Coup de coeur: Rivière-du-Loup, Québec


Vous vous demandez peut-être pourquoi je n’ai rien publié depuis quelques semaines. J’ai en fait écrit ce post trois fois : l’ordinateur a mangé les deux premières versions. Mise-à-jour : Et j’ai trébuché sur mon fil et perdu la troisième version.

Donc… Pour la troisième quatrième et dernière fois…

En  route pour l’Ile-du-Prince-Édouard, nous nous sommes arrêtés pour deux nuits à Rivière-du-Loup avant d’entamer la traversée du Nouveau-Brunswick. J’y ai découvert une ville à l’échelle humaine avec une vue imprenable sur le fleuve. Malgré sa situation incomparable, Rivière-du-Loup n’est pas une ville ravagée par le tourisme. Les opérateurs de l’industrie récréo-touristique sont sympathiques, dédiés à leur région et déterminés à laisser une bonne impression.

Lorsque nous avons fait nos réservations au printemps dernier, le Village Vacances Valcartier (région de Québec) nous a surchargé pour chaque enfant excédant le maximum de corps humains permis sur un terrain. Dans notre cas le prix par nuit a presque doublé. $95 par nuit, c’est beaucoup moins cher que l’hôtel mais quand même! Nous leur avons expliqué que nous n’étions pas un groupe ou un camp de vacances ou une gang de voisins qui arrivaient pour le party. Nous sommes une famille avec 2 adultes et 8 enfants qui sont tous les nôtres. Rien n’y a fait. C’est le contre-poids d’une grosse boîte corporative: l’infrastructure y est bien meilleure mais la touche humaine y est manquante.

À Rivière-du-Loup, le Camping du Quai nous a accueilli à bras ouverts et avec flexibilité. Nous avons payé le prix du site, sans surcharge malgré le nombre d’occupants. Comme l’a fait remarquer Michelle, propriétaire du camping : « Les enfants apprennent beaucoup en voyageant. Il ne faudrait pas les pénaliser parcequ’ils font partie d’une grande famille. »

Nous avons utilisé notre journée à Rivière-du-Loup pour partir en bateau voir les baleines du St-Laurent. L’opérateur des expéditions sur le St-Laurent nous a fait un prix de famille qui nous a permis de faire l’expédition, le prix tel qu’affiché aurait été prohibitif, nous sommes 10 après tout! Les enfants ont passé une demi-journée splendide, calme et ensoleillée, à regarder une maman rorqual et son petit leur faire tout un spectacle. Nous avons rencontré un couple de Rimouski qui tient un gîte sur la ferme et promis aux enfants  de faire une tournée de la péninsule gaspésienne un jour. Grâce à nos porte-bébé, Sarah est restée au milieu de l’action sur le dos de papa tout en restant bien en sécurité. J’ai porté les jumeaux, un sur le devant et un sur le dos, pendant toute la tournée. Eux bien emmitouflés dans leur veste de polar, moi bien isolée par mes deux petites bouillottes : j’étais la seule sur le bateau en t-shirt!

Puisque notre escale à Rivière-du-Loup n’était qu’une étape sur la route de l’ Île-du-Prince-Édouard, nous n’avions pas planifié de sorties autre que notre virée sur le St-Laurent. Lors de notre prochain séjour, nous allons prendre le temps de faire une randonnée à l’Isle-Verte  et visiter le parc marin du St-Laurent .

Au retour de l’Île, nous avons à nouveau fait escale à Rivière-du-Loup. Puisque nous voulions repartir aux petites heures le lendemain matin, nous avions décidé de laisser la roulotte attachée à la van.  Après avoir cherché en vain un resto de type Big-Box avec un stationnement assez grand pour accommoder notre équipage, j’ai suggéré à mon mari d’aller fouiner du côté du quai de Rivière-du-Loup. Récemment réaménagé grâce à un investissement important du gouvernement du Québec, le quai nous a permis de nous arrêter pour manger et repartir sans le stress de devoir manier notre roulotte dans les petites rue sinueuses. Nous y avons fait la découverte du tout petit restaurant  « Le Boucaneux » que nous recommandons chaudement. Heureusement, nous y sommes arrivés vers 16 :45 et avons pu avoir une table pour 10 : toutes les tables étaient déjà réservées pour la soirée. Un mardi soir. À Rivière-du-Loup. Ils n’ont pas de chaises-hautes ou de menu pour enfants, soyez préparés. Mais le repas a bien valu la peine de sortir les chaises hautes de la roulotte!!

Au revoir Rivière-du-Loup! Et à bientôt!

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Family camping hits and misses: DIY Laundry


My oldest daughter demonstrating the art of washing your own clothes while wearing two camping un-dryables: the hooded sweatshirt and jeans.

When my husband and I planned our summer holidays we decided to make them more than just fun and include a bit of life skills. Since we have 5 daughters — including, to be honest, an infant who still wears whatever the heck I say — frugality in their change of clothes was a survival skill that was sorely lacking. And by survival, I mean mostly my own as the Chief Laundry Matron.

To teach the girls frugality in their change of clothes, we decided to skip the laundromat altogether and make the children wash their own clothes. We purchased a large yellow janitor’s bucket-on-wheel with a mop wringer. We hoped to use it as a laundry-washer-and-wringer. We also went shopping for a proper hand-washing laundry detergent. My first lesson in DIY laundry was to learn that not all gentle detergents are created equal. In other words, there is gentle machine detergent and there is hand-washing detergent. For longer-term use, you cannot get away with repeatedly (read daily) washing clothes by hand in machine detergent. I learned this at the last minute and left with a jug of grocery-store bought Ivory Snow. It did the job but in the future I will shop for something meant to be dumped back into the ground.

The laundry routine got off to a bad start when we realized that the yellow janitor bucket would not fit in the camping trailer. Well, not with our current rate of packing. Fitting 10 in a trailer meant for 7 doesn’t only mean that you will be cozy — read “cramped”– it also means that you are storing more stuff than the trailer was meant to store. Leaving the wringer at home meant hand-wringing and putting-up very wet clothes to dry.

The drying time was a problematic issue. When camping in PEI, where the weather was dry and windy, our clothes took half a day to dry. But in Quebec where the weather was hot, humid and the campsites shaded, drying took at least two days. I say “at least” because we left Quebec City with a basket full of wet clothes that finished drying in the St-Lawrence River wind in Riviere-du-Loup.

The drying issues didn’t stop with the weather. Another challenge came, what’s new, from the size of our family. Even with washing small loads daily, I didn’t have enough clothesline to hang 10-people’s clothes. I relied on a folding drying rack but stacking clothes side-by-side also lengthens drying time. Add the daily load of beach towels and bathing suits and the drying real estate comes at a premium. Last winter as we were planning our trip, I made a list of camping clothes I wanted to find for the children. It included a lot of active wear from MEC in synthetic fibers and nylon blends for quicker drying. I was hoping to find most of it in consignment stores but didn’t follow-through with as much enthusiasm as clothing 8 kids on a budget warrants. We left with our usual canvas and t-shirts. And those take a long time to dry, especially when they sport fancy add-on such as cargo pockets and shelf bras. To top it off, some children — who shall remain anonymous — tossed the carefully crafted list of “Things to Bring” and packed their own duffel bags with enough clothes to bypass the entire laundry exercise. Not only didn’t they learn anything about laundry frugality but we tripped on their humongous kit bags for two weeks, shedding bits and pieces of sanity with every hit.

Laundry logistics was also a concern in the planning of our daily activities. To be kept under control, the laundry monster had to be fought a little daily. But planning daily laundry without interfering with the hot water needs of mealtimes and personal hygiene made it difficult to leave the trailer. I had to face the fact that regardless of the value of the learning experience, 6 people doing a handful of laundry daily was seriously inefficient. In the interest of having a family holiday, I ended-up doing most of everybody’s laundry. Overall, I washed half of our total laundry burden by hand and took advantage of laundromats for the other half.

I’m not giving-up on DIY laundry and the teaching of clothes frugality. Next time, we will bring the wringer bucket even if I have to toss a few overstocked items (like the playpen and my guitar: really, we c0-sleep… in a 26X8 ft camper trailer… why did I think that (a) I would use the playpen, and (b) I would play a musical instrument after bedtime. Why?). I will also carefully oversee my children’s packing to make sure that they don’t bring their entire wardrobe and that their clothes are easy to wash and dry. And I will buy a washboard. That will be the best part.

Par un beau dimanche matin à Valcartier


Notre aventure de camping était à peine commencée lorsque j’ai eu l’occasion de réfléchir à la proximité que l’on s’impose au nom de la paix et de la relaxation.

Mon mari a observé lors de notre arrivée à notre premier arrêt: “L’argent permet de mettre de la distance entre voisins.” C’est une observation apte. Si on part au bas d’une échelle de coût, du terrain de camping à l’hôtel 4 étoiles, la paix augmente avec la distance et le prix. Un pan de nylon et un cèdre chétif laisse très peu à l’imagination. Une caravane offre déjà un peu plus d’intimité.

Un terrain de camping utilitaire situé à côté d’un parc aquatique offre une option abordable aux familles à la recherche d’activités amusantes. Il ne s’agit pas de camping pour les amateurs de la nature. C’est plutôt un grand stationnement parsemé de conifères avec accès rapide aux jeux d’eaux. 95% des campeurs y sont comme nous avec de jeunes enfants, un chien et un grand sac de guimauves
à faire griller. Les ado se retrouvent à la boutique matin et soir pour profiter du wi-fi gratuit. La civilisation est proche et le camping facile.

Dimanche matin, j’ai rencontré malgré moi le 5% qui n’y était pas en famille. Je m’étais levé très tôt, vers 06:30, et j’avais amené les jumeaux en poussette vers le chalet central afin de vérifier mes emails et éviter de réveiller mes enfants et, admettons-le, les reste des campeurs.

C’est ainsi que je l’ai entendu arriver, un peu comme la sirène d’un véhicule d’urgence qu’on entend avant de vraiment savoir d’où elle vient. Il parlait à voix haute, de manière un peu démente. Il est arrivé au chalet central à bout de souffle, à moitié habillé, avec le regard enflammé. Il avait le visage rouge et dévisagé, tordu par la colère. Il maudissait le gouvernement, l’administration, les propriétaires du camping. Il ponctuait chaque invective d’un coup de poing bien senti, parfois en l’air, plusieurs fois dans les murs. Quelqu’un l’avait réveillé à 7:00 du matin. Il payait 100$ la nuit pour un site pourri et être réveillé à 7:00 du matin. Il était hors de lui.

Il est passé devant moi, assise sur un banc devant le chalet avec mes petits, sans me voir. Je suis restée figée sur place, espérant ne pas attirer son attention. Lorsqu’il est entré dans le chalet, je suis partie en jetant un regard au jeune employé de garde dans la guérite à l’entrée du camping, il parlait à sa radio, appelant des renforts. Je quittais le chalet au moment où une jeune dame arrivait de la même direction que l’enragé, suivie de deux agents de sécurité avec les oreilles encore humides. Ils ont réussi tant bien que mal à le calmer. La jeune dame pleurait, implorait, apaisait et cachait sa figure entre ses mains. Il l’engueulait, la bousculait et elle semblait plus embarrassée par l’éclat public que par la violence dont elle était victime. Était-elle une sœur? Une amie? Une amante? Peu importe: elle semblait habituée et j’ai espéré qu’elle était un membre de la famille en vacances avec son frère malade plutôt qu’une petite amie piégée dans une relation toxique.

La commotion a rapidement réveillé un autre campeur qui a cru bon venir mettre de l’huile sur le feu. L’enragé commençait à peine à souffler lorsqu’un campeur bien intentionné a cru approprié de le relancer: “Ostie d’malade, c’est quoi ton problème??! Moé aussi j’ai payé mon $100 pis c’est pas pour me faire réveiller à 7:00 par un criss de cave comme toé!” Et c’étais reparti. Quelque mètres plus loin, une fille essayait tant bien que mal de retenir son type qui voulait s’en mêler: “On a rien à voir là-dedans. Revient…Revient!!” Ça m’a fait penser aux émeutes de la coupe Stanley et comment les jeunes hommes ont besoin de se battre pour quelque chose afin de se sentir en vie. En l’absence de quelque chose d’important comme une famille, un pays ou un principe, ils se rabattent sur des conneries.

Lorsque tout est revenu au calme, je suis passée devant la tente du deuxième type. Je l’entendais raconter à sa blonde: “Pis là j’y ai dis ‘M’a t’ouvrir la face mon tabarnak…'” Je pouvais imaginer l’histoire de pêche et le poisson grandissant à chaque interprétation. Lorsque je suis retournée au chalet, deux autos de police arrivaient toutes sirènes dehors. Quelqu’un a du avoir un voyage de retour gratuit pour Québec. Et j’ai pensé à la jeune femme qui l’accompagnait. Était-ce la première fois? Est-ce que ce sera la dernière? Que racontera-t-elle à ses proches?

Le camping de convenance fait tomber les mûrs et nous met face-à-face avec notre nature humaine. Avec quelle rapidité le vernis de civilité qui recouvre nos interactions avec autrui disparaît-il! Une mauvaise nuit, un lit un peu trop dur, une bière de trop, et nous en arrivons rapidement aux coups. Ça m’a fait réfléchir à ma propre vulnérabilité et à mon inhabilité à défendre mes enfants physiquement s’ils étaient menacés. Ça m’a aussi fait réfléchir à mes enfants et aux adultes qu’ils deviendront. Seront-ils courageux face aux intempéries de la vie? Sauront-ils faire face aux désagréments avec contrôle de soi et force de caractère? Sauront-ils choisir et quitter leurs partenaires avec jugement? Sauront-ils se battre pour ce qui en vaut vraiment la peine? Beaucoup dépendra d’eux mais encore plus de moi.

Le camping fait tomber les mûrs et nous laisse à découvert.

Camping with baby (ies)


We just left for our 3-week trailer adventure, towing our little house (emphasis on little) all the way from Ottawa to the maritimes with some fun stops along the way. One of the challenges of fitting 10 in a trailer made for 9 (on paper, reality is more like 7) is what to do with the babies. The trailer is either in eat mode or sleep mode with strictly enough room to do one thing at a time: prepare food or sleep. The outside is dirt.

Before going any further, let the record show that camping with babies is a royal nuisance and should be avoided. But if you can’t avoid it because, like me, you have other children for whom the definition of a good time goes beyond napping at regular intervals in their own bed, then you may need to find ways to compensate for the sheer lousiness of camping with infants.

(Some people camp with baby because they love camping and want to share their love of sleeping on dirt with their unappreciative infant/toddler. There is nothing I can say to help these folks.)

(As another aside, my 3 year-old just fell asleep singing “I want to go home to sleep” on the tune of Safe and Sound by Taylor Swift. So there.)

But yes, so you have to camp with infants or toddlers because you have ABSOLUTELY NO OTHER CHOICE and you are looking for tips to make your life more pleasant or at the very least less miserable. My first tip would be to get a cheap wading pool (cheap as in $15 is too much) and bring a bag of toys. The wading pools are the first things out of the trailer and the twins have a clean dry place to play. They can also be filled with one inch of water and placed in the shade at the splash pad on a hot day.

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Sleeping in tents with babies can and will be a pain in the neck. And the lower back. Co-sleeping has been our saving grace. For Lucas especially, home is where the boob is. And it may sound like a drag at home but it’s a boon on the road. Here he is snuggling-up to Sarah in the queen size bed we share.

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Of course, co-sleeping can be dramatic especially when you wake-up with your 3 year-old violently throwing-up on you. This morning’s shower was the best ever and it is with little sleep and some unplanned laundry that we hit the road for the second leg of our RV extravaganza!