La saison des anniversaires


This post titled “Birthday Season” is about our birthday parties or lack thereof

Je n’ai jamais été une grande “fan” des fêtes d’enfants, sans doute parce que les anniversaires dans notre famille sont concentrés entre janvier et juin. Ç’a l’air de rien comme ça mais une fête d’enfant toute simple à la maison peut coûter une centaine de dollars et taxer la logistique familiale. Avec deux fêtes en janvier, une en février, une en mars, deux en avril et une en juin, ça fait une différence dans notre budget d’opération. Cette année, la saison des anniversaires est tombée pile sur le dernier trimestre de ma grossesse et les fêtes d’anniversaire ont “pris le champ” comme on dit… Les enfants, surtout les plus jeunes, ont posé quelques questions mais s’en sont, en somme, très bien tirés.

Nous avons la chance d’avoir ce que j’appelle “a-party-in-a-box”… c’est-à-dire que notre famille suffit. Depuis que les enfants sont tout petits, nous prenons le temps de décorer une chaise et de placer leurs cadeaux à leur place à table. Les plus vieux sont désormais assez grands pour décorer les chaises et la décoration a pris un ton nettement “ado” — lire “sarcastique” — mais je ne m’en plain pas (trop).

Lorsque les plus grands étaient petits, je m’inquiétais beaucoup de créer des traditions familiales qui passeraient le test du temps. Et maintenant, 18 ans plus tard, je réalise que les traditions se créent elles-mêmes, par le passage du temps. Les célébrations n’ont pas besoin d’être extravagantes pour être mémorables, en fait ce sont les traditions les plus simples qui prennent racine le plus facilement. Ce qui compte, c’est le temps que l’on prend pour les personnes qu’on aime.

 

Advertisements

Un été bien rempli…


La vie, la vie! L’été se termine lentement et nous nous apprêtons à célébrer le deuxième anniversaire des jumeaux. Et oui! 2 ans! Et nous faisons finalement nos nuits en passant!

J’ai quitté mon emploi à la Chambre des Communes et je me dirige vers de nouvelles aventures. Je travaille désormais de la maison pendant la sieste. Fini les embouteillages et les soupers mal planifiés.

Les enfants sont de retour à l’école après un été tranquille. Je vais reprendre du collier et recommencer à écrire, c’est promis… En attendant, voici quelques photos d’un bel été bien rempli.

Coup de coeur: Rivière-du-Loup, Québec


Vous vous demandez peut-être pourquoi je n’ai rien publié depuis quelques semaines. J’ai en fait écrit ce post trois fois : l’ordinateur a mangé les deux premières versions. Mise-à-jour : Et j’ai trébuché sur mon fil et perdu la troisième version.

Donc… Pour la troisième quatrième et dernière fois…

En  route pour l’Ile-du-Prince-Édouard, nous nous sommes arrêtés pour deux nuits à Rivière-du-Loup avant d’entamer la traversée du Nouveau-Brunswick. J’y ai découvert une ville à l’échelle humaine avec une vue imprenable sur le fleuve. Malgré sa situation incomparable, Rivière-du-Loup n’est pas une ville ravagée par le tourisme. Les opérateurs de l’industrie récréo-touristique sont sympathiques, dédiés à leur région et déterminés à laisser une bonne impression.

Lorsque nous avons fait nos réservations au printemps dernier, le Village Vacances Valcartier (région de Québec) nous a surchargé pour chaque enfant excédant le maximum de corps humains permis sur un terrain. Dans notre cas le prix par nuit a presque doublé. $95 par nuit, c’est beaucoup moins cher que l’hôtel mais quand même! Nous leur avons expliqué que nous n’étions pas un groupe ou un camp de vacances ou une gang de voisins qui arrivaient pour le party. Nous sommes une famille avec 2 adultes et 8 enfants qui sont tous les nôtres. Rien n’y a fait. C’est le contre-poids d’une grosse boîte corporative: l’infrastructure y est bien meilleure mais la touche humaine y est manquante.

À Rivière-du-Loup, le Camping du Quai nous a accueilli à bras ouverts et avec flexibilité. Nous avons payé le prix du site, sans surcharge malgré le nombre d’occupants. Comme l’a fait remarquer Michelle, propriétaire du camping : « Les enfants apprennent beaucoup en voyageant. Il ne faudrait pas les pénaliser parcequ’ils font partie d’une grande famille. »

Nous avons utilisé notre journée à Rivière-du-Loup pour partir en bateau voir les baleines du St-Laurent. L’opérateur des expéditions sur le St-Laurent nous a fait un prix de famille qui nous a permis de faire l’expédition, le prix tel qu’affiché aurait été prohibitif, nous sommes 10 après tout! Les enfants ont passé une demi-journée splendide, calme et ensoleillée, à regarder une maman rorqual et son petit leur faire tout un spectacle. Nous avons rencontré un couple de Rimouski qui tient un gîte sur la ferme et promis aux enfants  de faire une tournée de la péninsule gaspésienne un jour. Grâce à nos porte-bébé, Sarah est restée au milieu de l’action sur le dos de papa tout en restant bien en sécurité. J’ai porté les jumeaux, un sur le devant et un sur le dos, pendant toute la tournée. Eux bien emmitouflés dans leur veste de polar, moi bien isolée par mes deux petites bouillottes : j’étais la seule sur le bateau en t-shirt!

Puisque notre escale à Rivière-du-Loup n’était qu’une étape sur la route de l’ Île-du-Prince-Édouard, nous n’avions pas planifié de sorties autre que notre virée sur le St-Laurent. Lors de notre prochain séjour, nous allons prendre le temps de faire une randonnée à l’Isle-Verte  et visiter le parc marin du St-Laurent .

Au retour de l’Île, nous avons à nouveau fait escale à Rivière-du-Loup. Puisque nous voulions repartir aux petites heures le lendemain matin, nous avions décidé de laisser la roulotte attachée à la van.  Après avoir cherché en vain un resto de type Big-Box avec un stationnement assez grand pour accommoder notre équipage, j’ai suggéré à mon mari d’aller fouiner du côté du quai de Rivière-du-Loup. Récemment réaménagé grâce à un investissement important du gouvernement du Québec, le quai nous a permis de nous arrêter pour manger et repartir sans le stress de devoir manier notre roulotte dans les petites rue sinueuses. Nous y avons fait la découverte du tout petit restaurant  « Le Boucaneux » que nous recommandons chaudement. Heureusement, nous y sommes arrivés vers 16 :45 et avons pu avoir une table pour 10 : toutes les tables étaient déjà réservées pour la soirée. Un mardi soir. À Rivière-du-Loup. Ils n’ont pas de chaises-hautes ou de menu pour enfants, soyez préparés. Mais le repas a bien valu la peine de sortir les chaises hautes de la roulotte!!

Au revoir Rivière-du-Loup! Et à bientôt!