Des nouvelles des jumeaux: 6 mois!


Et nous y voilà! 6 mois! Une demi année! Le temps a passé tellement vite… ou comme l’a remarqué mon mari: “Ça passe vite lentement.” Au cours du dernier mois, j’ai travaillé à établir une routine de dodo passablement prévisible et à améliorer mon attitude face aux limites de ma “nouvelle vie”. J’ai écrit un post là-dessus (en anglais): A stranger in a strange land

Il y a deux semaines, nous avons initié le processus de transfert des jumeaux de ma chambre à la leur. J’avais essayé un mois auparavant mais je n’arrivais pas à me séparer des bébés. J’ai tout de suite vécu la différence entre un changement trop hâtif et un changement à terme: la première fois, le changement était un stress mal absorbé par maman et les bébés. La deuxième fois, les bébés ont commencé à mieux dormir et maman n’avait aucune anxiété. Ceci étant dit, Lucas se réveille quand même 3 fois la nuit, vers 11:00, 1:00 et 3:00 puis se réveille pour la journée vers 5:30-6:00. Avec l’unique réveil de Ève vers 4:00, ma nuit ressemble à un patchwork de petite siestes: 23:00, 01:00, 3:00, 04:00 puis lever pour la journée avec Sarah et Lucas vers 5:30.  C’est plutôt assommant et je m’attends à ce que cette routine continue jusqu’au sevrage des jumeaux. J’espère les allaiter au moins 2 ans… On verra bien.

Côté positif Lucas se couche le soir sans le moindre cris. Il proteste un peu au moment de la sieste mais de manière générale, il s’endort seul. Ce qui m’amène à une observation sur les méthodes d’entraînement au sommeil telles que Healthy Sleep Habits et la méthode 5-10-15. Ces méthodes assument que les bébés qui protestent le dodo le font pour une seule raison: leur incapacité de s’endormir seuls. En les laissant pleurer, ils sont forcés d’apprendre comment s’endormir. En parlant avec d’autres mamans et en ayant le privilège d’observer mes jumeaux, deux bébés fort différents, j’ai remarqué que Lucas était tout à fait capable de s’endormir seul. Le soir, il s’endort sans un bruit. La nuit, lorsque je l’allaite, il retourne au lit réveillé en se rendort de lui-même. Il ne s’agit donc pas d’une incapacité qui doit être apprise mais d’un besoin en soi. Ce qui m’amène à ma seconde observation. Laisser pleurer un bébé ne lui apprend pas à s’endormir. Lorsque Lucas s’endort après avoir pleuré, il s’endort d’épuisement et non parce qu’il a soudainement “appris” à s’endormir. Parfois, il pleure d’épuisement et il s’endort généralement en moins de 10 minutes. Lorsqu’il pleure pour plus longtemps que 10 minutes, je dois tenter de trouver pourquoi il n’arrive pas à dormir. Ceci étant dit, bien que Lucas soit un bébé qui n’aime pas être seul, il demeure un petit bonhomme plein de sourires et d’entregent.

Ève… que dire de Ève? Encore et toujours une petite fée, un bébé tout en plaisirs et lumière. Un petit bonbon rose. Elle dort, elle mange et elle souri. C’est parfois déconcertant d’avoir un jumeau aussi facile à côté d’un jumeau plus intense mais Ève sait se faire entendre quand elle en a besoin. Elle est plus casanière que Lucas et a du mal à dormir dans la poussette ou dans l’auto. Ceux qui nous voient surtout à l’extérieur de la maison ont l’impression que Ève  est plus difficile. Et pour autant qu’elle attend plus longtemps que Lucas avant de se faire entendre, un coup parti c’est la fin du monde. Une fois allumée, sa mèche est beaucoup plus courte que celle de son frère. Physiquement, elle traîne toujours son faible poids de naissance et son développement  est toujours 4 semaines derrière son frère. Cependant, elle a trouvé ses pieds avant Lucas et je l’ai vu pousser un jouet avec son pieds pour pouvoir mieux l’attraper avec sa main: sa coordination est vraiment bien développée.

Lorsque les jumeaux ont eu 6 mois, Colin m’a dit “He, ça fait 6 mois que tu n’as pas dormi!” Un peu plus en fait si je compte le dernier mois de grossesse. J’ai un mal de tête constant et je carbure aux Advil. J’ai du mal à me concentrer et à réfléchir. Je vis 20 minutes à la fois. C’est un style de vie très isolé et très dépendant. D’un côté, les contacts avec l’extérieur me manquent mais d’un autre côté, je suis contente d’avoir l’occasion de me rapprocher de ceux qui m’aident, comme mes parents et certains amis. C’est un retour à l’essentiel et au minimalisme d’un cercle intime. Et avec le retour un peu trop hâtif du printemps, je vais enfin pouvoir sortir de ma tanière.

Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé — Médecin ou sage-femme?


Une des premières décisions à prendre lorsqu’on apprend qu’il y a deux bébés là-dedans est de décider qui va assurer notre suivi de grossesse. En Ontario (et dans plusieurs provinces canadiennes) les grossesses peuvent être suivies par une sage-femme, un médecin de famille ou un obstétricien-gynécologue. Les sage-femmes pratiquent en hôpital et à la maison. Pour une grossesse multiple, la sage-femme fait la plupart du suivi avec quelques rendez-vous clef avec le médecin. Lors de l’accouchement, la sage-femme et un médecin assistent à l’accouchement. Si la mère doit accoucher par césarienne, un gynécologue fera la césarienne. Les femmes qui attendent des jumeaux sans complications majeures peuvent rester avec leur sage-femme sans problème. Si des complications arrivent en cours de grossesse, les soins seront transférés, temporairement ou de manière permanente, à un spécialiste. Une grossesse multiple comporte plus de risques qu’une grossesse simple, cependant ces risques ne se réalisent pas toujours. L’important, c’est que le suivi prénatal soit rigoureux.

Mes deux premiers enfants sont nés à l’hôpital avec un médecin de famille. Après une rencontre avec une gynécologue peu avenante pendant mon deuxième accouchement, j’ai préféré avoir une sage-femme pour mon troisième accouchement. Mes troisième, quatrième et cinquième bébés sont nés à la maison avec une sage-femme (techniquement deux sage-femmes et une stagiaire). À cause de complications suite à mon cinquième accouchement, mon sixième bébé est né avec une sage-femme à l’hôpital. Lorsque je suis tombée enceinte pour la septième fois, j’ai tout de suite appelé ma sage-femme et commencé le suivi prénatal. Après l’annonce des jumeaux j’ai pensé que ma sage-femme continuerait mon suivi jusqu’à l’accouchement. Puis on m’a expliqué comment ça allait fonctionner…

L’hôpital auquel ma sage-femme avait ses privilèges n’acceptait les accouchements qu’à partir de 34 semaines (je crois, ma mémoire pourrait me faire défaut.) “Très bien, ai-je déclaré, si j’entre en travail avant 34 semaines, je n’aurai qu’à me présenter au centre tertiaire le plus proche.” Non, m’a-t’on répondu, pas exactement.

“Puisque ta sage-femme pratique à l’hôpital X, tu dois te présenter à l’hôpital X avec ta sage-femme. Puisqu’il s’agit d’un travail prématuré, ta sage-femme devra confirmer que tu es bel et bien en travail et puisqu’il s’agit d’un cas qui requiert un transfert de soins de la sage-femme à l’obstétricien, l’obstétricien de service à l’hôpital X devra être consulté avant de demander un transfert à un centre tertiaire. Tu sera ensuite transférée, sans doute par ambulance, au centre tertiaire. Cependant, puisqu’il s’agit d’un travail passablement prématuré et d’une grossesse multiple, ils devront te trouver une place dans un centre tertiaire qui aura deux lits en néonatalogie et un lit en maternité. C’est alors que les appels commencent. Ils vont appeler les 3 centres tertiaires de ta région et celui de Kingston…” Pardon??

Je comprenais que les transferts étaient fait régulièrement et avec beaucoup d’efficacité, cependant j’ai un historique d’accouchement précipité. Je voyais bien qu’un accouchement prématuré en cours de transfert, soit à mon hôpital d’origine ou en route, était une possibilité trop réelle pour être ignorée. Tellement réelle que ma sage-femme n’était pas entièrement à l’aise à l’idée de me garder. Et mon mari, pour sa part, avait déjà décidé que le jeu n’en valait pas la chandelle. De toute façon, j’allais accoucher en salle d’opération avec une équipe médicale sous la supervision d’un obstétricien gynécologue, même avec une sage-femme. C’est avec le coeur gros que j’ai annoncé à ma sage-femme que j’allais passer sous les soins d’un spécialiste et je lui ai demandé de me donner le nom d’un ob-gyn avec lequel elle aimait travailler. Puisque j’avais quand même l’intention d’accoucher sans épidurale, le plus naturellement possible, j’ai pensé qu’un médecin qui travaillait bien avec les sage-femmes serait plus apte à comprendre et accepter mes désirs. J’ai eu tout à fait raison. J’ai été référé à un excellent médecin que je n’ai pas vu beaucoup au cour de ma grossesse (le suivi était surtout assuré par l’infirmière en charge de l’obstétrique à moins de complications) mais qui était présent lors de mon accouchement.

Lorsque j’ai commencé à présenter des signes de travail prématuré à 24 semaines, j’étais contente d’avoir fait le changement. Pourtant, la décision de laisser ma sage-femme était un point bas de ma grossesse. J’en ai pleuré pendant quelques jours puis encore à 34 semaines lorsque j’ai réalisé que j’aurais pu garder ma sage-femme et accoucher à l’hôpital X.

Dans mon cas, la décision de passer  d’une sage-femme à un médecin a été prise à la lumière de risques connus. Cependant, c’était un sacrifice important. Les soins prodigués par les sage-femmes en Ontario sont inégalés, particulièrement du point de vue de la mère ou de la dyade maman-bébé. Les sage-femmes traitent la personne complète et apportent une attention particulière au bien-être de la maman, une perspective qui manque chez les médecins spécialistes. À moins que vous ne fassiez face à un risque connu qui justifie un recours anticipé au spécialiste, je vous recommande chaudement de consulter une sage-femme pour votre grossesse multiple. Même si ce n’est que pour un temps limité, vous bénéficierez de leur approche paisible et compétente.

Je n’avais pas de caméra digitale avant mon cinquième accouchement et j’ai donc peu de photos du travail des sage-femmes à la maison. Voici une petite présentation de quelques photos de mon dernier accouchement à la maison.

Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé — L’annonce


Je n’avais pas planifié de tomber enceinte. Depuis quelques semaines, je manquais d’énergie et je me réveillais parfois la nuit avec des maux de cœur. C’était assez pour me mettre la puce à l’oreille mais pas assez pour me convaincre de passer un test de grossesse. Puis j’ai commencé à être en retard. J’étais nerveuse mais l’anxiété à l’idée d’être à nouveau enceinte m’empêchait d’aller passer un test de grossesse. Après une semaine de retard, je me suis dit que si j’étais effectivement enceinte tout ce que j’allais accomplir en repoussant le test de grossesse était de ne pas avoir de sage-femme. En Ontario, les sage-femmes ne répondent pas à la demande et les listes d’attentes sont longues. Mon mari était en voyage d’affaire. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis arrêtée à la pharmacie en revenant d’être allée conduire les enfants à l’école, avant de partir au travail. J’ai fait ma petite visite à la toilette et voilà, c’était confirmé. J’ai envoyé un texto à mon mari: appelle-moi, ce n’est pas urgent mais c’est important. Il a su tout de suite. J’étais en route pour le travail lorsqu’il a appelé, en train de contourner le monument commémoratif de guerre devant de Château Laurier.

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Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé


For my English readers: I am starting a new page on Vie de cirque on life with twins titled (loosely translated): “Twins – A very ordinary story”.  I chose to write the twin page in French as my blog gets more hits from Internet searches about “jumeaux” than “twins.” I can translate as requested.

J’ajoute une nouvelle page à Vie de cirque sur la vie avec les jumeaux. La plupart des visiteurs de mon blog qui ne sont pas les membres de ma famille ou mes amis y arrivent par le biais d’une recherche Internet sur les jumeaux. Sur une de mes pages Facebook pour les parents de naissances multiples une maman enceinte de jumeaux a posé la question suivante:

Si vous pouviez retourner en arrière au moment où vos bébés sont nés, sachant ce que vous savez maintenant, quel serait votre meilleur conseil à vous-même?

Quelle excellente question! Quelle excellente occasion de réfléchir sur notre parcours et sur ce que nous avons appris, parfois à la dure! J’ai répondu à sa question sur Facebook — avec une vingtaine d’autres mamans — mais je n’avais pas assez d’espace pour tout exprimer. J’ai donc importé la question sur mon blogue et j’ai l’intention d’écrire une série d’articles sur les aspects pratiques (et moins pratiques) de la vie quotidienne avec les jumeaux.

Le premier article sera sur la grossesse et l’accouchement et j’y publierai certaines des meilleures photos que Clara a prise en salle d’opération. Si ce genre de récit ou de photos vous rendent mal-à-l’aise, je vous suggère de passer par dessus le post ou d’éviter la page des jumeaux. Mais ne vous inquiétez pas, il n’y aura rien de trop graphique!

Quoi dire aux parents de famille nombreuse: un guide pratique


For my English readers: I started writing my Friday Mixed Nuts in French when the third nut morphed into a stand-alone post. This post is a handy-dandy guide of what to say to parents of large families.

Cette semaine j’ai commencé à écrire mes faits divers du vendredi mais tous les articles de journaux qui m’avaient inspirés étaient en anglais, puis le troisième fait divers s’est transformé en article… bref, il faut savoir s’adapter dans la vie.

(Ce qui me rappelle un excellent conseil qui m’a été donné il y a fort longtemps par le diacre Marc Gauthier, parlant des gens comme moi qui avaient une bonne capacité d’adaptation: “nous devons nous adapter car nous le pouvons.” Certaines personnes n’ont pas la chance d’avoir une bonne capacité d’adaptation, une bonne résilience. Je m’adapte car je le peux. Et à la place de chialer, je reconnais ma chance.)

Les familles nombreuses laissent peu de gens indifférents. Mais au milieu de notre train-train quotidien, il est facile de l’oublier. Nous vivons nos vies de famille nombreuse d’à-peu-près la même manière que les parents de familles typiques (normales? conventionnelles?) avec notre petite routine, nos petites chicanes, nos victoires et nos défis. Comme l’a bien illustré le mari d’une amie, père de 7 enfants, dans un article publié récemment dans la circulaire d’une agence d’adoption: “Nous sommes une famille normale, la seule différence est la taille des casseroles dans lesquelles nous cuisinons.”

Je me rappelle encore la première fois que j’ai rencontré une famille nombreuse dans la nature. J’avais 2 enfants (j’en ai maintenant 8) et j’étais avec une amie qui en avait 3 (elle en a maintenant 7) et nous allions rencontrer une de ses copines qui en avait 7 (elle en a maintenant 10, allez visiter son site web au www.10kids.com ). J’étais fascinée, j’étais curieuse et j’ai sans doute posé toutes les questions indiscrètes qui me rendent dingue aujourd’hui). Qui se ressemble s’assemble et la plupart de mes amies ont des familles de plus de 5 enfants: nos familles se sont agrandies en parallèle et il est facile de se penser ordinaire quand on est entouré de gens extraordinaires.

Bien que nos familles attirent l’attention, il est bon de se rappeler que les parents de famille nombreuses sont quand même des humains en chair et en os et plus particulièrement qu’ils ressentent des émotions. C’est pourquoi la prochaine fois que vous voyez une famille nombreuse dans la nature et que vous ressentez le besoin d’entamer la conversation, essayer d’éviter les insultes. Voici des exemples de manières insultantes d’entamer la conversation:

– Êtes-vous malade? (et ses variantes: êtes-vous fou\folle et êtes-vous Catholiques?)

– Coudonc, vous avez pas le câble? (non et c’est pourquoi nous l’avons fait 7 fois et vous seulement 2)

– Vous ne savez pas comment on les fait? (oui et on est vraiment bons!)

L’insulte en tant que brise-glace est particulièrement grave lorsqu’elle est dispensée par quelqu’un qui travaille dans une industrie de service et à qui le parent donne de l’argent en échange pour un service qui n’inclus pas l’insulte. Vous seriez choqués du nombre de fois où un coiffeur ou une esthéticienne m’a demandé si j’étais fêlée.Vous chargez extra pour le stress? Non mais…

Et s’il-vous-plaît, pour l’amour de tout ce qui est décent et respectueux, évitez de me dire que vous en avez eu 2 et que c’était déjà trop devant vos enfants! Parceque c’est pas gentil…

Le deuxième type de commentaire brise-glace à éviter est le commentaire qu’on appellerait en anglais TMI. (Too Much Information). Autrement dit, si vous me dites que vous ou votre mari a eu son “opération”, attendez-vous à ce que je vous demande chez quel vétérinaire. Sérieusement mesdames et messieurs, l’état de vos parties privées ne m’intéresse guère.

Mais quoi dire au parent de famille nombreuse si les insultes et l’état de votre tuyauterie est hors-limite?

C’est très simple:

– Wow!

– Félicitations!

C’est normal que vous soyez curieux mais essayez de poser vos questions d’une manière qui n’est ni insultante ni indiscrète. Par exemple, vous voulez savoir si nous allons avoir d’autres enfants. À la place de de demander “Pis, est-ce que c’est fini?” (indiscret) ou “Vous croyez pas à ça, la contraception?” (insultant) vous pouvez demander “Avez-vous toujours voulu une grande famille?” Vous verrez que la réponse à votre question s’y retrouvera sans doute. Mais entre vous et moi, il n’y a pas de manière polie de demander si tous les enfants sont du même père ou si nous sommes malades. Et si vous voulez apprendre à connaître une famille nombreuse mais que vous n’avez pas le courage de les inviter, offrez de les visiter et amenez le repas. Vous verrez bien que la meilleure manière de satisfaire votre curiosité est de créer un lien d’amitié.

Que fera-t’il quand il sera grand?


Mon fils de 5 ans a une présentation orale mercredi ou, comme on le traduit de “show and tell”, un “montre et raconte” (que ma famille a affectueusement rebaptisé “Montre et Racontre”). Le sujet: un métier. La préparation a commencé au début du mois lorsque l’horaire des présentations est revenu à la maison. Mon bonhomme a annoncé:

On doit présenter sur un métier. Moi je vais parler de ce que je vais faire quand je vais être grand. C’est… DE l’ARGENT!!!

Quand n’avons-nous pas voulu être une petite mouche sur le mur en salle de classe? Sa soeur lui a demandé: “Tu veux être banquier?” il lui a répondu: “Non, je veux faire de l’argent, comme papa!”

*Ahem*

Mon mari travaille souvent de la maison et avant de descendre dans son bureau avec son café, embrasse les enfants et leur dit: “Bon, je m’en vais faire de l’argent.” On l’aura vu venir!

Ce matin, j’ai rappelé à mon bonhomme qu’il devait pratiquer sa présentation pour mercredi. Il s’est mis bien droit dans la cuisine et a déclaré:

Premièrement, je vais poser une devinette aux amis. Je vais leur demander de deviner ce que je vais faire quand je serai grand. Personne ne va deviner!”

Ensuite, je vais leur dire “C’est… de l’argent!”

Pour faire de l’argent comme mon papa, il faut avoir un bureau dans le sous-sol et un ordinateur.

Moi, je vais faire de l’argent avec mon ordinateur pour pouvoir acheter plus de nourriture.

Petite mouche sur un mur…

Faits divers du vendredi


For my English readers: Friday’s Mixed Nuts in French. ‘Cuz it’s their turn!

1 Une bête noire, c’est la traduction de “pet peeve” en anglais d’après Google. Je trouve que bête noire fait beaucoup plus sérieux que pet peeve mais enfin, allons-y. Une bête noire pas trop sérieuse: les aliments végétariens préparés imitation viande. Tout d’abord, on s’entend pour dire que les aliments préparés sont moins bons pour la santé que les repas fait maison. Du soya modifié génétiquement, transporté en camion sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à l’usine de transformation la plus proche puis transformé en croquettes de poulet végé, est-ce que c’est vraiment plus vertueux — ou nutritif — qu’un bon filet de porc frais produit localement? Si votre corps se rebelle tellement à l’idée de devenir végétarien que vous devez le truquer avec des produits tels que des lanières de bœuf sans viande, peut-être qu’il essaie de vous dire quelque chose…

Et pourquoi pas un bon sauté de tofu?

2 Deux choses: “Les petits enfants ont besoin de deux choses: des soins et de l’affection.” J’ai été à la fois touchée et bouleversée par le travail du personnel de l’escargot. Tant de besoin, si peu de ressources. Où est-ce qu’on commence? Allez voir ce reportage de l’émission Enquête (43 mn): Épisode 15 – Ils étaient six . On se pose tellement de questions quand on devient parent. Parfois je croise des couples dans l’allée des couches au supermarché en plein processus décisionnel. Allez visiter quelques forums Internet sur l’art d’être parent. Les questions existentielles y foisonnent ainsi que les déclarations à l’emporte-pièce sur ce qui fait un bon parent (ou un parent négligent): sein ou biberon? co-dodo ou chambre à part? garderie ou aide familiale? en français? en anglais? est-ce qu’ils offrent du mandarin? organique ou conventionnel? Les enfants ont besoin de soins et d’affection. Le reste tombera bien en place.

3 Trois chandelles sur un gâteau en coccinelle:

Joyeux anniversaire!

4 Quatre fois 10 = 40 jours de carême avant Pâques, la fête du renouveau. J’aurais voulu vous écrire un beau texte inspiré sur la traversée du désert et sur ce que l’on apprend sur nous-même en larguant les ballast. Mais je manque de souffle. J’ai parfois l’impression que ma traversée du désert a commencé il y a 4 ans et que j’attends toujours Pâques et le renouveau. L’arrivée des jumeaux a amorcé une période encore plus intense de sacrifice et de minimalisme, comme un arbre à fruit qu’on taille à l’automne et dont la récolte promise tarde à fleurir. Pour le carême cette année, je promets de continuer à attendre le printemps et de ne pas douter dans la noirceur des promesses reçues dans la lumière.

5 Cinq chevilles, ou plutôt Le mystère de la cinquième cheville, roman en bonne et due forme commencé mais jamais terminé par moi-même lorsque j’avais entre 12 et 14 ans (fait non vérifiable mais corroboré par le nom de mon chien à l’époque à qui est dédié le lieux principal de l’histoire — Cléoville). Ma mère a retrouvé 3 de mes manuscrits en faisant des fouilles quasi-archéologiques dans son sous-sol. Témoins d’une époque changeante, les deux premiers manuscrits sont tapés à la machine et le troisième à l’ordinateur. Si comme moi vous approchez de la quarantaine, The Museum of Obsolete Objects promet de vous faire vivre des moments de nostalgie ou de désespoir.

Des nouvelles des jumeaux: 5 mois!


For my English readers: this is a 5-month update on the twins with a picture gallery at the end. Enjoy!

Les jumeaux viennent d’avoir 5 mois et c’est le moment de vous donner des nouvelles. J’ai essayé de faire une session photo de 5 mois mais les bébés grouillaient tellement que… vous verrez en allant voir la galerie ci-dessous. J’ai pensé qu’une série de photos manquées raconterait mieux l’histoire que les 2 ou 3 photos plus ou moins réussies!

Qu’est-ce qui se passe dans la vie de cirque? Nous avons combattu plusieurs virus et quelques bactéries. Ma fille de 3 ans a terminé la garderie et est de retour à temps plein avec maman. Évidemment, avoir une petite dynamo avec moi a causé sa part d’adaptation. Je dois redécouvrir mes repères de mère au foyer et en découvrir de nouveaux: quoi faire pendant la journée avec trois enfants de 3 ans et moins? Comment faire les courses? Comment faire le ménage? Les repas? Je regrette de vous annoncer que cette mère de 8 enfants n’a aucune solution miracle pour vous: je m’occupe de ce qui crie le plus fort, que ce soit un enfant, un frigo sans lait, des livres de biblio en retard ou un plancher plein de traces de pas. J’ai quelques trucs de survie, par exemple ma mère vient chez moi une fois par semaine pour m’aider à faire l’épicerie. C’est une belle occasion de joindre l’utile au nécessaire et à l’agréable. Ma belle-mère rempli régulièrement mon congélateur et je n’ai à faire le souper que si je le désire.

Au niveau du sommeil, je continue — certains pourraient penser “en vain” — ma quête d’une meilleure nuit avec les jumeaux. Il n’y a pas beaucoup de progrès au niveau du sommeil de nuit mais j’ai forcé certains changements au niveau des siestes. J’ai remarqué quand Lucas avait 4 mois qu’il s’endormait souvent en chignant dans son siège d’auto en attendant nos départs. C’était un petit pleur pas très convainquant, sans larmes, et de courte durée. J’ai donc commencé à le laisser s’endormir seul pour sa sieste du matin et son dodo de la nuit. Il chigne pendant 5 à 15 minutes et s’endort. Parfois il ne pleure pas du tout mais si son pleur se change en pleur à fendre l’âme, je vais le voir pour le calmer, soit en l’allaitant… soit en l’allaitant finalement. Garder Sarah à la maison m’a permis de mettre l’emphase sur l’établissement d’une routine de sieste du matin (puisque je n’ai plus besoin de sortir le matin). Maintenant que la sieste du matin et le dodo du soir sont bien établis, je me mets à la sieste de l’après-midi. Il semble que Lucas soit beaucoup plus éveillé l’après-midi et a du mal à se calmer assez pour dormir. Jusqu’à présent, je me suis rabattu sur la balançoire pour l’après-midi mais je commence à coucher Lucas dans son lit. J’ai aussi acheté une machine qui fait du bruit de fond (white noise) et ç’a beaucoup aidé.

Puisque Lucas allait pleurer un peu, j’ai décidé de faire d’une pierre deux coups et de me débarrasser des sucettes. Mission accomplie sans trop de douleur: 4-5 mois est une bonne fenêtre pour le faire. Les bébés ont assez de dextérité pour trouver leurs doigts s’ils en ont besoin, ils n’ont plus autant besoin d’être emmaillotés (quoique mes petits le sont encore mais avec un bras qui dépasse) et ils ne sont pas encore attachés à leur sucette. Je me sers de la sucette à l’occasion lorsqu’ils sont en voiture.

En bref, mes bébés se réveillent encore au moins deux fois par nuit chacun, c’est-à-dire aux 3 heures maximum. J’allaite le premier qui se réveille puis le deuxième a un biberon. Au prochain réveil, j’alterne. Les nuits sont encore intenses puisque la toux de Lucas ne s’améliore pas: nous devons nous lever pour aspirer ses sécrétions et l’aider à tousser au moins une fois par nuit. Mais au moins il est capable de s’endormir seul pour autant qu’il soit bien nourri!

Notre routine quotidienne est donc structurée autour des siestes et d’une tentative de sortie s’il fait beau dehors. Et le ménage dans tout ça? Une amie me demandait si nous avions une femme de ménage ce à quoi j’ai répondu “Non” et elle a ajouté “Donc vous le faites vous-mêmes?” En fait, nous ne le faisons pas nous même! Il fait beau dehors donc nous sortons. Bonne journée à tous!

Amitiés


Tout plein de cœurs à la cannelle à tous nos amis!

For my English readers: This post is about friendships and the things we give-up when we become parents.

Prendre la décision d’avoir des enfants, c’est décider de s’excuser de l’avant-plan, de donner la priorité, de céder le passage. Certains parents ne l’apprennent jamais. D’autres l’apprennent presque par accident. Vous seriez surpris par le nombre de personnes qui me disent:

   J’ai arrêté à 2. Je suis trop égoïste pour en avoir plus.

J’ai toujours trouvé ça triste. Intuitivement, on a tendance à penser que ceux qui l’admettent ont l’honnêteté de reconnaître leurs limites. Après tout, combien d’enfances malheureuses ont été causées par des parents égoïstes incapable de reconnaître leur inhabilité à faire passer leurs enfants avant eux-mêmes? Et pourtant, n’y a-t-il pas quelque chose d’extrêmement triste en cette fierté d’être égoïste, en cette absence de gêne? Comme si l’égoïsme devrait être la norme et le don de soi l’exception. Comme s’il n’y avait aucune valeur à tenter de surmonter nos faiblesses, de grandir au-delà de nos limites? Dans le fond, ne sommes-nous tous pas trop égoïstes de nature? Je le suis et je l’admets. Mais plutôt que de me complaire dans mon inhabilité de faire passer les autres devant moi, j’ai choisi d’ajouter plus “d’autres” dans ma vie, jusqu’au point où faire passer les autres est devenu plus simple que de tenter de me faire passer en premier.

Enfin, ce post n’est pas au sujet de ma supériorité morale — croyez-moi, il n’en est rien! — mais plutôt au sujet de ce que l’on abandonne au profit de nos enfants. Pour le meilleur et pour le pire.

Au cours des vacances de Noël, mon très talentueux frère s’est mis au pain et m’a demandé si je faisais toujours mon pain. “Ha! Ha!” ai-je répondu, “Ça c’était jusqu’au quatrième enfant!” Ça m’a fait réfléchir sur mon parcours de mère et les choses qui étaient tombées en cours de route. Par exemple, j’ai tué une plante verte pour chaque nouveau-né et depuis la naissance des jumeaux j’ai perdu la toute dernière. Les couches de coton n’ont pas survécu au quatrième enfant. J’ai abandonné mon hobby d’aquarium avec plantes vivantes après le cinquième. J’ai fait de la musique jusqu’à six enfants et ma guitare ramasse maintenant la poussière. J’ai fait mon pain jusqu’au troisième. Et ainsi de suite.

Puis il y a aussi toute sorte de choses que nous faisions entre familles jusqu’à ce que le train de vie effréné prenne le dessus. Le camping d’hiver dans un refuge, commencé comme activité père/enfants et qui a évolué pour inclure les mamans qui ne voulaient pas rester en arrière. Les partys d’igloo l’hiver, de cueillette de pommes l’automne et de n’importe quoi l’été, autant d’excuses pour inviter autant d’amis que possible et faire la fête. Les brunchs entre amis. Les randonnées en forêt. Les voyages d’un jour à Kingston ou à Montréal.

Aujourd’hui, nous arrivons au vendredi soir la langue à terre sans aucun désir de sortir. La maison en foutoir trahi les sorties en coup de vent entre deux activités. La fin de semaine passe en clin d’oeuil entre la gymnastique des uns, le travail des autres, les devoirs et le ménage. Dimanche soir se pointe le bout du nez et soudainement, le tapis roulant de la semaine reprend de l’élan. Semaine après semaine, mois après mois et, maintenant, année après année. Et tout d’un coup, je réalise que je n’ai jamais rencontré les plus jeunes enfants de certaines de mes plus anciennes amies. Ma vie sociale se déroule en mise-à-jour sur Facebook. Je n’appelle plus personne, à quoi ça sert? Je suis interrompue au bout de 30 secondes. Plus personne ne m’appelle et je me demande s’ils ont tout simplement abandonné ou si nous sommes toutes dans le même bateau.

Je n’ai presqu’aucun regret d’avoir eu à abandonner ceci ou celà au fil grandissant de ma famille.  Mais je m’ennuie de mes amies. De celles que je ne vois plus, de celles que je ne vois que rarement et de celles que je ne vois que superficiellement entre deux Latte avec les enfants qui attendent impatiemment. Je suis à la fois reconnaissante et embêtée par Facebook et ses amitiés faciles. Je sais qu’un jour les enfants seront grands et que nous auront à nouveau le temps de sortir et de recevoir. J’espère qu’il y aura encore du monde à voir à l’autre bout du tunnel.

“famille nombreuse de 7 enfants dans maison trop petite”


For my English readers: this blog post was inspired by a search engine term that landed someone on vie de cirque.com. It means “large family with 7 children in house too small.”In this post I reveal my husband’s house design hobby and our quest to design the smallest most energy efficient home for a family of 10.

Je reçois quotidiennement un sommaire des termes de moteur de recherche (Google, Yahoo!) utilisés par les visiteurs de mon blogue. Alors que mon blogue gagne du momentum — et que je développe l’habilité d’utiliser les bons “tags” pour décrire mes publications — de plus en plus de visiteurs trouve mon blogue en faisant ne recherche Internet. La recherche la plus fréquente? Gaufres belges. Bref, vous seriez surpris des recherches que les gens font (c’est Internet après tout!). Récemment, quelqu’un a visité Vie de cirque suite à une recherche des termes “Famille nombreuse de 7 enfants dans maison trop petite.” Ça m’a inspiré.

Je dois dire tout de suite que je ne vis pas dans une maison trop petite avec ma famille nombreuse. En faits, je vis dans une maison trop grande et je rêve de concevoir et de construire la plus petite maison pouvant être confortablement habitée par une famille de 10. Mon mari, qui a un hobby de design, nous a tricoté un modèle de 1 300 pi. ca. inspiré des idées de Sarah Susanka, architecte et auteure du livre The Not So Big House: A Blueprint fot the Way We Really Live. Je ne doute pas qu’il soit possible de vivre dans une maison trop petite avec 7 enfants. Cependant, ce n’est pas l’espace qui manque dans les maisons nord-américaines, c’est l’espace intelligemment pensé.

Ça m’a rappelé une conversation avec une amie, il y a quelques années, lorsqu’elle et son mari ont acheté une maison en banlieue d’Ottawa. Sachant qu’ils auraient au moins 3 ou 4 enfants, ils ont acheté une maison unifamiliale de 4 chambres à coucher. Elle me disait: “C’est un peu tragi-comique quand on y pense. Nous voilà qui pensons ‘Voici une maison assez grande pour 3 ou 4 enfants’ alors que dans un autre pays, une mère comme moi penserait ‘Voici une maison assez grande pour 3 ou 4 familles!'” Et les familles seraient sans doute plus nombreuses! Une étude de l’évolution de la maison familiale peut se faire facilement dans n’importe quelle ville canadienne d’un certain âge en partant du centre-ville et en se dispersant vers l’extérieur.

Les maisons d’aujourd’hui sont conçues pour des familles de 4 ou 5 personnes. Même dans notre maison trop grande, nous avons du repenser certains espaces afin de les rendre plus pratiques pour une famille nombreuse. Voici quelques observations sans ordre particulier.

1. Ne vous limitez pas à ce qui devrait y avoir dans une maison unifamiliale. Oui la plupart des gens ont une salle familiale et un salon, cependant, la plupart des gens n’ont pas 5, 6, 7, 8 enfants. Nous avions une maison avec un espace pour manger dans la cuisine (eat-in), une salle-à-manger (dining room), une salle familiale et un salon. Autrement dit, deux aires pour manger et deux aires pour se reposer. Nous avons fait faire un mur entre la salle à manger et le salon qui sont devenus un bureau et une salle de musique. Nous avions désormais une aire de repos, une aire pour manger, une aire de travail et une aire de pratique de musique.

2. Les espaces à aire ouverte n’ont pas été conçus par des parents de famille nombreuse. Ces espaces sont bruyants, créent de l’écho et empêchent les activités concurrentes (telles que les devoirs de l’un et la pratique de piano de l’autre.) Tentez de les éviter ou de les cloisonner (voir point précédent).

3. Pensez fonction. Lorsque nous avons aménagé dans notre maison actuelle, deux des chambres d’enfants avaient un énorme placard (walk-in closet). Nous avons transformé le walk-in de la chambre des garçons en une petite salle-de-bain (toilette, lavabo, douche) et une petite salle de lavage. Croyez-moi, j’apprécie beaucoup plus ma salle de lavage à l’étage que mes garçons déplorent l’absence d’un placard!

4. Méfiez-vous de vous même. Souvent nos maisons deviennent trop petites pour cause d’excès de fouillis, pas d’excès de personnes. Je connais plusieurs personnes qui font des miracles sur très peu d’espace avec beaucoup de monde. Ces personnes sont sans exceptions des “jetteurs” compulsifs et des acquéreurs sélectifs. C’est-à-dire qu’ils n’achètent rien qui n’a pas besoin d’être acheté et ne gardent rien qui a perdu sa fonction ou son utilité. Pour une bonne dose de motivation sur le coût du fouillis — personnel et financier — je recommande chaudement Is There a Life After Housework? de Don Aslett (en anglais).

Un peu en désordre mais vous voyez l'idée
La plupart des villes canadiennes ont au moins un quartier construit vers 1960-70 avec ce type de bungalow. Ces maisons de 3 chambres à coucher avec un sous-sol pratiquement inhabitable (voyez la taille des fenêtres contre la fondation) étaient conçues pour une famille.
Dans les banlieues, une maison considérée adéquate pour une famille -- 2 parents et 2 enfants -- doit maintenant avoir 2 étages, 4 chambres à coucher et un sous-sol fini. Assez grand pour 3 enfants ou 3 familles?
Voici une maison en construction près de chez moi. Si vous avez du mal à imaginer sa taille, regardez le petit truc dans le coin en bas à gauche de la maison. C'est le garage triple.