aurais pu garder ma sage-femme et accoucher à l’hôpital X.

Dans mon cas, la décision de passer  d’une sage-femme à un médecin a été prise à la lumière de risques connus. Cependant, c’était un sacrifice important. Les soins prodigués par les sage-femmes en Ontario sont inégalés, particulièrement du point de vue de la mère ou de la dyade maman-bébé. Les sage-femmes traitent la personne complète et apportent une attention particulière au bien-être de la maman, une perspective qui manque chez les médecins spécialistes. À moins que vous ne fassiez face à un risque connu qui justifie un recours anticipé au spécialiste, je vous recommande chaudement de consulter une sage-femme pour votre grossesse multiple. Même si ce n’est que pour un temps limité, vous bénéficierez de leur approche paisible et compétente.

Je n’avais pas de caméra digitale avant mon cinquième accouchement et j’ai donc peu de photos du travail des sage-femmes à la maison. Voici une petite présentation de quelques photos de mon dernier accouchement à la maison.

Running + Dog


Running gives me the opportunity to walk my dog. I also appreciate the safety factor: I don't count on my dog to protect me but she provies a dissuasion factor.

Why do I run? I don’t enjoy it all that much. But running is a sport that requires minimal equipment, that I can do on my schedule, right out my front door. Providing the right jogging stroller, I can even do it with my children.

Another motivating factor is the opportunity to walk my dog. Over here, in big family land, it’s multitask or die. My dog needs exercise, I need exercise, let’s kill two birds with one stone. However, if you have ever tried to run with a dog, you probably know that it’s not always as simple as strapping a leash on the animal. I mean, sure, you can strap a leash on the animal and start running. But it probably won’t be very pleasant. The dog needs training just as much as you do. Here is a sampling of issues the dog may need training to handle:

– pacing and conditioning, for instance getting their pads used to running on asphalt

– not pulling on lead (because that’s not only annoying, it may also be unsafe for the human)

– passing by distractions (squirrels, cats, other dogs)

– not peeing on every rock, tree, fire hydrant…

– not smelling every patch of grass

– handling close proximity with vehicular traffic (whether not to fear or not to chase)

In other words, you can strap a leash on the dog and deal with pulling, marking, sniffing and chasing while you are trying to run in a straight line but it’s much easier to invest a bit of time at the onset to train the dog to run at your speed and in the same direction.

Whatever your issue — mine is pulling on leash — you probably got there by letting your dog train you. As a result, the first order of business is usually to undo some bad habits that we have allowed our dog to develop. How do our dogs train us? This You Tube video by dog training expert Ian Dunbar explains how we unwittingly reward the wrong behaviours:

At the beginning, you will spend more time training your dog than yourself. If you are training for speed of if you are trying to reach a set distance for a race, you may want to leave dog at home and plan your dog training for after the race.

Because I am also running with a double running stroller, my first dog training goal is to teach my dog to run beside the stroller without pulling. My desired end-state is to have the dog’s leash tied to a belt around my waist. The advantages of the belt is that your hands are not only free to handle the stroller but there is less chance that a sudden jerk from the dog will move the stroller. Your waist is also a stronger point to withstand your dog’s harebrained ideas than your hands. While I’m training my dog not to pull however I will need both hands to correct her unwanted behaviour with the leash.

When I started training my dog to run on a loose leash, I didn’t do it with the jogging stroller. Baby positive steps, this is a dog after all. I first trained my dog using this simple method in the street in front of my house. Once you read how it works, you will understand that you do not go very far at the beginning. My dog is a quick study so we soon graduated to walking on a loose leash with the jogging stroller in front of my house, then walking with the stroller in a foreign environment, then running with the stroller. The next step will be running with the leash around my waist but my dog still needs the occasional correction.

Most dogs love to run, whether large or small. Like us they need to increase their distance gradually and since they don’t wear shoes they also need to gradually condition their pads. I am neither a vet, a dog trainer or a dog expert and you should speak to one to find out what an appropriate increase in distance is for your dog.

Are certain breeds better suited to running? I suspect that breeds with very short legs can be challenged and very large breeds don’t have much endurance. But anything in between will love the exercise. I have a German Shepherd.  As a woman runner in a harsh world, I appreciate a dog with a certain “back-off” quality to it but I don’t recommend German Shepherds for inexperienced dog owners. For dissuasive purposes, any black pooch of a certain size will do: black dogs tend to scare people, as any Humane Society employee can probably confirm.

Oh, one last bit of logistics that could also be filed under TMI… Running has the same effect on a dog’s bowels as yours… I recommend running a loop around your block to let your dog, ah, relieve itself. Because running with a full poop bag is, ahem, not pleasant. And picking-up after your dog is not an option.

Training your dog to be a reliable and pleasant running companion may seem like a lot of work but it’s worth it. Rain or shine, once your dog is used to accompany you on your runs she will harrass you out the door.We all need a kick sometimes and dogs are only too eager to provide it!

We started skijoring with her this winter and it's been a resounding success. Here she is seen with her skijoring harness (essentially a dog sledding harness).

Light Blogging – Ralentissement


EN – This week is March Break in Ontario. I could call it March Madness. No break for me! My two oldest children are working which means that I have more driving to do, more children at home and less help. I am working on an update to the Running Diaries about running with my dog and building the twin survival page. Vie de cirque is continuing to gain momentum and my readership is no longer limited to my friends and family. I am very thankful for each view, please visit regularly and leave a comment: I love to have your feedback!

FR – C’est la relâche en Ontario, la folie printanière… pas de relâche pour moi! Mes deux plus vieux travaillent ce qui signifie plus de taxi, plus d’enfants à la maison et moins d’aide. Je travaille sur une mise-à-jour des “Running Diaries” sur le jogging avec un chien et je continue de bâtir la page des jumeaux. Vie de cirque commence à prendre son ère d’aller et mes lecteurs réguliers ne sont plus limités à ma famille et à mes amis. Je suis reconnaissante pour chacune de vos visites. Revenez régulièrement et laissez-moi un commentaire: votre feed-back est très apprécié!

Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé — L’annonce


Je n’avais pas planifié de tomber enceinte. Depuis quelques semaines, je manquais d’énergie et je me réveillais parfois la nuit avec des maux de cœur. C’était assez pour me mettre la puce à l’oreille mais pas assez pour me convaincre de passer un test de grossesse. Puis j’ai commencé à être en retard. J’étais nerveuse mais l’anxiété à l’idée d’être à nouveau enceinte m’empêchait d’aller passer un test de grossesse. Après une semaine de retard, je me suis dit que si j’étais effectivement enceinte tout ce que j’allais accomplir en repoussant le test de grossesse était de ne pas avoir de sage-femme. En Ontario, les sage-femmes ne répondent pas à la demande et les listes d’attentes sont longues. Mon mari était en voyage d’affaire. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis arrêtée à la pharmacie en revenant d’être allée conduire les enfants à l’école, avant de partir au travail. J’ai fait ma petite visite à la toilette et voilà, c’était confirmé. J’ai envoyé un texto à mon mari: appelle-moi, ce n’est pas urgent mais c’est important. Il a su tout de suite. J’étais en route pour le travail lorsqu’il a appelé, en train de contourner le monument commémoratif de guerre devant de Château Laurier.

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Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé


For my English readers: I am starting a new page on Vie de cirque on life with twins titled (loosely translated): “Twins – A very ordinary story”.  I chose to write the twin page in French as my blog gets more hits from Internet searches about “jumeaux” than “twins.” I can translate as requested.

J’ajoute une nouvelle page à Vie de cirque sur la vie avec les jumeaux. La plupart des visiteurs de mon blog qui ne sont pas les membres de ma famille ou mes amis y arrivent par le biais d’une recherche Internet sur les jumeaux. Sur une de mes pages Facebook pour les parents de naissances multiples une maman enceinte de jumeaux a posé la question suivante:

Si vous pouviez retourner en arrière au moment où vos bébés sont nés, sachant ce que vous savez maintenant, quel serait votre meilleur conseil à vous-même?

Quelle excellente question! Quelle excellente occasion de réfléchir sur notre parcours et sur ce que nous avons appris, parfois à la dure! J’ai répondu à sa question sur Facebook — avec une vingtaine d’autres mamans — mais je n’avais pas assez d’espace pour tout exprimer. J’ai donc importé la question sur mon blogue et j’ai l’intention d’écrire une série d’articles sur les aspects pratiques (et moins pratiques) de la vie quotidienne avec les jumeaux.

Le premier article sera sur la grossesse et l’accouchement et j’y publierai certaines des meilleures photos que Clara a prise en salle d’opération. Si ce genre de récit ou de photos vous rendent mal-à-l’aise, je vous suggère de passer par dessus le post ou d’éviter la page des jumeaux. Mais ne vous inquiétez pas, il n’y aura rien de trop graphique!

Random Bullets


Pour mes lecteurs francophones: voici un ramassis d’articles de journaux qui ont attiré mon attention cette semaine.

Here is a random list of news articles that grabbed my attention this week: (and speaking of newspapers, these warning labels are too brilliant not to mention)

  • Wondering about the state of maturity? Of all the sound arguments in favour of delaying massive cuts to the federal public service during a fragile economic recovery, the Public Service Alliance of Canada chooses to be remembered with this one: Stephen Harper hates me. Nice one PSAC, real mature. In fact, it’s such a childish and emotionally-stunted way of spending your union fees that my 14-year-old son, upon seeing this picture, said in a commercial announcer’s voice: Introducing decreasing maturity! Ranging from toddler to man-child! Note to John Gordon, National President of PSAC: when a 14-year-old thinks you’re immature, it’s time to call your office.
  • Speaking of man-child, I hate to give a dead guy — or his grieving relatives — a hard time but for crying out loud! 8 children with 5 girlfriends at 27, two of them born of the same girl on the same year when he was 15? This guy should have been a sect leader!
  • Still wondering about the state of maturity? Read this piece about Jonathan Leblond, an inspiring young man. His victory-over-tragedy story is inspiring not only for his courage in the face of danger but for how he overcame what would have left many in shambles. I never met Jonathan in person but his path crossed mine at work. I was moved and inspired by his wisdom then, not even knowing what had happened to his family. Reading this piece made me thankful for the twists of fate that make us encounter extraordinary people through ordinary circumstances.
  • And finally, are you worried about the erosion of civil liberties and privacy in Western societies? Do you have concerns over government bills such as bill C-30 which you probably haven’t read and wouldn’t understand anyway? Me too. When Someone in government tells me that those who have nothing to hide shouldn’t worry about online privacy, I wonder “But how will I know if I have something to hide?” I bet you that Jessie Sansone didn’t know he had something to hide until he was arrested, strip-searched and had his children apprehended by Children’s Aid.  This article on the Sansone incident by John Robson should send chills up your spine. I would drop the Twittering about what may happen and start worrying about what’s already here.

Quoi dire aux parents de famille nombreuse: un guide pratique


For my English readers: I started writing my Friday Mixed Nuts in French when the third nut morphed into a stand-alone post. This post is a handy-dandy guide of what to say to parents of large families.

Cette semaine j’ai commencé à écrire mes faits divers du vendredi mais tous les articles de journaux qui m’avaient inspirés étaient en anglais, puis le troisième fait divers s’est transformé en article… bref, il faut savoir s’adapter dans la vie.

(Ce qui me rappelle un excellent conseil qui m’a été donné il y a fort longtemps par le diacre Marc Gauthier, parlant des gens comme moi qui avaient une bonne capacité d’adaptation: “nous devons nous adapter car nous le pouvons.” Certaines personnes n’ont pas la chance d’avoir une bonne capacité d’adaptation, une bonne résilience. Je m’adapte car je le peux. Et à la place de chialer, je reconnais ma chance.)

Les familles nombreuses laissent peu de gens indifférents. Mais au milieu de notre train-train quotidien, il est facile de l’oublier. Nous vivons nos vies de famille nombreuse d’à-peu-près la même manière que les parents de familles typiques (normales? conventionnelles?) avec notre petite routine, nos petites chicanes, nos victoires et nos défis. Comme l’a bien illustré le mari d’une amie, père de 7 enfants, dans un article publié récemment dans la circulaire d’une agence d’adoption: “Nous sommes une famille normale, la seule différence est la taille des casseroles dans lesquelles nous cuisinons.”

Je me rappelle encore la première fois que j’ai rencontré une famille nombreuse dans la nature. J’avais 2 enfants (j’en ai maintenant 8) et j’étais avec une amie qui en avait 3 (elle en a maintenant 7) et nous allions rencontrer une de ses copines qui en avait 7 (elle en a maintenant 10, allez visiter son site web au www.10kids.com ). J’étais fascinée, j’étais curieuse et j’ai sans doute posé toutes les questions indiscrètes qui me rendent dingue aujourd’hui). Qui se ressemble s’assemble et la plupart de mes amies ont des familles de plus de 5 enfants: nos familles se sont agrandies en parallèle et il est facile de se penser ordinaire quand on est entouré de gens extraordinaires.

Bien que nos familles attirent l’attention, il est bon de se rappeler que les parents de famille nombreuses sont quand même des humains en chair et en os et plus particulièrement qu’ils ressentent des émotions. C’est pourquoi la prochaine fois que vous voyez une famille nombreuse dans la nature et que vous ressentez le besoin d’entamer la conversation, essayer d’éviter les insultes. Voici des exemples de manières insultantes d’entamer la conversation:

– Êtes-vous malade? (et ses variantes: êtes-vous fou\folle et êtes-vous Catholiques?)

– Coudonc, vous avez pas le câble? (non et c’est pourquoi nous l’avons fait 7 fois et vous seulement 2)

– Vous ne savez pas comment on les fait? (oui et on est vraiment bons!)

L’insulte en tant que brise-glace est particulièrement grave lorsqu’elle est dispensée par quelqu’un qui travaille dans une industrie de service et à qui le parent donne de l’argent en échange pour un service qui n’inclus pas l’insulte. Vous seriez choqués du nombre de fois où un coiffeur ou une esthéticienne m’a demandé si j’étais fêlée.Vous chargez extra pour le stress? Non mais…

Et s’il-vous-plaît, pour l’amour de tout ce qui est décent et respectueux, évitez de me dire que vous en avez eu 2 et que c’était déjà trop devant vos enfants! Parceque c’est pas gentil…

Le deuxième type de commentaire brise-glace à éviter est le commentaire qu’on appellerait en anglais TMI. (Too Much Information). Autrement dit, si vous me dites que vous ou votre mari a eu son “opération”, attendez-vous à ce que je vous demande chez quel vétérinaire. Sérieusement mesdames et messieurs, l’état de vos parties privées ne m’intéresse guère.

Mais quoi dire au parent de famille nombreuse si les insultes et l’état de votre tuyauterie est hors-limite?

C’est très simple:

– Wow!

– Félicitations!

C’est normal que vous soyez curieux mais essayez de poser vos questions d’une manière qui n’est ni insultante ni indiscrète. Par exemple, vous voulez savoir si nous allons avoir d’autres enfants. À la place de de demander “Pis, est-ce que c’est fini?” (indiscret) ou “Vous croyez pas à ça, la contraception?” (insultant) vous pouvez demander “Avez-vous toujours voulu une grande famille?” Vous verrez que la réponse à votre question s’y retrouvera sans doute. Mais entre vous et moi, il n’y a pas de manière polie de demander si tous les enfants sont du même père ou si nous sommes malades. Et si vous voulez apprendre à connaître une famille nombreuse mais que vous n’avez pas le courage de les inviter, offrez de les visiter et amenez le repas. Vous verrez bien que la meilleure manière de satisfaire votre curiosité est de créer un lien d’amitié.

Que fera-t’il quand il sera grand: suite et (j’espère) fin


Ma plus vieille s’est mise de la partie ce matin pour aider son frère à pratiquer sa présentation orale sur un métier (faire de l’argent). Il commence sa présentation par une devinette:

Devinez ce que je vais faire quand je serai grand?

Sa grande sœur de 16 ans joue le rôle des amis:

Un banquier? Un faux-monnayeur? Un escroc? Le 1%?

Ce sont les même grands enfants qui me disent, parlant de David et Sarah, “On avait pas un vocabulaire aussi varié à leur âge…”

A stranger in a strange land


In my last update from Twinsanity I mentioned that my 3-year-old daughter was now home full time after spending the last 5 months in daycare. Being able to send her to a trusted caregiver was a blessing and a luxury: had the twins been born 12 years ago, I would have had 4 kids under 5 and no money to hire extra help.  But every good thing must come to an end… In fact, I was starting to feel a little too spoiled: yes, twins and a 3 year-old is busy but such is life. I was sliding into a comfort zone I was not that comfortable with. She’s my daughter after all and her place is at home with me, regardless of how great our caregiver is.

But finding myself suddenly home in the dead of February with 3 children under 3 was, how can I say, not without its share of learning curviness.This season of my life is typical of the twinventure so far: a strange walk in a strange land. When I got pregnant with my 7th baby, I didn’t realize that it would take me to places never visited where nothing was familiar.

I am still learning to spend my days with 3 very young children. Failure to put 2 and 2 together often blinds me to the logistics of going anywhere and doing anything. A cloak of anxiety comes over me when the implications of parking, walking, waiting and feeding away from home come together. This week I found myself in a small dentist’s office for a pre-surgery appointment with my daughter and the three little ones. Things went well but I was a ball of nerves. With twins and a toddler, you are always half-an-inch away from complete pandemonium.

Before leaving that morning I was still feeding the babies while we should have been driving, biting my lip thinking “I’m not liking this life very much…” My little girl, who was dressed and ready to leave, had gotten tired of waiting, undressed and changed into a gymnastics outfit. That’s when I looked around and surveyed my Dominion. The granola bar wrapper, — trash — dog fur, crumbs, an Oreo cookie tossed after the cream was licked out, the old couch with the fabric coming apart for too much gymnastics, the computer desk covered in random homework junk, the butt-ugly built-in shelves that my husband insists I cannot set on fire. All of a sudden I had a lump in my throat and I was thinking: “I am a prisoner of this house that I can’t neither clean nor leave.”

I feel like a stranger in a strange land. Since Sarah came home, I have been stuck in a kind of stupor trying to maintain my level of busy-ness, my habits, my routines and failing on all counts. I need to completely redraw the map of my daily life and find new ways to care for my children, my house and myself.  If I only knew where to start, in this strange land!