Histoire d’une naissance bien ordinaire: Bébé#1


Cette année, j’ai pris la résolution d’écrire l’histoire de la naissance de chacun de mes enfants. J’ai d’abord pensé le faire graduellement à l’occasion de leur anniversaire mais 4 anniversaires sont déjà passés sans que les histoires n’aient été écrites.

Certaines de ces histoires sont fragmentées par l’effet du temps mais j’ai encore des images et des sensations vives logées dans ma mémoire.  Je ne saurais jamais si ces récollections sont fidèles mais elles représentent les hauts-faits de ces journées mémorables et uniques qui ont forgé, sculpté et raffiné qui je suis, la personne que je suis devenue.

Ma plus vieille. Si vous la connaissez, vous savez son nom. Si vous ne la connaissez pas, elle a un nom à la fois fort et déterminé mais empreint d’un certain romantisme et d’une beauté poétique, à son image. Son nom lui va bien.

Ma grossesse  avait été stressante. Première grossesse, une surprise. J’étais âgée de 21 ans et je venais de finir ma première année de droit avec grand succès. J’ai commencé très tôt à souffrir de nausées extrêmes et dans mon enthousiasme naïf, ai préféré ne pas prendre de médicaments pour les contrôler.

Vers 16 semaines, épuisée, en perte de poids, presque incapable de mettre un pied devant l’autre, j’ai commencé à prendre des médicaments pour la nausée. Vers 20 semaines – 1 semaine après notre mariage — mon mari est parti en déploiement à l’étranger pour 6 mois. Nous nous attendions à ce qu’il manque la naissance. J’ai eu beaucoup de mal à faire face à cette possibilité. Je me rappelle de cette période de grand désespoir. J’y ai souvent pensé après, une fois mon bébé né. Lorsqu’on attend notre premier enfant, notre expérience de la maternité se limite à l’univers très personnel de la grossesse. Un univers contenu par les limites de notre corps et de notre imagination. Un univers exclusif qui absorbe et anéanti  ce qui s’y oppose, comme un trou noir. Un univers qui prend fin avec l’accouchement, alors perçu comme un choc, un grand inconnu.

Je me souviens avoir vu l’absence de mon mari à l’accouchement comme un traumatisme, comme si son absence l’empêcherait par la suite de s’attacher à son enfant, comme si nous devions absolument partager cette expérience clef pour pouvoir commencer du bon pied.

Mariage, vers 26 semaines de grossesse
Mariage, vers 26 semaines de grossesse

J’ai souvent repensé à cette grande peur, qui a finalement forcé le retour prématuré de mon mari et assuré sa présence à l’accouchement. C’était une peur justifiée par les limites de mon expérience mais que j’ai regretté. J’ai regretté de ne pas avoir été plus forte et plus courageuse. L’aventure de la maternité commence à l’accouchement mais l’accouchement en est une si petite partie!

Le dernier jour de ma session universitaire, je suis retournée à mon appartement en autobus en passant par le centre d’achat. C’était au retour de la longue fin de semaine de Pâques et j’avais eu quelques contractions durant le weekend. Alors que j’attendais l’autobus, quelqu’un m’a demandé quand était ma date prévue d’accouchement. « Dans une semaine » j’ai répondu. J’aurais pu répondre : « En fait, nous nous rendrons à l’hôpital ce soir! » Lorsque je suis arrivée à la maison, j’ai commencé à avoir des contractions régulières aux 30 minutes. Nous avons marché au magasin de vidéos – et oui, nous devions aller au magasin louer des vidéocassettes lorsqu’elle est née! – nous avons loué « The Madness of King George » et quelque chose d’autre. J’ai fait un bon spaghetti pour avoir de l’énergie. J’ai vomi tout le spaghetti quelques heures plus tard.

Enceinte d'au moins 30 semaines de mon premier bébé.Comique! Aujourd'huiui je suis de cette taille vers 12 semines....
Enceinte d’au moins 30 semaines de mon premier bébé.Comique! Aujourd’huiui je suis de cette taille vers 12 semines….

Les contractions ont augmenté de manière régulière : 15 secondes aux 30 minutes, 20 secondes aux 15 minutes, 45 secondes aux 5 minutes. C’était le temps de partir. Mon mari s’est amusé à conduire un peu vite, pour la forme. Nous sommes arrivés à l’hôpital vers 10 heures du soir, j’étais déjà en travail depuis 8 heures mais je n’étais pas fatiguée : c’était un travail graduel et très progressif qui me permettait de m’habituer à un certain niveau de douleur avant de passer au suivant. Ma mère m’avait fait une chemise de nuit spéciale pour l’accouchement avec une étiquette « Fait avec amour par maman ». Elle était verte avec des petits pois blancs et je me rappelle avoir pensé à quel point la couleur se rapprochait des jaquettes d’hôpital… avoir su, j’aurais choisi une couleur plus vive!

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Lors de l’admission, j’ai été examinée par une infirmière qui m’a mise un moniteur foetal. Une fois le travail confirmé, le moniteur a été retiré  et j’ai été admise en obstétrique. Une fois admise, je me suis installée dans une chaise berçante en bois dont les appuie-bras étaient  arrondis et vernis à la perfection. Je me rappelle avoir passé mes mains en mouvements circulaires sur le bois doux pendant les contractions alors qu’elles devenaient plus intenses. Je ne réalisais pas que le focus sur le bois de la chaise et sur mes mains m’empêchait de serrer les poings et de me concentrer sur la douleur. Je sentais surtout mes contractions dans le dos.

J’ai approché le travail et l’accouchement avec confiance, naturellement. Je n’avais pas peur, j’étais entre bonnes mains et j’ai laissé mon corps faire son travail. Lorsqu’on m’a offert une rupture des membranes, à 5 cm, j’ai refusé. Je savais intuitivement que le travail se passait à la perfection et je n’avais aucun désir d’y changer quoi que ce soit. Je savais intuitivement que le travail est un processus organique dont la complexité dépasse encore la médecine. Un peu comme le papillon qui bat de l’aile et cause un ouragan, l’écologie de mon corps en travail refusait toute intervention externe.

J’étais parfaitement confortable sur ma chaise. Mon mari a dormi un peu sur le lit d’hôpital.

Une infirmière est venue de voir. Je me souviens de ses mains sur mon ventre. Elle m’a dit que j’avais un ventre parfait. Parfaitement rond, sans aucunes vergetures. Elle massait doucement mon ventre et son geste m’a centré et réconforté. J’étais polie et de bonne humeur, les infirmières étaient heureuses de venir me voir.

Lorsque la transition a commencé, les contractions étaient longues et rapprochées et je me rappelle avoir eu un moment de désespoir en réalisant que je devrais avoir mon bébé avant de pouvoir me reposer. J’avais pensé prendre une petite pause, retourner à la maison prendre un douche et déjeuner, avant de continuer. Je venais de vomir mon spaghetti et de vider mes intestins. Je ne savais pas à quel point tous ces signes indiquaient l’imminence de la naissance. Comme pour tous mes accouchements subséquents, j’ai eu une longue période latente qui m’a permis de souffler un peu. Quand mon médecin est arrivé, j’étais prête à commencer à pousser. J’étais assise sur mon lit et confortable. C’était le moment  de vérité! J’étais en travail depuis presque 16 heures.

Mon mari et une infirmière m’ont aidé à me relever pour chaque poussée. Avec chaque contraction, je devais pousser pendant qu’ils comptaient jusqu’à 10. J’étais trop épuisée pour pousser très fort, j’avais l’impression de pousser pour leur faire plaisir. On voyait la tête… puis elle disparaissait. Je commençais à perdre ma concentration puis j’ai regardé mon docteur et dans la réflexion de ses lunettes, j’ai vu la tête de mon bébé. Cette image m’a complètement électrifiée. J’ai encore poussé et mon bébé est sorti.

Qu’est-ce qui s’est passé après? C’est un peu flou. On a du placer le bébé sur moi, j’ai dû commencer à trembler. Je sais qu’on m’a dit peu de temps après que c’était une fille. Mon mari a coupé le cordon. Le placenta a dû sortir. J’ai très peu de souvenirs clairs de cette période d’euphorie. Je me rappelle avoir pensé « Évidemment c’est une fille! » Je savais que c’était une fille dans mon cœur. Et je me rappelle m’être demandé si je serais aussi euphorique si je m’étais trompée et que c’était un garçon. Et je me rappelle avoir pensé « Non »… Une bien drôle de conclusion. Tout était tellement nouveau!

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Première têtée à la lumière du soleil levant
Première têtée à la lumière du soleil levant

À la maternité, la pratique de laisser les bébés partager la chambre de leur maman était toute nouvelle et un peu radicale. Il y avait encore une pouponnière et les infirmières m’ont convaincu de leur laisser mon bébé pour que je puisse me reposer. Je n’ai pas réussi à me reposer une seconde : j’entendais mon bébé pleurer partout.

Lorsque j’ai demandé à mon infirmière de laisser le bébé dormir dans ma chambre, elle m’a répondu que je ne recevrais aucune aide pour les soins de bébé. Elle m’a montré un bol et m’a dit que je devrai lui donner son bain « avec ça », ne précisant pas qu’il s’agissait d’un bain à la débarbouillette puisque le moignon de cordon ombilical ne devait pas être mouillé. J’étais inquiète, intimidée. J’avais l’impression de ne rien connaitre. Comment devais-je donner un bain à ma petite dans un bol? Je ne comprenais pas.  J’ai laissé l’infirmière amener mon bébé à la pouponnière à contrecœur. J’ai appris plus tard que l’hôpital pensait faire la transition vers la cohabitation obligatoire et que les infirmières combattaient le changement. Pendant son séjour en pouponnière, ma toute petite a reçu une sucette et un biberon d’eau sucrée pour la faire attendre son boire. J’ai eu beaucoup de mal à établir l’allaitement et je suis certaine que c’était en partie à cause de la séparation et de l’horaire de boires que l’hôpital maintenait. Heureusement, nous ne sommes pas restés longtemps!

Mamie
Mamie
Mamie rencontre sa première petite-fille. Je suis finalement lavée, changée et en train d'attaquer mon premier repas.
Mamie rencontre sa première petite-fille. Je suis finalement lavée, changée et en train d’attaquer mon premier repas.
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Ma chère amie E-C qui a habité avec moi pendant que mon mari était déployé à l’étranger. Sa présence et son support m’ont beaucoup aidé.

Une fois de retour à la maison, j’ai eu beaucoup de mal à allaiter mon bébé. J’ai persévéré, ma tête de mule m’a bien servi.  Je dois beaucoup de reconnaissance à ma mère, qui était non seulement à mes côtés mais partageait également ma détermination. Ma mère et ma belle-mère avaient allaité leurs enfants. Ce support intergénérationnel était pour tout dire perdu pour les jeunes mères de mon âge et je me compte chanceuse d’avoir pu en profiter.

J’ai deux souvenirs clairs de cette période difficile qui m’apparaissent comme des vignettes. Dans la première, mon bébé n’arrête pas de pleurer. Mon mari a bien essayé de la calmer mais il n’y a rien à faire. Il pense qu’elle a sans doute besoin de boire mais je viens de l’allaiter et mes mamelons sont complètement détruits par sa mauvaise prise. Je refuse d’allaiter, mon bébé pleure, mon mari se fâche. Il me met le bébé dans les bras et sort de la pièce. Au moment où il est presque sorti, je vois du coin de l’œil ma belle-mère qui lui envoie un regard sans équivoque et qui le renvoi d’un signe de la main reprendre le bébé. J’ai eu le temps de prendre une douche et de me calmer puis de recommencer à allaiter. Une autre belle-mère aurait partagé l’exaspération de son fils ou serait allée préparer un biberon.

Dans la deuxième vignette, ma mère est chez moi lorsque je reçois un paquet par la poste. Mon bébé a maintenant 3 semaines et l’allaitement est encore très difficile. Je prépare mes examens de fin d’année en droit, je pompe mon lait pour avoir une petite réserve à laisser à mon bébé lorsque j’écrirai mes examens. Mon bébé dort près de moi dans un petit siège que je berce avec mon pied.

Je reçois un paquet par la poste. Ma mère et moi sommes excitées : ce paquet inattendu viendra égayer une journée difficile. La boîte est en carton lustré avec des photos de bébés en noir et blanc. J’ouvre la boîte. Elle contient une boîte de formule (lait artificiel), un biberon et les meilleurs vœux d’Enfalac. Les bras m’en sont tombés. Je suis restée bouche-bée. Au pire de l’allaitement, au moment où j’étais le plus près  d’abandonner. Les « marketeux » de la formule connaissaient leur marché à merveille. Comment avaient-ils mon adresse? Comment savaient-ils que j’avais donné naissance? Il y a 17 ans, cette information leur était donnée par l’hôpital qui recevait sans doute des caisses de lait en échange.

Ma mère a pouffé de rire, mais ce n’était pas un rire drôle. Elle a pris la boîte et l’a mise à la poubelle. J’ai toujours été reconnaissante pour cet acte de support. Lorsqu’une mère voit son enfant souffrir, son premier réflexe est de trouver une solution. Et la solution à mes problèmes était là, dans cette boîte. Mais ma mère savait qu’elle ne pouvait pas me laisser abandonner. Que la solution à mes problèmes, à la lumière de ma personnalité et de mes ambitions, était de me laisser m’entêter jusqu’au succès. Lorsque j’ai reçu la boîte de lait d’Enfalac, ma lutte pour l’allaitement est devenue personnelle. Je n’allais pas les laisser gagner.

J’ai été critiquée au cours des années pour ma position sans compromis sur l’allaitement maternel. Peu de gens comprennent la détermination née de cette tentative de sabotage, la réaction de “mère-ours” qui m’est montée à la gorge. Nous ne pourront jamais supporter l’allaitement assez pour contre-balancer les efforts des multinationales du lait artificiel.

J’ai réussi à rejoindre une infirmière de santé publique dans une autre ville qui avait reçu une formation en allaitement maternel. Elle est venue m’aider à corriger la position et la prise de mon bébé et a mis mon allaitement sur les rails.  Je me souviens des gens que j’ai rencontrés sur mon parcours qui sont allés au-delà de ce qui leur était demandé. J’essaie d’être cette personne aujourd’hui, dont la décision d’aller plus loin pour quelqu’un fera une différence. Je ne me rappelle plus du nom de cette infirmière. J’aimerais lui dire que son service m’a permis d’allaiter mon premier enfant. Puis 7 autres depuis. Et que je continue à « passer au suivant » l’aide en allaitement que j’ai reçu d’elle il y a si longtemps.

Ma mère m’a offert « L’art de l’allaitement maternel ». Quand j’y repense, j’en suis encore touchée. Encore aujourd’hui, la plupart des mères de mon âge allaitent sous le regard parfois incrédule et souvent négatif de leurs mères. Je me suis accroché à ce livre, que j’ai lu et relu. Et relu. Et nous y sommes arrivées.

Enfin!!
Enfin!!

La motivation à allaiter m’est venue de ma mère et des intervenantes qui m’ont aidé avec ma technique. Je me suis joins à un groupe de support en allaitement. Je me souviens d’un rendez-vous avec mon médecin accoucheur lorsque mon bébé n’avait pas encore 6 semaines. Il a regardé ma fille et a dit : « Une belle peau de bébé allaité » Je lui ai demandé s’il y avait une différence et il m’a répondu : « On dit que non, mais les bébés allaités ont une peau lumineuse. Je peux tout de suite voir la différence. » Ce sont ces petites interventions venues de nulle part qui ont façonné ma détermination malgré la difficulté, à une époque où l’allaitement était encore un peu radical. Et 17 ans plus tard, tout le monde sait qu’il y a une différence!

Je me souviens être allé acheter une tête de chou pour en faire des compresses contre l’engorgement. J’attendais pour payer avec ma tête de chou que je berçais doucement… Elle avait environ le bon poids! Lorsque l’allaitement a été établi, mon bébé est devenu tout à fait prévisible et charmant. À 3 semaines, elle dormait 6 heures la nuit et buvais aux 4 heures pendant la journée. À 6 semaines, elle dormait 12 heures la nuit et se réveillait aux 4 heures pendant la journée pour boire avant de se rendormir. Elle dormait environ 20h/24 et grossissait à vue d’oeuil. À 5 mois, elle pesait déjà 20 livres (9kg). Lorsqu’elle avait 5 mois, je suis tombée enceinte à nouveau. Elle s’est sevrée tout naturellement à 13 mois, environ 1 mois avant que son frère arrive.

1 mois et un beau sourire
1 mois et un beau sourire
Portage "vintage" dans un porte-bébé Fisher-Price qui avait coûté $25... Ha! Ha! Ha!
Portage “vintage” dans un porte-bébé Fisher-Price qui avait coûté $25… Ha! Ha! Ha!
Nous avons porté nos plus vieux dans un sac-à-dos, déjà "vintage" il y 17 ans... Les choses ont bien changées!
Nous avons porté nos plus vieux dans un sac-à-dos, déjà “vintage” il y 17 ans… Les choses ont bien changées!

Aujourd’hui, elle a 17 ans et viens d’avoir son permis de conduire. C’est une jeune dame avec une personnalité à la fois perfectionniste et exigeante. Elle s’attend à beaucoup d’elle-même et surtout des autres et se dirige vers des études en médecine. Son ardeur au travail et son leadership naturel sauront bien la servir. Elle est d’une beauté radieuse. Bien que les hauts et les bas de l’adolescence la pousse à vouloir s’affranchir de sa famille, elle a toujours eu une loyauté envers les siens que j’apprécie énormément. J’ai toujours dit que je n’aurais pu souhaiter une aînée plus parfaite et ce n’est pas parce qu’elle est parfaite – bien qu’elle aime le croire – mais parce que sa personnalité et sa détermination font d’elle une personne mature et fiable qu’il est facile de suivre. Enfant, elle était plus souvent qu’autrement insensible à la correction, sa fierté et son introversion la poussant à tout accueillir avec un haussement d’épaule. Heureusement, son intelligence et son jugement mature ont fait en sorte qu’elle n’ait eu besoin que de très peu de correction. Une fois à l’école, j’ai réalisé qu’elle était tout aussi insensible à la pression des pairs qu’à la correction et j’ai développé une nouvelle appréciation pour son tempérament parfois difficile à cerner. Je sais qu’elle fera des erreurs car son jugement n’a d’égal que sa fierté. Mais j’ai confiance qu’elle saura s’en sortir et en tirer des leçons qu’elle appliquera ensuite à sa vie.

Je n’avais que 22 ans lorsque je lui ai donné naissance et cette expérience a été non seulement formative mais déterminante. De savoir de quoi mon corps était capable, de savoir que je pouvais surmonter la douleur, de savoir que je ne vivais plus que pour moi-même, de savoir quelle puissance cohabite avec l’extrême vulnérabilité de l’accouchement, de savoir qu’en endormant la douleur on endormait aussi l’euphorie, ont toutes été des leçons de vie que je transporte avec moi depuis. Sa naissance m’a donné la force et la confiance de foncer. Deux personnes sont nées en cette belle journée de printemps.

17 ans plus tard
17 ans plus tard
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4 thoughts on “Histoire d’une naissance bien ordinaire: Bébé#1

  1. C’est drôle comment des gestes insignifiants pour moi ont été déterminants pour toi. J’avais oublié cet épisode du paquet d’Enfalac. Et comme je disais à Sophie, il y a ta vie AVANT ton premier enfant et ta vie APRÈS qui ne sera plus jamais la même. gros bisous à vous deux qui m’avez fait grand-mère, un rôle merveilleux qui aide à passer les passages de la vie.

  2. Bonjour Véronique,
    J’apprécie ton écriture depuis avoir commencé à lire PWPL mais c’est la première fois que je laisse un commentaire. En fait, je suis nouvellement enceinte et j’aimerais savoir si je peux te poser quelques questions sur les services d’accouchement à Ottawa. Si oui, tu pourrais peut-être m’envoyer ton adresse courriel? Merci beaucoup!

    1. Salut M! Bien sûr avec plaisir. Je t’envoie mon adresse courriel à l’adresse gmail que tu as fourni en laissant ton commentaire. Merci et à bientôt!

      Véronique

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