Twins Birth Story: Quick, normal, natural and uneventful.


I recently met several mothers expecting twins and I decided to post my birth story along with my Birthday Flikr photostream. The Internet is full of stories of how wrong things can get, I thought I would share my very boring story of a healthy full-term, hospital, natural, twin delivery. It’s not a beautiful home water birth or a terrifying train wreck. It happened in the operating room of a tertiary care centre in Ottawa, ON. All photo creds go to my oldest daughter Clara, minus one or two pictures taken by Dr. Doug Black, attending OB-Gyn extraordinaire.

Clara, taking a selfie. Aren’t we having fun?
The cast of characters: my doctor, his most amazing and highly competent resident and my nurse Sue.

First, some stats. My twins were di-zygotic, conceived from two fertilized eggs. Growing in-utero, they had two of everything: two amniotic bags, two placentas. We learned that we were expecting twins at 15 weeks of gestation. The girl was on the left, the boy as on the right and presenting first. They stayed like that until the end. Continue reading “Twins Birth Story: Quick, normal, natural and uneventful.”

La vie comme une rivière


Vous êtes-vous déjà trouvé là, métaphoriquement debout au milieu de votre vie, à regarder tout autour et vous demander où vous vous en allez? À quoi se résume la somme de vos priorités, de vos choix,  où mène le chemin que vous avez créé par la force de vos décisions successives, comme l’eau courante qui creuse une rivière?

Plus la rivière est profonde, plus le courant est fort. Et plus difficile d’en sortir. Vous est-il déjà arrivé de vous croire destiné à de plus grandes choses? Puis de réaliser qu’à votre âge et compte tenu de vos habiletés, vous étiez sans doute arrivé au paroxysme de votre grandeur? Avez-vous trouvé votre appel, votre vocation? Je me pose souvent la question.

J’ai eu le loisir de me pencher sur le but de ma vie récemment alors qu’une amie proche et son mari sont allés au Viêt-Nam pour y adopter deux jumelles. Dans un acte de confiance aveugle en la vie, ils sont allés chercher ces deux petites filles qui avaient un besoin criant de soins médicaux, d’amour et d’une famille où s’enraciner. Cette famille hors du commun en est à sa deuxième adoption d’enfants présumés « à besoin spéciaux » que d’autres familles ont refusés, leur troisième adoption. Au cours du voyage, mon amie a écrit deux choses – sur son blogue ou Facebook – qui m’ont marquées. Le jour du départ (citation approximative, traduite de l’anglais) : « Je suis mon chemin, celui que la vie a mis devant moi. » Puis après avoir reçu ses filles : « Maintenant je sais pourquoi nous nageons à contre-courant depuis si longtemps. Tout nous préparait à accueillir et aimer ces trésors de la vie. »

Lorsqu’un proche pose un acte d’une telle grandeur, il est inévitable de se mettre en perspective. On voit nos peurs, nos doutes et nos limites avec une grande clarté. On se demande ce qui nous différencie de ceux qui agissent avec grandeur d’âme, générosité et courage. Car s’il est facile de se rassurer en se faisant croire qu’il s’agit d’êtres surhumains lorsqu’on les voit en reportage dans les média, c’est impossible lorsqu’il s’agit d’amis que l’on sait normaux, avec leurs doutes, leurs peurs et leurs limites.

Je me suis demandé quelle était la différence essentielle entre ceux qui accueillent la différence à bras ouverts et ceux qui la rejette. De nos jours, la science du dépistage prénatal nous permet de croire que nous pouvons choisir les défis que nous décidons de relever.

Car il s’agit de quelque chose de plus profond que le désir ou le désaveu de la différence. Les handicaps ou les besoins spéciaux ne sont pas qu’une différence pour les familles affectées : c’est l’engagement d’une vie et le renoncement à un parcours ordinaire. Et même si le bonheur se trouve au détour d’un parcours hors de l’ordinaire, nous semblons plus aptes à faire notre deuil du bonheur que de l’ordinaire. L’humain dépense plus d’énergie à éviter la douleur qu’à rechercher le plaisir, c’est un fait.

    

Alors qu’est-ce qui fait la différence entre ceux qui acceptent le défi, embrassent la croissance qui vient du dépassement de soi et ceux qui ont souvent tout à offrir mais le gardent pour eux? Je laisse la réflexion à des cerveaux mieux aguerris. Mais pour ma part, je sais dans quel camp j’aimerais me trouver si un jour la vie me fait appel. Et si j’ai appris une leçon de l’expérience de mon amie, c’est que nos décisions de tous les jours nous préparent à l’appel de la vie et lui offre un terrain fertile ou une terre brûlée.

Je veux être prête.

Friday’s Mixed Nuts


1 One long woven piece of cloth is all I need to get around with the twins. It takes up a lot less space than a double stroller and the babies are happier in there. They are getting heavy now at 20 lbs a piece and I can only wear them comfortably for 30-45 minutes. Read more about the weird and wonderful world of woven wraps by following this link to The Weird and Wonderful World of Woven Wraps

 

On our way grocery shopping!

2 Two baby carriers (one woven wrap and a Boba structured carrier) replaced one double stroller and two high chairs on a recent overnight trip. That’s what I call efficient use of space. Who said that traveling with baby required a semi-trailer?

On our way out! Nobody is crawling on dirty floors here! Or licking public bathroom doors!
At breakfast at the Sleep Inn, high chairs need not apply. Not that they had any.
Restrained by a strategically placed woven wrap
Restrained by the Boba carrier

3 Three slow cheers for me: After a great month of August and beginning of September, I had achieved my goal of running 4 times a week, twice 10 km, one fast 6 km and a long 15 km. I was also going to the pool twice a week. Heck, I was even running 4km to the pool and back! I had energy despite the lack of sleep, I felt great. Then the twins went through a hell of a teething and cold episode and I stopped sleeping completely for a few weeks. It’s been almost two months of no exercise and my energy is in the tank, my sleep patterns are shot  and my spirits are low. I have started gaining weight again. It’s time for the proverbial kick in the you-know-where!

4 Four Crying Out Loud David Petraeus! What is to be concluded when a charismatic and uniquely talented individual throws away a brilliant career based on his strategic judgement and acumen, a career rooted in reliability and trustworthiness, loyalty and commitment to his country, for an extra-marital affair? That fame and power pale on the scale of human needs compared to love and affection? That the smartest people are not always that smart? If the director of the CIA conducts an affair over a Gmail account, what hope is there for the rest of us?

5 Five (sarcastic) fingers way up for Canadians who are indebted to record levels, and even higher for the analysts I overheard on the radio saying that it wasn’t such a big deal since default rates remained relatively low. Basically saying that Canadians may own less than they owe but hey, no biggy. There is no need to worry until the collection agencies are calling. In Kelly McPharland’s words:

“Joe Average Canadian now owes $26,768 (on top of the mortgage, remember). Worse, Joe’s carrying $3,573 on his credit card, which is just flat-out nuts unless you consider being gouged at usurious interest rates a boon to society

(…)

But Canadians? Hey, we’re not worried. Income growth is stagnant, the housing market is cooling (meaning we’re not as rich as we think we are) and Flaherty says he can’t balance the budget after all because commodity prices are suffering. But people are still managing to cover the monthly payments, so why worry? We’re already borrowing four times faster than the rate of inflation, and Christmas is coming, so let’s all just stick that concern in a sock and put it in a drawer until later.”

So as Christmas approaches, I would like to remind you that your children don’t need nearly as much stuff as you think they do.

Souper de semaine végétarien: Pâtes avec sauce aux pois chiches (humus)


Il y a quelques mois, j’ai commencé à faire la transition de notre famille vers un mode d’alimentation plus végétarien. La récente “crise du boeuf” causée par le rappel majeur de produits contaminés n’a fait que confirmer ma détermination. Notre système de production alimentaire n’est pas fiable. Ou du moins, je ne m’y fie pas. Et si les organismes comme e-coli existent dans toutes les viandes sur le marché, que ce soit local, organique ou nourri au filet mignon, je crois mettre toutes les chances du côté de ma famille en choisissant des producteurs qui vivent près de chez moi et qui élèvent leur bétail de manière à ne pas avoir recours à certaines pratiques qui favorisent la contamination. Cependant, afin de passer à une meilleure viande (lire plus dispendieuse) je dois réduire dramatiquement notre consommation.

Lorsque j’ai commencé à planifier des repas végétariens, j’ai trouvé très peu de recettes que je trouvais appropriées pour une famille nombreuse avec une maman qui travaille. Mes repas doivent être sinon congelables, au moins rapides à préparer. Et les gouts et saveurs doivent être solides mais conservateurs et pas trop épicés. J’ai trouvé que la plupart des repas végétariens étaient élaborés, demandaient des ingrédients dispendieux ou masquait une absence de gout et de texture par une abondance de piment. J’ai donc commencé à développer mes propres recettes.

La fin de semaine dernière, j’ai préparé une sauce pour pâtes  dont l’ingrédient principal était un contenant d’humus d’edamame. Utiliser de l’humus commercial est un peu plus dispendieux que le faire sois même (mais moins dispendieux qu’1 kg de viande…). Bref, la recette suivante peut être faite avec de l’humus maison ou encore avec une conserve de pois chiches passée au robot avec de l’huile d’olive pour en adoucir la texture.

J’utilise une boîte d’humus par boîte de pâtes. Pour ma famille de 10, 2 boîtes de pâtes et deux contenants d’humus nourri tout le monde avec des restes pour le lendemain.

Je commence par faire revenir un oignon haché (ou deux selon vos goûts) dans la poêle avec de l’huile d’olive. J’utilise un wok parce que je n’ai pas de poêle assez grande pour ma famille. Lorsque l’oignon a ramolli, j’ajoute deux gousses d’ail écrasées puis hachées. Vous saviez que pour libérer tout le potentiel de l’ail, la gousse doit être écrasée avant d’être hachée? J’ai cherché un lien informatif sans succès mais c’est vrai, je le sais. C’est pourquoi un bon presse-ail est une nécessité. J’utilise le côté de mon couteau pour écraser l’ail avant de le hacher mais c’est seulement parce que nettoyer le presse-ail m’emmerde. Oui, on est paresseuse comme ça ici.

Je coupe deux (ou trois) tomates en petits cubes et je les ajoute au wok. Vous décidez de la taille des cubes. Mes enfants ne mangent pas de gros morceaux de tomate, je les rends donc difficiles à enlever en les coupant petits. J’ajoute des fines herbes comme de l’origan, du basilic ou de la sauge. Vous pourriez ajouter des herbes fraiches ou encore un mélange d’épices de votre choix. Pour cette recette, j’ai également ajouté un zuchinni (une courgette).

Pendant ce temps, j’ai fait cuire mes pâtes dans l’eau salée. Comme pour la plupart des recettes de pâtes, vous garderez environ une tasse d’eau de cuisson pour aider à étendre la sauce. J’ai utilisé des spaghettis de blé entier pour cette recette mais les spaghettis sont difficiles à mélanger avec la sauce. Cette sauce se prête particulièrement bien au spaghetti  cependant. Peut-être que les linguini seraient plus faciles à manier?

Lorsque les tomates sont bien molles, je réduis le feu et je lance le contenu du contenant d’humus dans la poêle. Je mélange bien afin que la température de la sauce soit constante puis j’ajoute les pâtes. Un autre avantage de la cuisine végétarienne est de ne pas avoir à s’inquiéter de la température, de la cuisson et des méchantes bactéries.

Quand la sauce est prête, je mélange les pâtes dans la sauce (et non le contraire!) petit-à-petit en me servant de l’eau de cuisson des pâtes quand ça devient trop épais.

Je sers les pâtes avec des haricots frais cuits à la vapeur et les amateurs d’épice y ajoutent de la sauce piquante. Je crois que la sauce Tabasco est bien compatible avec les pois chiches. La harissa ne serait pas mal non plus. J’ai congelé un sac de pâtes à la sauce mais je crois qu’il aurait été plus efficace de congeler la sauce puis faire les pâtes fraîches. Essaie et erreur « all the way, baby! »

Bon appétit!

My little stowaway


I had a moment the other night. Many people, me included before I had a large family, think that moms with lots of kids have it easier. That they are more patient, more loving, that their children are more manageable. But the truth is that even moms with lots of kids have moments when they think this is all a little too much. Moments we don’t brag about on Facebook.

Since the twins were born, the nights have not been great. But while I am severely sleep-deprived, I am functional as long as the routine holds. I can deal with a crappy night. But when it gets crappier, I have moments. Moments of intense frustration, almost anger.

Ève sleeps better than Lucas. She usually wakes-up once a night between 3 and 4 am after going to bed between 6 and 7 pm. She nurses quickly and goes back to sleep. Lucas sleeps with me and wakes-up constantly. I ditched the clock when it started to make me angry. I don’t know how often he wakes-up and it’s better that way.

The other night, around 11 pm, Lucas woke-up as usual and I nursed him for a good half-hour. Then Ève woke-up against regulation. She wanted to nurse too but there was no more milk. I only have one working boob. When it’s empty, I need to give it some time to refill. That’s just The Way Things Are. But Ève was not buying it. My husband tried to cuddle with her but she became completely hysterical. I tried to nurse her for comfort but she wanted FOOD!

I tried giving her a bottle but she refused.  For a while, she was fine cuddling with me, her watchful eyes wide open. I felt so lonely in the silence of my house, hearing my children and husband snore in the comfort of their beds. For a minute, I hoped that someone would come and sit with me and commiserate on the great injustice that was befalling me. Eventually, after a third dry nursing attempt and following return to bed, she lost it. I offered the breast again and instead of taking it, she grabbed it with her sharp little nails and violently threw it away. It hurt so much; I was so mad, I yelled “ENOUGH!” put her gently in her bed still screaming and walked-away. I may have slammed her door. I went downstairs and crashed on a couch. I heard my husband walk over to her room and pick her up.

I was mad at my body for failing me. Mad at the”insufficient glandular tissue” that made it impossible to produce enough milk for two babies. I was mad at myself for taking it out on Ève, for feeling so misunderstood and helpless, for expecting my 13- month-old to get it. I was mad that my husband had to go comfort our baby because I was too mad to do it myself.

I went back upstairs. I was eventually able to have a let-down and she accepted it as enough of the Good Stuff to return to sleep. My husband said “She needs as much closeness and affection as Lucas, she’s just not as good at asking for it.” And he is right. Lucas is cuddly and melts into your arms like soft butter, Ève gets mad and trashes about until you force the breast or the soother in her mouth and hold her tightly. Only then does she realize that you are here for her.

I went back to the day I found out I was pregnant with Baby#7. I drove the children to school on a snowy morning, stopped by the pharmacy to buy a pregnancy test, came home and took the test with my coat still on, in the downstairs bathroom by the garage door. I remember standing in the mud room thinking “Well… Here’s Lucas…” We told the children about the new baby on a car trip to Florida. When I found out we were having twins, I was so thrilled by this gift of life. A little freebie. A #8 tucked-in with #7. I was looking at our Florida pictures later that year, wondering how crazy it was that we had two babies all along. A little stowaway! For some reason, even though both babies were conceived at the same time, I always thought of Eve as my little stowaway, my little freebie, the little #8 tucked-in with #7.

When Eve woke-up the next morning, I went to nurse her. She laid her little head in the crook of my arm and relaxed against my chest. I stroked her soft wispy hair and kissed her warm round forehead. I looked at her soulful half-moon eyes and told her “I’m so happy you came along. I love you”

And it was all forgotten.