For my English readers: Friday’s Mixed Nuts in French. ‘Cuz it’s their turn!
1 Une bête noire, c’est la traduction de “pet peeve” en anglais d’après Google. Je trouve que bête noire fait beaucoup plus sérieux que pet peeve mais enfin, allons-y. Une bête noire pas trop sérieuse: les aliments végétariens préparés imitation viande. Tout d’abord, on s’entend pour dire que les aliments préparés sont moins bons pour la santé que les repas fait maison. Du soya modifié génétiquement, transporté en camion sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à l’usine de transformation la plus proche puis transformé en croquettes de poulet végé, est-ce que c’est vraiment plus vertueux — ou nutritif — qu’un bon filet de porc frais produit localement? Si votre corps se rebelle tellement à l’idée de devenir végétarien que vous devez le truquer avec des produits tels que des lanières de bœuf sans viande, peut-être qu’il essaie de vous dire quelque chose…

2 Deux choses: “Les petits enfants ont besoin de deux choses: des soins et de l’affection.” J’ai été à la fois touchée et bouleversée par le travail du personnel de l’escargot. Tant de besoin, si peu de ressources. Où est-ce qu’on commence? Allez voir ce reportage de l’émission Enquête (43 mn): Épisode 15 – Ils étaient six . On se pose tellement de questions quand on devient parent. Parfois je croise des couples dans l’allée des couches au supermarché en plein processus décisionnel. Allez visiter quelques forums Internet sur l’art d’être parent. Les questions existentielles y foisonnent ainsi que les déclarations à l’emporte-pièce sur ce qui fait un bon parent (ou un parent négligent): sein ou biberon? co-dodo ou chambre à part? garderie ou aide familiale? en français? en anglais? est-ce qu’ils offrent du mandarin? organique ou conventionnel? Les enfants ont besoin de soins et d’affection. Le reste tombera bien en place.
3 Trois chandelles sur un gâteau en coccinelle:

4 Quatre fois 10 = 40 jours de carême avant Pâques, la fête du renouveau. J’aurais voulu vous écrire un beau texte inspiré sur la traversée du désert et sur ce que l’on apprend sur nous-même en larguant les ballast. Mais je manque de souffle. J’ai parfois l’impression que ma traversée du désert a commencé il y a 4 ans et que j’attends toujours Pâques et le renouveau. L’arrivée des jumeaux a amorcé une période encore plus intense de sacrifice et de minimalisme, comme un arbre à fruit qu’on taille à l’automne et dont la récolte promise tarde à fleurir. Pour le carême cette année, je promets de continuer à attendre le printemps et de ne pas douter dans la noirceur des promesses reçues dans la lumière.
5 Cinq chevilles, ou plutôt Le mystère de la cinquième cheville, roman en bonne et due forme commencé mais jamais terminé par moi-même lorsque j’avais entre 12 et 14 ans (fait non vérifiable mais corroboré par le nom de mon chien à l’époque à qui est dédié le lieux principal de l’histoire — Cléoville). Ma mère a retrouvé 3 de mes manuscrits en faisant des fouilles quasi-archéologiques dans son sous-sol. Témoins d’une époque changeante, les deux premiers manuscrits sont tapés à la machine et le troisième à l’ordinateur. Si comme moi vous approchez de la quarantaine, The Museum of Obsolete Objects promet de vous faire vivre des moments de nostalgie ou de désespoir.



