Que fera-t’il quand il sera grand?


Mon fils de 5 ans a une présentation orale mercredi ou, comme on le traduit de “show and tell”, un “montre et raconte” (que ma famille a affectueusement rebaptisé “Montre et Racontre”). Le sujet: un métier. La préparation a commencé au début du mois lorsque l’horaire des présentations est revenu à la maison. Mon bonhomme a annoncé:

On doit présenter sur un métier. Moi je vais parler de ce que je vais faire quand je vais être grand. C’est… DE l’ARGENT!!!

Quand n’avons-nous pas voulu être une petite mouche sur le mur en salle de classe? Sa soeur lui a demandé: “Tu veux être banquier?” il lui a répondu: “Non, je veux faire de l’argent, comme papa!”

*Ahem*

Mon mari travaille souvent de la maison et avant de descendre dans son bureau avec son café, embrasse les enfants et leur dit: “Bon, je m’en vais faire de l’argent.” On l’aura vu venir!

Ce matin, j’ai rappelé à mon bonhomme qu’il devait pratiquer sa présentation pour mercredi. Il s’est mis bien droit dans la cuisine et a déclaré:

Premièrement, je vais poser une devinette aux amis. Je vais leur demander de deviner ce que je vais faire quand je serai grand. Personne ne va deviner!”

Ensuite, je vais leur dire “C’est… de l’argent!”

Pour faire de l’argent comme mon papa, il faut avoir un bureau dans le sous-sol et un ordinateur.

Moi, je vais faire de l’argent avec mon ordinateur pour pouvoir acheter plus de nourriture.

Petite mouche sur un mur…

“What do you drive?”


I’ve been trying to write an insightful and suitably indignant post about the brewing robocall scandal but words fail me. My oldest daughter is watching the Oscars and between the endless chatter and my incoming Twitter feed, I can’t gather my thoughts… so in the mean time, I thought I would tell you about what I drive.

Any parent of a large family can probably confirm that people are curious about our means of locomotion. We have a large family and so we drive a large van. My van looks somewhat like this:

It’s a 15-passenger van but we don’t use the back bench, making it an 11-passenger van. With a family of 10, it fills-up quite nicely.

We also have a minivan that we use for driving around. I won’t try to justify the minivan by saying that it’s cheaper to have a second vehicle than to pay the gas on the utility van… but it’s a close call! We calculated that when gas hits around the $1.25 / litre mark, you can justify buying a small commuter car by the savings on gas.

Anyway, this is not really what this post is about. What I want to tell you is that nobody want to buy these suckers when they cost over $100 to fill-up. We bought ours for a song in 2008 when gas prices soared to $1.30. We “only” had 5 children then and could still fit in a minivan but we knew that we would have more children.

I’m telling you this because gas prices have been increasing lately. You can read about it here. Ideally, you would purchase your large-family van in November, December, January, when Christmas gift shopping takes over car shopping and dealers are begging you to take last year’s models off their real estate. But with gas prices the way they are going, I wouldn’t rule out some good deals up the pipe. If there is a large van in your future, start looking.

Faits divers du vendredi


For my English readers: Friday’s Mixed Nuts in French. ‘Cuz it’s their turn!

1 Une bête noire, c’est la traduction de “pet peeve” en anglais d’après Google. Je trouve que bête noire fait beaucoup plus sérieux que pet peeve mais enfin, allons-y. Une bête noire pas trop sérieuse: les aliments végétariens préparés imitation viande. Tout d’abord, on s’entend pour dire que les aliments préparés sont moins bons pour la santé que les repas fait maison. Du soya modifié génétiquement, transporté en camion sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à l’usine de transformation la plus proche puis transformé en croquettes de poulet végé, est-ce que c’est vraiment plus vertueux — ou nutritif — qu’un bon filet de porc frais produit localement? Si votre corps se rebelle tellement à l’idée de devenir végétarien que vous devez le truquer avec des produits tels que des lanières de bœuf sans viande, peut-être qu’il essaie de vous dire quelque chose…

Et pourquoi pas un bon sauté de tofu?

2 Deux choses: “Les petits enfants ont besoin de deux choses: des soins et de l’affection.” J’ai été à la fois touchée et bouleversée par le travail du personnel de l’escargot. Tant de besoin, si peu de ressources. Où est-ce qu’on commence? Allez voir ce reportage de l’émission Enquête (43 mn): Épisode 15 – Ils étaient six . On se pose tellement de questions quand on devient parent. Parfois je croise des couples dans l’allée des couches au supermarché en plein processus décisionnel. Allez visiter quelques forums Internet sur l’art d’être parent. Les questions existentielles y foisonnent ainsi que les déclarations à l’emporte-pièce sur ce qui fait un bon parent (ou un parent négligent): sein ou biberon? co-dodo ou chambre à part? garderie ou aide familiale? en français? en anglais? est-ce qu’ils offrent du mandarin? organique ou conventionnel? Les enfants ont besoin de soins et d’affection. Le reste tombera bien en place.

3 Trois chandelles sur un gâteau en coccinelle:

Joyeux anniversaire!

4 Quatre fois 10 = 40 jours de carême avant Pâques, la fête du renouveau. J’aurais voulu vous écrire un beau texte inspiré sur la traversée du désert et sur ce que l’on apprend sur nous-même en larguant les ballast. Mais je manque de souffle. J’ai parfois l’impression que ma traversée du désert a commencé il y a 4 ans et que j’attends toujours Pâques et le renouveau. L’arrivée des jumeaux a amorcé une période encore plus intense de sacrifice et de minimalisme, comme un arbre à fruit qu’on taille à l’automne et dont la récolte promise tarde à fleurir. Pour le carême cette année, je promets de continuer à attendre le printemps et de ne pas douter dans la noirceur des promesses reçues dans la lumière.

5 Cinq chevilles, ou plutôt Le mystère de la cinquième cheville, roman en bonne et due forme commencé mais jamais terminé par moi-même lorsque j’avais entre 12 et 14 ans (fait non vérifiable mais corroboré par le nom de mon chien à l’époque à qui est dédié le lieux principal de l’histoire — Cléoville). Ma mère a retrouvé 3 de mes manuscrits en faisant des fouilles quasi-archéologiques dans son sous-sol. Témoins d’une époque changeante, les deux premiers manuscrits sont tapés à la machine et le troisième à l’ordinateur. Si comme moi vous approchez de la quarantaine, The Museum of Obsolete Objects promet de vous faire vivre des moments de nostalgie ou de désespoir.

Des nouvelles des jumeaux: 5 mois!


For my English readers: this is a 5-month update on the twins with a picture gallery at the end. Enjoy!

Les jumeaux viennent d’avoir 5 mois et c’est le moment de vous donner des nouvelles. J’ai essayé de faire une session photo de 5 mois mais les bébés grouillaient tellement que… vous verrez en allant voir la galerie ci-dessous. J’ai pensé qu’une série de photos manquées raconterait mieux l’histoire que les 2 ou 3 photos plus ou moins réussies!

Qu’est-ce qui se passe dans la vie de cirque? Nous avons combattu plusieurs virus et quelques bactéries. Ma fille de 3 ans a terminé la garderie et est de retour à temps plein avec maman. Évidemment, avoir une petite dynamo avec moi a causé sa part d’adaptation. Je dois redécouvrir mes repères de mère au foyer et en découvrir de nouveaux: quoi faire pendant la journée avec trois enfants de 3 ans et moins? Comment faire les courses? Comment faire le ménage? Les repas? Je regrette de vous annoncer que cette mère de 8 enfants n’a aucune solution miracle pour vous: je m’occupe de ce qui crie le plus fort, que ce soit un enfant, un frigo sans lait, des livres de biblio en retard ou un plancher plein de traces de pas. J’ai quelques trucs de survie, par exemple ma mère vient chez moi une fois par semaine pour m’aider à faire l’épicerie. C’est une belle occasion de joindre l’utile au nécessaire et à l’agréable. Ma belle-mère rempli régulièrement mon congélateur et je n’ai à faire le souper que si je le désire.

Au niveau du sommeil, je continue — certains pourraient penser “en vain” — ma quête d’une meilleure nuit avec les jumeaux. Il n’y a pas beaucoup de progrès au niveau du sommeil de nuit mais j’ai forcé certains changements au niveau des siestes. J’ai remarqué quand Lucas avait 4 mois qu’il s’endormait souvent en chignant dans son siège d’auto en attendant nos départs. C’était un petit pleur pas très convainquant, sans larmes, et de courte durée. J’ai donc commencé à le laisser s’endormir seul pour sa sieste du matin et son dodo de la nuit. Il chigne pendant 5 à 15 minutes et s’endort. Parfois il ne pleure pas du tout mais si son pleur se change en pleur à fendre l’âme, je vais le voir pour le calmer, soit en l’allaitant… soit en l’allaitant finalement. Garder Sarah à la maison m’a permis de mettre l’emphase sur l’établissement d’une routine de sieste du matin (puisque je n’ai plus besoin de sortir le matin). Maintenant que la sieste du matin et le dodo du soir sont bien établis, je me mets à la sieste de l’après-midi. Il semble que Lucas soit beaucoup plus éveillé l’après-midi et a du mal à se calmer assez pour dormir. Jusqu’à présent, je me suis rabattu sur la balançoire pour l’après-midi mais je commence à coucher Lucas dans son lit. J’ai aussi acheté une machine qui fait du bruit de fond (white noise) et ç’a beaucoup aidé.

Puisque Lucas allait pleurer un peu, j’ai décidé de faire d’une pierre deux coups et de me débarrasser des sucettes. Mission accomplie sans trop de douleur: 4-5 mois est une bonne fenêtre pour le faire. Les bébés ont assez de dextérité pour trouver leurs doigts s’ils en ont besoin, ils n’ont plus autant besoin d’être emmaillotés (quoique mes petits le sont encore mais avec un bras qui dépasse) et ils ne sont pas encore attachés à leur sucette. Je me sers de la sucette à l’occasion lorsqu’ils sont en voiture.

En bref, mes bébés se réveillent encore au moins deux fois par nuit chacun, c’est-à-dire aux 3 heures maximum. J’allaite le premier qui se réveille puis le deuxième a un biberon. Au prochain réveil, j’alterne. Les nuits sont encore intenses puisque la toux de Lucas ne s’améliore pas: nous devons nous lever pour aspirer ses sécrétions et l’aider à tousser au moins une fois par nuit. Mais au moins il est capable de s’endormir seul pour autant qu’il soit bien nourri!

Notre routine quotidienne est donc structurée autour des siestes et d’une tentative de sortie s’il fait beau dehors. Et le ménage dans tout ça? Une amie me demandait si nous avions une femme de ménage ce à quoi j’ai répondu “Non” et elle a ajouté “Donc vous le faites vous-mêmes?” En fait, nous ne le faisons pas nous même! Il fait beau dehors donc nous sortons. Bonne journée à tous!

Living large in a small house: fitting 10 in a house built for 4


Pour mes lecteurs francophones: Voici une traduction de ma publication “Famille nombreuse de 7 enfants dans maison trop petite”. Vous pouvez trouver la publication originale ici.

The most entertaining part — and it can become an obsession — of owning a blog is to read the site stats, especially the search engine terms summary. For those who are unfamiliar with the technical underbelly of blogging, every time someone lands on my blog following a Google search (or any of the other search engines)  I get a little note in my stats telling me what those searches were. It allows me to make better use of the tags (and change some language, especially in French regarding twins nursing, that tends to attract, ah, er, readers that are not exactely looking for family fare *cough*). All this to say that someone landed on my blog while looking for “Large family with 7 children in house too small”. I was inspired.

Now, by popular demand, I am translating this post. Ok, one person requested. But we’re all about customer service here!

First, in the interest of full disclosure, I must tell you that I do not live in a house too small with my large family. In fact, my house is too large and I dream of designing and building the smallest house a family of 10 can comfortably occupy. When I say that I dream of living in the smallest possible house, what I mean is that I dream of a house I can keep clean. Unlike this one:

My guess is that the owners of this house -- currently being built in my area -- are not the ones cleaning it.

My husband, who has a design hobby, drew a 1,300 sq. ft house for our family inspired by the ideas found in Sarah Susanka’s The Not So Big House: A Blueprint fot the Way We Really Live. I have no doubt that it is possible to live in a house too small for a family with 7 children. However, what is usually lacking in North American houses is not so much space as well-designed space.

It reminded me of a conversation with a friend. When she and her husband bought their suburban house, they thought “This house is a good size for 3 or 4 children!” She added: “In another country, a mom like me would look at this house and say ‘This house is a good size for 3 or 4 families!'” And the families would probably be bigger!

Big enough for 3 or 4 children or 3 or 4 families?

You can observe the evolution of what is considered an appropriate house-size for a family by moving from the downtown area of most Canadian cities toward the suburbs. I’m always reminded, whenever I see this type of bungalow (below) that they were once considered a good size for 3 or 4 children. They usually have 3 bedrooms, one bathroom, a kitchen with an eating area and a living-room. The basements were meant as storage, as witnessed by the size of the windows in the foundation: you could not build an insurable bedroom with windows that size. Some houses had single attached garages.

A single family house in 1950-60

In today’s suburb, a single-family home has two storeys, a finished (or finishable) basement, a kitchen with eating area, a dining room,  a family room, a living room, 4 bedrooms and a double garage. And yet, several features show that these houses were built for families of 4 and can feel cramped for a large family. Even in our too-large house, we  redesigned some areas to make them more practical for our growing family. Here are a few thoughts in no particular order:

1. Do not limit yourself to what should be in a single family house. Yes, most houses have a family room and a living room but most people do not have 5, 6, 7, 8 children. We used to live in a house with an eat-in kitchen, a dining room, a family room and a living room. In other words, two eating spaces and two resting spaces. We had a wall built between the living room and the dining room and turned them into a music room and a home office. Then we had a resting space, an eating space, a study space and a piano space.

2. Open concept areas were not invented by parents of a large family. We used to live in a house with a cathedral ceiling in the kitchen open to the second storey and a front hallway open to the second storey. Visitors would be all: “This is great! This way you always know what the kids are doing!” Maybe, but when my husband was grinding coffee at 6:30 am in the kitchen, he could have been grinding it right in the baby’s room for the difference it made in the level of noise. Not to mention that you could not have a kid practicing piano in the living room while another was doing homework or watching tv in another room. Avoid open concept or try to close it off.

3. Think function. When we moved in our actual house, two of the children’s room had huge walk-in closets. We turned the walk-in in the boys’ bedroom in a small 3-piece bathroom (toilet, sink, shower) and a small laundry room, separated by sliding doors. Believe me, I appreciate my upstairs laundry room more than my boys decry the absence of a closet. Where do they put their clothes? Right now, we re-purposed bookshelves but it does look a bit disheveled. We will eventually get a couple of Ikea wardrobes.

A little messy but you get the idea. This used to be a walk-in closet.

4.Beware of yourself. Too often, our houses become too small because of too much stuff, not to much people. I know families who perform miracles with very large families in very tight quarters (we’re talking 8 kids in a 3-bedroom row-house with no backyard) and still manage to make their space look bright and cheerful. These people are, without exception, compulsive about what they bring into their house and what they keep there. They do not keep anything that has lost its function or outlived its usefulness and they certainly don’t get emotionally attached to stuff. For a good dose of motivation on the cost of clutter — personal and financial — I recommend Is There a Life After Housework? from Don Aslett. In a nutshell, if you have any storage area dedicated to things you no longer know what to do with, see part of every mortgage payment as rent for your stuff.

I realized while writing this post that we have done a lot of small changes to our living areas to make them more family friendly. My husband suggested that I expand on that in future posts, which I will do. Eventually.

Friday’s Mixed Nuts


1 One statement that may be offensive or viewed as insensitive to others but here we go. The public rendering of grief over pop-culture figures dying of drug/alcohol/both abuse  — like Amy Winehouse or Whitney Houston — drives me bonkers. It drives me bonkers because every day people die of drug abuse, either from overdose or over-usage. They don’t die in glory, they don’t have every Hollywood figure tweeting their sorrow, they don’t have glossy pictures of their better days splashed all over newspapers, they don’t get public tributes at award shows declaring what a great loss we’ve all suffered. They die alone, ravaged, miserable. Often, their families and friends have given-up on them years ago. Their only circle of support is the circle that keeps them deep into addiction hell. Amy Winehouse and Whitney Houston were the same miserable, ravaged, lonely people, just with publicists to smooth over the mess. They spent the GDP of a few small countries on dope, they messed-up their kids and loved-ones, they wasted their lives and talents and they get celebrated. Meanwhile in the Sudan…

2 Two court cases that should give you pause when a government official tells you not to worry over mandatory minimum sentences because prosecutors will use judgement in laying accusations: Smickle and Ian Thomson. Be afraid: prosecutors prosecute, that’s their job. Judges use judgement, that’s supposed to be their job… Unless you tie-up their hands with mandatory sentences.

3 Three years is too old to participate in programs at the Ottawa Public Library. Now, they do have a baby program for 0 to 18 months and a toddler program for up to 3 years. As a mother of 8 with a shiny new 3-year-old and infant twins, there is not a whole lot I can do outside the home. Can’t take them skating (I was informed by the helpful attendant that even infants in strollers needed to wear a helmet on the rink…. my babies are 4 months old!), can’t take them to the pool (there’s only so much life-saving you can perform with two babies in a sling) and now I can’t take them to story time because my 3 year-old is too old. Let me tell you something that may come as a shock to many modern parents: babies don’t care about books and stories. Babies care about you. You could read them the side of a box of Cheerios while sitting on the toilet and they would be just as enthralled, as long as you make eye contact. My 3 year-old on the other hand loves stories but doesn’t cares much about boxes of Cheerios once they are emptied on the floor. A day-time program for preschoolers would be welcome.

4 Four-ty is too old to start thinking about babies but we knew that already. What is worrying is the rising infertility rates among younger women. But, hey, who cares? There’s always new reproductive technologies, right? Wrong:

Canada’s pregnancy specialists have been sounding an alarm over the risks of deferred motherhood.

The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada – which has just issued new guidelines to doctors on “advanced reproductive age” and fertility – worries that women are placing too much blind faith in hightech fertility treatments to help them conceive once they’re ready to have a baby.

In an interview with CBC All in a Day, a doctor commenting on a new study of rising infertility rates noted that while the solution was for women to have their children younger, that wasn’t going to happen. His suggestion? Egg freezing and in-vitro fertilization once a woman is ready to reproduce. In other words, the solution to unreliable reproductive technologies is more reproductive technologies. Time to go watch Children of Men again!
5 Five pounds to my pre-twin-pregnancy weight! I’m not bragging: I had help from two run-ins with strep and a bout of stomach flu. But since I have a pedestrian interest in food and nutrition I thought I would mention that Weight Watchers is not a miracle diet. It requires discipline and determination and it works. Forget about fads, pills and devices and embrace the Eater’s Manifesto: Eat food. Not too much. Mostly plants. And if you really want results, do what one of my formerly-obese-now-training-for-a-marathon friend did and register for a running clinic from the Running Room AND Weight Watchers. You will not regret it, I promise!

Amitiés


Tout plein de cœurs à la cannelle à tous nos amis!

For my English readers: This post is about friendships and the things we give-up when we become parents.

Prendre la décision d’avoir des enfants, c’est décider de s’excuser de l’avant-plan, de donner la priorité, de céder le passage. Certains parents ne l’apprennent jamais. D’autres l’apprennent presque par accident. Vous seriez surpris par le nombre de personnes qui me disent:

   J’ai arrêté à 2. Je suis trop égoïste pour en avoir plus.

J’ai toujours trouvé ça triste. Intuitivement, on a tendance à penser que ceux qui l’admettent ont l’honnêteté de reconnaître leurs limites. Après tout, combien d’enfances malheureuses ont été causées par des parents égoïstes incapable de reconnaître leur inhabilité à faire passer leurs enfants avant eux-mêmes? Et pourtant, n’y a-t-il pas quelque chose d’extrêmement triste en cette fierté d’être égoïste, en cette absence de gêne? Comme si l’égoïsme devrait être la norme et le don de soi l’exception. Comme s’il n’y avait aucune valeur à tenter de surmonter nos faiblesses, de grandir au-delà de nos limites? Dans le fond, ne sommes-nous tous pas trop égoïstes de nature? Je le suis et je l’admets. Mais plutôt que de me complaire dans mon inhabilité de faire passer les autres devant moi, j’ai choisi d’ajouter plus “d’autres” dans ma vie, jusqu’au point où faire passer les autres est devenu plus simple que de tenter de me faire passer en premier.

Enfin, ce post n’est pas au sujet de ma supériorité morale — croyez-moi, il n’en est rien! — mais plutôt au sujet de ce que l’on abandonne au profit de nos enfants. Pour le meilleur et pour le pire.

Au cours des vacances de Noël, mon très talentueux frère s’est mis au pain et m’a demandé si je faisais toujours mon pain. “Ha! Ha!” ai-je répondu, “Ça c’était jusqu’au quatrième enfant!” Ça m’a fait réfléchir sur mon parcours de mère et les choses qui étaient tombées en cours de route. Par exemple, j’ai tué une plante verte pour chaque nouveau-né et depuis la naissance des jumeaux j’ai perdu la toute dernière. Les couches de coton n’ont pas survécu au quatrième enfant. J’ai abandonné mon hobby d’aquarium avec plantes vivantes après le cinquième. J’ai fait de la musique jusqu’à six enfants et ma guitare ramasse maintenant la poussière. J’ai fait mon pain jusqu’au troisième. Et ainsi de suite.

Puis il y a aussi toute sorte de choses que nous faisions entre familles jusqu’à ce que le train de vie effréné prenne le dessus. Le camping d’hiver dans un refuge, commencé comme activité père/enfants et qui a évolué pour inclure les mamans qui ne voulaient pas rester en arrière. Les partys d’igloo l’hiver, de cueillette de pommes l’automne et de n’importe quoi l’été, autant d’excuses pour inviter autant d’amis que possible et faire la fête. Les brunchs entre amis. Les randonnées en forêt. Les voyages d’un jour à Kingston ou à Montréal.

Aujourd’hui, nous arrivons au vendredi soir la langue à terre sans aucun désir de sortir. La maison en foutoir trahi les sorties en coup de vent entre deux activités. La fin de semaine passe en clin d’oeuil entre la gymnastique des uns, le travail des autres, les devoirs et le ménage. Dimanche soir se pointe le bout du nez et soudainement, le tapis roulant de la semaine reprend de l’élan. Semaine après semaine, mois après mois et, maintenant, année après année. Et tout d’un coup, je réalise que je n’ai jamais rencontré les plus jeunes enfants de certaines de mes plus anciennes amies. Ma vie sociale se déroule en mise-à-jour sur Facebook. Je n’appelle plus personne, à quoi ça sert? Je suis interrompue au bout de 30 secondes. Plus personne ne m’appelle et je me demande s’ils ont tout simplement abandonné ou si nous sommes toutes dans le même bateau.

Je n’ai presqu’aucun regret d’avoir eu à abandonner ceci ou celà au fil grandissant de ma famille.  Mais je m’ennuie de mes amies. De celles que je ne vois plus, de celles que je ne vois que rarement et de celles que je ne vois que superficiellement entre deux Latte avec les enfants qui attendent impatiemment. Je suis à la fois reconnaissante et embêtée par Facebook et ses amitiés faciles. Je sais qu’un jour les enfants seront grands et que nous auront à nouveau le temps de sortir et de recevoir. J’espère qu’il y aura encore du monde à voir à l’autre bout du tunnel.