Faits divers du vendredi un lundi matin


1 Une motion qui promettait de faire couler beaucoup d’encre. Chose promise, chose due. La motion 312 présentée à la Chambre des Communes par le député Stephen Woodworth demandait la création d’un comité parlementaire afin d’étudier si la définition d’« être humain » du Code criminel devrait être élargie afin d’inclure le fetus. Si vous lisez les journeaux et partuculièrement les média sociaux, vous pensez probablement que le vote de la semaine dernière était sur la criminalisation de l’avortement. En fait, la plupart de mes connections Facebook pensent que le vote de la semaine dernière était directement sur la criminalisation de l’avortement. Vous ne lirez pas cette mise-au-clair souvent mais en tant que juriste formée en bioéthique il m’importe que les débats et discussions publiques sur les enjeux de cette envergure soient définis de manière claire, précise et non-partisane. La motion 312, qui soit dit-en-passant n’a pas été acceptée, demandait une réflection sur la définition d’être humain dans le contexte du Code criminel canadien. La ministre du Statut de la femme qui a voté en faveur de la motion 312 n’a pas voté “contre l’avortement” tel que plusieurs le pensent mais en faveur d’une discussion publique sur la valeur éthique et légale du fetus. On peut avoir des opinions bien ancrées sur le sujet, mais ça ne devrait pas excuser les pires accès de démagogie et d’aveuglement volontaire. Vous êtes tous des adultes intelligents. Évidemment. Puisque vous lisez mon blogue, he, he.

2 Deux nouvelles qui m’incitent à vous donner un petit cour de procédure parlementaire et un coup d’oeuil dans le fonctionnemetn d’un bureau de député. La semaine dernière, le ministre de l’Immigration et de la citoyenneté Jason Kenney a fait la manchette lorsque son bureau a envoyé un courriel vantant le travail du gouvernement canadien dans l’avancement des droits des gais et lesbiennes sur la scène internationale. Le email en question, qui ciblait les gais et lesbiennes canadiens, a été mal reçu, les récipiendaires se demandant entre autre comment le gouvernement savait qu’ils étaient homosexuels. Ceci me ramène à la deuxième nouvelle qui était en fait la première, la motion 312 et les “pétitions” demandant à un député ou ministre de voter pour ou contre quelque chose, de faire ou de ne pas faire quelque chose, d’avancer ou d’ignorer une cause ou une autre. Lorsque vous signez une pétition en-ligne, ce que vous faites en réalité c’est envoyer une lettre formulaïque contenant votre nom et votre adresse email à un député, parfois le votre (si la “pétition” vous demande votre code postal), parfois les 308. Une véritable pétition doit être soumise à la Chambre par un député après avoir été aprouvée par le clerc des pétitions pour sa véracité et sa conformité. Lorsque vous signez une pétition en-ligne, vous envoyez votre nom et votre adresse ainsi qu’un polaroid de la cause qui vous tient à coeur à des politiciens qui sont toujours à la recherche d’un moyen de se faire connaître et d’établir un contact avec l’électorat. En d’autre mots, Jason Kenney sait que vous êtes gais et que les droits des gais vous tiennent à coeur car vous lui avez dit. Et il peut vous rejoindre car vous lui avez envoyé votre adresse courriel. La pétition que vous avez signé disait sans doute quelque chose comme “Cher Ministre Kenney, je suis gai et les droits des gais me tiennent à coeur. Voilà pourquoi… bla, bla, bla…” Vous ne vous en rapellez sans doute pas car comme 200% des gens qui envoient ce genre de lettre, vous ne l’avez pas lue.Voilà. C’est simple, non?

3 Trois jours par semaine, 5 heures par jour, c’est mon horaire de travail. C’est tout juste faisable avec une grande famille mais évidemment, on ne peut soudainement perdre 15 heures à sa semaine sans en subir les conséquences. Le pliage des vêtements propres semble être passé par la fenêtre. Ouch…

5 jours de lavage propre pour 10 personnes, ça ressemble à ça.

4 Quatre pattes, non les jumeaux ne marchent pas encore. Et c’est parfait comme ça! (Mais ce ne sera pas long).

5 Cinq  doigts bien hauts (“high five”) si vous vous êtes rendus à la fin de cet article malgré la mention d’un débat sur l’avortement et du Ministre de l’Immigration. Vous démontrez une maturité et une ouverture d’esprit notable.  Vous vous méritez une petite visite de relaxation sur You Tube pour aller rire des frasques de mon fils aîné:

Simplicity Parenting – A talk by Kim John Payne


I went to a parenting talk last weekend and on the request of a few mamas from my community babywearing group I decided to do a quick write-up on the presentation. This will be a quick job, in the interest of posting something while it’s still fresh, as opposed to a fully researched job. If you are a Kim John Payne/Simplicity Parenting fan, please keep in mind that I did not know Kim John Payne until I went to his talk and have not read the book (although it is currently in my Amazon shopping cart). I am writing this post off the top of my head while my four youngest children are enjoying breakfast on a Sunday morning (and possibly watching some mindless tv, yes, there, I said it.)

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Des nouvelles des jumeaux: 1 an!! Oui! 1 an!


Nous venons de célébrer le premier anniversaire des jumeaux et c’est avec une joie teintée de nostalgie que je revis les moments précieux de l’année dernière. J’ai eu la chance de vivre une expérience unique avec ma septième grossesse, à un moment oú je m’attendais avoir tout vu, tout vécu. (pour ceux qui se demandent tout d’un coup pourquoi il y a un accent aigu sur le “u”, allez demander au traitement de texte qui semble avoir des sauts d’humeur).

Moins d’une heure après la naissance, je suis complètement euphorique. Cette photo a été prise juste avant de quitter la salle d’opération (tous les jumeaux sont nés en salle d’op, même quand une césarienne n’est pas nécéssaire).

Cette année m’a replongé dans le monde des bébés, que je n’avais jamais vraiment réintégré avec mes cinquième et sixièmes grossesses. Je me suis replongée dans la communauté des parents de très jeunes enfants, de jumeaux, de bébés allaités et du manque de sommeil et je m’y suis fait de nouveaux amis, j’ai établi des liens, lancé des lignes. J’ai changé mes approches afin de mieux profiter de mes bébés. Je l’ai ai portés, câlinés, j’ai dormis avec eux. Et aujourd’hui, plutôt que de les voir grandir avec anticipation, c’est avec un tout petit regret de ne pas les avoir plus portés, câlinés et bercés que j’enjambe cette première marche dans le passage inexorable des années.

Deux bébés! Ça donne encore un choc!

Au cour de leur 12ième mois, les bébés ont commencé à marcher à 4 pattes et à se lever debout. Lucas commence déjà à lâcher prise et tester ses petites jambes. Il a finalement rattrapé sa soeur et percé sa première dent. On fait tout un peu plus tard que la moyenne ici. Cette semaine, il a commencé à faire “au revoir” de la main, dire “ba-ba” (pour bye-bye) et “na” (pour non). Il dort toujours près de moi, soit dans un parc à côté de mon lit ou avec moi pour allaiter. C’est un petit bonhomme charmant et attachant, tout en câlins et en sourires. Ève de son côté est encore toute menue et délicate, une vrai petite fleur… jusqu’à ce qu’elle vous laisse voir sa personnalité de princesse impériale. Elle est exigeante et n’aime pas attendre, elle aime que les choses soient faites à sa manière. Elle est impériale mais pas impérieuse: elle demeure un bébé souriant qui aime les câlins. Elle n’a pas encore rencontré de nourriture qu’elle n’a pas englouti à grandes poignées, incluant le feta et le fromage de chèvre, le poivron, le tofu et les légumineuses. Tout passe à grandes bouchées et elle nous régale de ses aventures culinaires.

À la maison

Mes impressions de la première année des jumeaux? C’est beaucoup de travail, c’est très intense. Les 6 premiers mois, et plus particulièrement les 3 premiers mois, se passent dans une espèce de brouillard, une suite ininterrompue de boires, changes, soins immédiats, tout en essayant tant bien que mal de dormir un tout petit peu. Mais si le travail vient en double, la satisfaction vient également en double. Les jumeaux, c’est deux fois tout: deux fois plus mignon, deux fois plus drôle, deux fois plus câlins, deux fois plus doux. Si je tombais enceinte une fois de plus, une partie de moi serait déçue de ne pas revivre l’expérience des jumeaux. Je serait à la fois soulagée par la facilité d’un bébé unique tout en étant légèrement déçue de manquer l’émerveillement de voir deux bébés grandir côte-à-côte.

Photo par Jenna Sparks, Ottawa Lifestyle Photographer (jsparksphotography)

Photo par Jenna Sparks, Ottawa Lifestyle Photographer (jsparksphotography)

Photo par Jenna Sparks, Ottawa lifestyle photographer (jsparksphotography)