Petite mouche sur un mur…..


Les fêtes de Noël sont à notre porte. Plusieurs personnes m’ont dit qu’elles aimeraient être une petite mouche sur un mur de ma maison le matin de Noël. C’est certainement une journée pleine d’excitation fébrile, d’enfants qui courent et qui crient. C’est aussi une journée qui commence tôt!

Mademoiselle a dormi dans ses beaux vêtements. Elle est prête pour la fête!
Mademoiselle a dormi dans ses beaux vêtements. Elle est prête pour la fête! Elle a déjà reçu un porte-bébé Kinder-Mini pour sa souris Mimi.

La fête de Noël commence avec la Messe de Minuit à 17 :00 pour les petits. Cette année, nous avons eu la chance d’avoir un banc dans l’église, merci à mon fils aîné qui était un lecteur. Il y a longtemps, nous allions à la Messe le matin de Noël. C’est beaucoup plus calme et il y a moins de foule. Je crois que nous allons recommencer cette tradition. Du moins, c’est ce que j’ai annoncé à mon mari hier soir. AU retour de la Messe, les petits se couchent et les grands font un réveillon. À la campagne, nous faisions un petit feu à l’extérieur pour y faire griller des saucisses. Cette année, nous nous sommes contentés de spanakopitas cuits au four et de dessert.

Les enfants se lèvent au petit matin pour voir les cadeaux sous le sapin. Ils ont le droit de déballer leur bas de Noël (qui contient du chocolat et des choses utiles comme des chaussettes et des sous-vêtements) aussitôt levés : ça nous achète un peu de temps. Cette année, mon mari a annoncé que nous devrions laisser les plus vieux dormir jusqu’à 7 :00, ce que j’ai trouvé ironique puisqu’ils ne nous ont jamais laissé dormir plus tard que 5 :30 étant petits. La plus vieille s’est roulé du lit à contrecœur pour « participer » aux « réjouissances » mais a eu un peu de mal à se composer un visage jovial. Nous avons néanmoins apprécié sa présence de corps sinon d’esprit parmi nous et espérons que son expression faciale était une réaction à l’heure matinale plutôt qu’à ses étrennes.

La joie d’une famille nombreuse c’est qu’il y a toujours des petits de moins de 8 ans pour être complètement hystériques. Les plus vieux font moins d’effusions mais il n’y a rien comme un petit de 3 ans qui déballe un paquet de pâte à modeler. C’est simple, c’est abordable et ça fait toujours plaisir. Je suis parfois un peu nostalgique pour mes plus vieux car je réalise que la magie de Noël et de plus en plus difficile à recréer alors que nous vieillissons. Ce n’est pas du désenchantement, car mes plus vieux sont toujours contents à Noël. Mais évidemment, leurs goûts deviennent plus raffinés et les surprises sont moins surprenantes.

La veille de Noël, je prépare un pain perdu que je ferai cuire pendant que nous développons les cadeaux. Le matin de Noël, tout ce que j’ai à faire, c’est de trouver le bouton d’allumage de la cafetière, une nécessité lorsqu’on emballe les cadeaux jusqu’à une heure indue.  À chaque année, mon mari me fait promettre de ne pas laisser l’emballage de cadeaux  à la veille de Noël. Mais je crois qu’il aime cette petite heure passée avec moi dans la salle de bain avec deux paires de ciseaux et du scotch. Nous avons notre propre petit réveillon…

Elle aime bien plus le papier que le cadeau!
Elle aime bien plus le papier que le cadeau!
Il est à peine 6:30 quand même! La meilleure partie d,avoir une grande famille, c'est de faire payer les grands pour leurs réveils matinaux des années passées!
Il est à peine 6:30 quand même! La meilleure partie d,avoir une grande famille, c’est de faire payer les grands pour leurs réveils matinaux des années passées!

Cette année, les préparations de Noël ont été simples. Entre mon travail et la fatigue généralisée, nous n’avons pas réussi à augmenter le rythme de production au cours du mois de décembre. Nous avons poursuivi notre lancée sans réussir à ajouter des activités supplémentaires. Les courses de Noël ont surtout été faite en-ligne, les cadeaux sont restés simples, la cuisine de Noël minimale. Nous avons coupé notre arbre à la mi-décembre mais nous n’avons pas eu le temps de le décorer avant les vacances scolaires. En une fin-de-semaine, les enfants ont terminé l’école, se sont mis à décorer l’arbre, ont commencé la popote de Noël. Bien qu’il y ait des choses que j’aimerais rajouter à nos coutumes de Noël, j’ai beaucoup apprécié de vivre la saison de l’Avent telle qu’elle doit être vécue : en attente plutôt qu’en délire. DSC_0464

Un chapeau de bucheron avec barde intégrée.
Un chapeau de bucheron avec barde intégrée.
Mes gymnastes reçoivent un nouvel habit à Noël. Ce n'est plus une surprise mais c'est toujours une joie!
Mes gymnastes reçoivent un nouvel habit à Noël. Ce n’est plus une surprise mais c’est toujours une joie!
On se régale avec du pain perdu et un bon café bien mérité.
On se régale avec du pain perdu et un bon café bien mérité.
Mon beau sapin, épinette, bref....
Mon beau sapin, épinette, bref….

Le matin de Noël, nous restons en famille. Ce matin, les enfants ont pu jouer avec leurs cadeaux, les jumeaux ont fait une sieste et je suis allée courir un petit 8 km avec mon mari. Nous allons bientôt nous préparer à partir visiter ma famille élargie pour notre grande fête de Noël traditionnelle. Personne n’est brusqué, tout le monde est de bonne humeur. C’est un bien joyeux Noël!

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December Mixed Nuts


It’s been one nutty month! January is coming and we will be making some important changes to our family routine to make it more manageable. Or, more accurately, to make it more manageable by happy, competent parents. Right now we are grouchy, unhealthy, harried and exhausted parents.

(1) One thing we are doing well by necessity is Advent. No, we haven’t figured out the Jesse Tree or even the Advent calendar. We don’t even have an Advent wreath this year! The twins are 15 months and I am more tired and overwhelmed on a year of sleep deprivation than I was after 3 months (fancy that!). What we have achieved through being too busy to worry is a very simple lead-up to Christmas. “What?” you ask, “Why a simple lead-up to Christmas?” Well, because we are Catholics and this is how it was meant to be. Here is a catchy little video that explains what Advent is about. My favorite part? “If you are sick of Christmas by December 25th, you didn’t do Advent correctly!” We must have done something right then!

(2) Two Christmas dance open house(s)…. My oldest daughter started teaching Irish dancing this year and I wasn’t able to attend her first open house as a teacher but I did attend her dance class. I don’t have digital pictures of her first Christmas open house, 10 years ago or I would post a “This was then, this is now” I am so, so proud of my children. No words can describe this feeling. Here’s a little reel for the season (or a hornpipe? I feel like I should know…)

http://youtu.be/5SHE7JfcapU

(3) Three … O Christmas Tree. My son told me this joke and because I’m a French speaker, it took me a while to “get” it: Why couldn’t the French man count to 10?” – “Because there’s a ‘tree’ in the way”… Ok, ok. We took an afternoon to go to our country acreage and chop down a piece of evergreen. The tree is too floppy to carry light garlands but it is unique. It’s ours.

First snowfall. Time to get a tree!
First snowfall. Time to get a tree!
On our way to find a tree
On our way to find a tree
This is part of the bluff where our house will be built.
This is part of the bluff where our house will be built.
Success!!
Success!!
Having fun in the sleigh
Having fun in the sleigh
Coming home!
Coming home
Eve is helping
Eve is helping

(4) Four days of intense batch cooking. I subscribed to Once a Month Mom, a meal planning tool that takes the thinking out of batch/freezer cooking. The “Once a Month” is for a “normal” family of four. For a family of 10, it’s an exhausting 4 day kitchen marathon. It would have been worth it except that our oven is broken and our landlord unresponsive. My freezers are full, FULL, and I’m still making supper from scratch almost every day. But the recipes from the Whole Food menu are delicious. I plan to write a full review post soon. In the mean time, here are my two middle daughters making tortillas from scratch. Adjusted for a family of 10, it starts with “Pour 27 cups of flour into a large bowl.”

Making tortilla from scratch with a big bowl!
Making tortilla from scratch with a big bowl!

(5) Five older children got a special treat this season. The Parliamentary Dining Room is a fine restaurant located on the 6th floor of the Centre Block of Parliament. It is accessible to Members of Parliament, Senators, and selected members of the Parliamentary Press Gallery. Once a year, it opens its doors to Parliament staff and their guests. This is the second time that my husband and I treat our older children to the Christmas buffet at the Parliamentary Dining Room. We leave the littles with my mother and we have some good civilized fun with our table-mannered children.

Some fine looking young people
Some fine looking young people
"So then I told Transport Canada 'Why don't we regulate more stringent car seat guidelines every year. It will prevent people from passing them on and recycling them' Our bottom line could use a boost... Get it? A boost!"
“So then I told Transport Canada ‘Why don’t we regulate more stringent car seat guidelines every year. It will prevent people from passing them on and recycling them’ Our bottom line could use a boost… Get it? A boost!”
Cheers!
Cheers!
Ladies
Ladies
Drama in the vintage wood-paneled elevator
Drama in the vintage wood-paneled elevator
The Rotunda in Centre Block: All decked-out!
The Rotunda in Centre Block: All decked-out!

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So That’s what we did this Advent season. What about you?

Beauty and the gargoyles
Beauty and the gargoyles

La vie comme une rivière, la suite.


Suite à ma dernière publication en français «La vie comme une rivière » j’ai reçu quelques commentaires questionnant le message sous-jacent à mon texte. Certains m’ont demandé si l’adoption d’enfants à besoin spéciaux était le seul moyen « de se prouver. » D’autres ont observé que tout le monde n’est pas appelé à faire de grandes choses, que certains ne sont appelés qu’à bien mener une vie ordinaire.

C’est vrai. Nous ne sommes pas tous appelés à la même chose. Nous ne suivons pas tous le même chemin. Mais peut-être sommes tous appelés à quelque chose de plus grand que nous-mêmes? Ce n’est pas le point de départ ou d’arrivée qui importe mais le dépassement de soi. Combien de briques sont nécessaires pour former la base solide de la pyramide? Sans une base bien étayée, la pointe de la pyramide ne vaut pas grand-chose. Et c’est ainsi que ceux qui semblent nous dépasser ont eux aussi besoin du support d’une base solide. L’important, c’est d’être prêt à servir. Je me suis beaucoup questionné sur l’adoption : nous avons tellement à offrir. Pour l’instant, j’ai réalisé avec grande clarté que j’étais appelée à un rôle de support. Le support matériel et spirituel est une brique tout aussi importante de cette démarche. J’ai trouvé beaucoup de paix intérieure lorsque j’ai compris que plutôt que de me sentir inutile parce que je n’avais pas la même vocation , je pouvais transformer cette bonne volonté en prière et demander d’être prête à sauter dans la mêlée. Puis de faire confiance.

C’est ainsi qu’a commencé une belle histoire d’entraide et de support, tout tranquillement alors que je revenais de visiter mon amie qui vient d’adopter et qui se poursuit aujourd’hui.

Lorsque les jumeaux sont nés, j’ai commencé à m’intéresser au portage. J’avais besoin de mes mains et j’avais trois enfants qui avaient besoin de mon attention. J’ai découvert que le portage, c’était bien plus que de récupérer ses mains! Prendre les petits sur moi me permets non seulement de continuer à m’occuper des autres mais aussi de répondre à leur besoin de contact et d’attention. 15 minutes sur le dos de maman et j’ai des petits ressourcés, comme neufs. Bref, au cours de mon congé de maternité, j’ai découvert une communauté de portage, j’ai commencé à utiliser des écharpes et des porte-bébés préformés. Puis comme je porte beaucoup, j’ai commencé à accueillir des mamans chez moi et à me déplacer pour aider les mamans à apprendre l’art du portage.

Lorsque j’ai visité mon amie qui vient d’adopter, j’ai passé la journée avec son petit bonhomme de 2 ans et je l’ai porté dans le sling pour une bonne partie de l’après-midi. IMG_1898C’est fou comment le portage peut jeter des ponts et rendre une situation non familière normale pour un enfant. Puis j’ai porté une de ses jumelles dans mon préformé Manduca et j’ai tout de suite vu que ce serait la solution idéale pour que maman retrouve ses mains. La poche en tissus intérieur permet de bien placer bébé, sans la forcer dans une position non-physiologique (elles ont quand même 18 mois les puces, malgré leur taille de nouveau-né). Le préformé évitait la courbe d’apprentissage de l’écharpe pour laquelle maman n’a ni le temps ni l’inclination et le Manduca a la versatilité d’être utilisé pour son bonhomme de 2 ans qui, en surcroît d’avoir encore bien besoin de sa maman, doit la suivre à l’hôpital et en clinique, autant d’endroits où il ne pourra pas toujours toucher à tout et se promener librement. Avec mes trois de moins de 3 ans depuis l’année dernière, c’est porte ou crève; et mes circonstances ne sont même pas dans la même galaxie de difficulté!

Avant ma visite, j’avais pensé offrir une de mes écharpes à mon amie en cadeau de bienvenue. Je suis un fan fini de mes écharpes de portage. Mais j’ai bien vu que ce ne serait pas approprié pour une maman qui n’a ni le temps ni l’inclination de battre la courbe d’apprentissage de l’écharpe, d’autant plus que la pratique se ferait plus souvent qu’autrement dans le stationnement de l’hôpital l’hiver ou sur des planchers durs à l’intérieur de l’hôpital.

Même les grands enfants aiment le portage!
Même les grands enfants aiment le portage!

Au retour de ma visite, j’ai décidé de vendre deux écharpes de portage et deux slings afin de financer l’achat de deux porte-bébés Manduca. Le total se portait à $370 avant les taxes. J’ai donc annoncé mes écharpes à vendre auprès de mes amies du groupe de portage d’Ottawa sur Facebook. J’ai écrit un court texte sur le Manduca et le portage « à besoins spéciaux » et j’ai expliqué pourquoi je vendais mes deux écharpes. Moins de 20 minutes plus tard, j’avais reçu plusieurs messages me demandant si je prenais les dons : plusieurs mamans voulaient contribuer mais n’avaient pas besoin d’une nouvelle écharpe. Puis une amie m’a dit « Il y a 300 mamans dans le groupe de portage, si 25 mamans donnent $15, tu as tes deux porte-bébés. » J’ai donc annoncé que mon compte PayPal avait été remis à zéro et que celles qui aimeraient contribuer pouvaient le faire via PayPal. La vente de mes écharpes se ferait via PayPal de toute façon. Puis je suis allée me coucher.

Quand je me suis levée le lendemain matin, j’avais reçu presque $200 de dons et mes deux écharpes étaient vendues. J’avais presque $400 en main. Je me sentais presque mal-à-l’aise. Je n’avais même pas eu le temps d’en parler à mon amie et j’avais un peu peur qu’elle refuse, se sentant peut-être l’objet de charité ou de pitié. Mais cette réponse enthousiaste de ma communauté de « mère-porteuses » n’était pas motivée par la pitié mais plutôt par un sens d’entraide. Ces mamans avaient lu l’histoire de mon amie sur son blogue et avaient été profondément touchées par cette adoption un peu folle par son altruisme. Tout comme moi, elles étaient portées par un désir né du cœur de faire partie de cette belle histoire. Nous ne sommes pas toutes appelées à l’adoption d’enfants dans le besoin, mais nous pouvons toutes offrir notre support, nos prières et nos pensées à ceux qui le sont.

Lorsque les porte-bébés ont été achetés, il me restait encore de l’argent. J’ai d’abord pensé leur offrir une carte-cadeau chez Costco ou Walmart mais j’ai réalisé, lorsque les jumelles ont été réadmises pour leur deuxième séjour à l’hôpital en autant de semaines, que mes amis n’avaient pas besoin d’épicerie mais de repas. Ils ont besoin de temps plus que d’argent. J’ai donc organisé un bon vieux « party » de cuisine. Nous avons planifié un menu de repas congelés que nous allons préparer « à l’ancienne » c’est-à-dire en communauté, avec des mamans qui cuisinent, d’autres qui s’occupent des bébés, d’autres qui lavent la vaisselle. En quelques heures, nous devrions avoir une dizaine de repas près à congeler, des enfants fatigués et une bonne rasade de jasette et de compagnie.

J’ai beaucoup appris cette semaine. Sur moi-même, sur la valeur de la communauté, sur l’amitié. Et si j’ai ressenti un peu de gêne au départ en acceptant de laisser mes amies contribuer à ce cadeau, j’ai réalisé que le don n’est pas seulement ce qui est reçu. En donnant à d’autres l’occasion d’agir généreusement, nous devenons tous plus forts.