17 mois


Il ne sera pas dit que j’ai laissé passé une célébration! Les jumeaux ont 17 mois. 17 mois ça ne veut pas dire grand chose mais c’est le mois où ils ont commencé à dormir dans la même chambre et à faire leur nuit, sans traumatisme, sans hurlements… Ou si peu! Je suis fière d’avoir écouté mon cœur et d’avoir attendu le moment propice.

C’est aussi le mois où Ève a découvert le monde des deux-pattes. Trois mois après son frère. Comment je peux suivre deux bambins qui déambulent? C’est simple: une série de rhumes et de poussées dentaires les gardent bien au chaud près de maman et papa. Je crois que nous avons comme une excroissance dans le dos: notre centre de gravité change pour trop de portage, mais c’est mieux que d’être suivis par deux zombies qui pleurent et qui morvent, non?

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Collation au volant


En septembre dernier, j’ai revu une maman que je connaissais depuis longtemps à travers l’école des enfants. Maman à la maison pour quelques années, elle avait pris congé du marché du travail pour avoir ses enfants. Son mari poursuivait une carrière accaparante et il semblait raisonnable qu’elle reste à la maison afin de s’occuper de la caverne pendant que papa allait à la chasse au mammouth.

Quand les aléas de la vie ont vu papa se retrouver sans emploi, maman est retourné travailler à contrecœur: bien qu’elle ait été plus “employable” que son époux, je ne crois pas que papa était un père à la maison dans l’âme. Il s’en suit donc que maman dû maintenir la caverne et s’occuper de la chasse au mammouth pendant que papa s’occupait vigoureusement à éplucher les petites annonces d’emplois dans The Economist — et peut-être se rattraper dans sa lecture, hum, qui sait?

Quand j’ai revu maman, elle avait doublé de taille. La sédentarité du travail de bureau n’a rien de comparable avec la vie quotidienne avec quelques enfants. Et le stress y était peut-être pour quelque chose? Je me préparais moi-même à retourner au travail à la fin de mon congé de maternité et j’ai pris note.

Mais que s’est-il passé? J’ai perdu la note. il est devenu difficile de courir régulièrement. Puis il y a le bol sans fond de M&M que mon patron garde bien rempli “pour les visiteurs”. Et tout d’un coup comme ça, juste avant les vacances de Noël, je n’arrivais plus à attacher mes pantalons. Pas drôle!

J’ai essayé de me mettre au régime mais mon corps qui allaite s’est rebellé. Trois semaines de régime n’ont pas réussi à faire bouger la balance. J’ai coupé le Nutella et la crème glacée complètement. Je n’ai jamais aussi bien — et aussi peu! — mangé de ma vie et pourtant la balance refuse de bouger. Cette semaine, elle a même augmenté de 3 livres. 3 livres… Pas grand choses mais démoralisant quand même.

Faute de comprendre ce qui ne marche pas et d’accepter que la quarantaine qui approche, la grossesse multiple et les 6 grossesses qui l’ont précédé, ont changé mon corps pour toujours, je tente de mettre moins d’emphase sur la balance et son allié le miroir qui me renvoient l’image d’une personne que je ne reconnais pas. Je me concentre sur la course, le prochain demi-marathon, le plaisir que j’ai à aller courir, et une alimentation saine.

Lorsque je déjeune à 5:30, j’ai besoin de refaire le plein avant midi. J’ai commencé à apporter un smoothie pour le trajet au bureau, histoire de ne pas tomber dans le bol de friandises en arrivant.

Le super smoothie simple et délicieux, végétarien, sans gluten et avec un petit boost de protéines en prime:

– une banane fraîche
– 3/4 de tasse de petits fruits congelés
– une bonne cuiller à soupe de beurre d’amandes
– environ une tasse (ou plus selon la consistance) de lait d’amande. Si vous avez le bec sucré, vous pourriez utiliser la version sucrée à la vanille. J’utilise du lait d’amandes normal sans rien.

Et voilà!

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