Allocation


This post is about pocket money and allowances. Yes, our children get an allowance. No, it’s not linked to their chores. Chores happen because we are part of a family. Nobody has the option of not participating. Allowances serve the purpose of teaching saving and management, exposing our children’s financial temperaments and flaws, and teaching the difference between a want and a need.

Cette semaine, en panne d’inspiration, je me suis tournée vers Facebook et Facebook a répondu. Mon amie Luce a proposé une publication sur l’argent de poche et les allocations. Ça tombe bien, j’ai toujours eu l’intention de le faire.

La réponse courte: Oui. Les 4 plus vieux reçoivent $20 par mois. Si vous voulez lire plus sur notre approche face à l’argent de poche, continuez à lire ci-dessous.

Tout d’abord, une mise en contexte. Le contexte familial est important puisqu’il informe nos attitudes face à l’argent. Je ne crois  pas que notre approche face à l’argent de poche soit la meilleure ou la seule. La meilleure approche est celle que vous êtes capable de maintenir avec calme et régularité dans le contexte de votre vie de famille.

Dans notre famille, c’est mon mari qui gagne l’argent et qui l’administre. C’est un homme d’affaire avec un talent pour le spreadsheet et il ne s’en cache pas. Il a toujours été très ouvert avec nos enfants en ce qui à trait à l’argent et aux finances de la famille, tant au niveau de son revenu qu’au niveau de nos dépenses. Pour nous, l’agent n’est pas une mesure de notre valeur en tant qu’être humain. Il s’en suit que nous ne cultivons pas de tabous relatifs à notre revenu ou à la valeur de notre résidence par exemple, bien que les enfants soient prévenus qu’il ne s’agit pas de sujets dont on discute avec n’importe qui. Les enfants savent combien il coûte de maintenir notre famille bien nourrie et logée et ce que ce coût représente en terme d’heures de travail de papa. C’est un jeu d’additions et de soustractions.

Puisque mon mari travaille à son compte comme consultant, il y a une ligne directe entre sa journée de travail et notre revenu familial. Nous n’avons pas de congé de maladie ou de congé payé. Notre budget de vacances, par exemple, doit tenir compte non seulement du coût des vacances mais aussi de l’absence de revenu pour la période en question. Nous n’avons pas de congé parental, pas de bénéfices sociaux, de pension ou d’assurance de groupe. Notre revenu est directement relié à la capacité de mon mari de vendre son expertise à des clients désireux de l’acheter. Nous n’avons pas de syndicat ou de principe d’ancienneté qui protègent sa position. Il garde sa position par sa compétence et sa capacité d’adaptation, point. Mon mari travaille pour chaque cenne qui entre dans notre compte. Cette petite parenthèse sert à mieux expliquer notre approche quant aux allocations: l’argent se gagne, se perd et se dépense; l’argent doit être administré; l’épargne est importante et l’argent gratuit n’existe pas. L’argent est nécessaire pour supporter une famille et ne devrait jamais être pris pour acquis. Il n’y a pas de honte à faire un peu d’argent ni beaucoup dans la mesure où il est gagné de manière honnête et morale.

Pour nous, l’allocation rempli trois fonctions. La première est d’apprendre aux enfants à avoir de l’argent, à l’administrer (ou non) et à le dépenser sagement. La deuxième est d’explorer leur tempérament par rapport à l’argent et à mettre l’emphase sur les défis auxquels ils feront face en vieillissant. Cette emphase nous permet d’ajuster la formation et la discipline que nous leur donnons. La troisième est de leur apprendre la différence entre un désir et un besoin.

L’argent de poche sert uniquement à leur apprendre les bases de la gestion et de l’épargne (ou les conséquences de l’absence d’épargne et de la gestion irresponsable!). L’argent de poche ne sert pas à les dédommager pour leurs tâches familiales. Personne ne reçoit de compensation pour faire partie de la famille et la coopération dans le fonctionnement de la famille n’est pas une option. Les “tempéraments financiers” varient autant que les tempéraments en général. Si les tâches familiales sont liées à l’allocation des enfants, vous vous retrouverez bientôt devant un enfant qui n’est pas motivé par l’argent. Et alors? Il vous dira que vous pouvez garder votre $20 et que sa chambre est assez bien rangée, merci. Et que vous pouvez garder votre $20 et sortir vos propres poubelles. Et tondre votre propre pelouse et ainsi de suite. Dans notre famille, les chambres sont rangées, les poubelles sont sorties, les animaux sont nourris et la pelouse est tondue, point. Que ça vous plaise ou non.

Plusieurs parents mettent certaines conditions relatives à l’utilisation de l’argent de poche, par exemple, le devoir de charité ou un certain taux d’épargne. Nous n’avons jamais mis de conditions autres que la légalité et la moralité. Ceci étant dit, les choses que les enfants achètent sont soumises aux règles générales de la maison. Par exemple, si un enfant décidait de s’acheter un Play Station avec son argent il n’aurait pas plus de temps alloué aux jeux vidéos que nos règles familiales ne le prévoient. Autrement, nous laissons les leçons d’épargne et de gestion s’enseigner d’elles-mêmes. Au niveau de la charité et de la générosité envers autrui, nous préférons enseigner par l’exemple plutôt que la force.

Très rapidement, les enfants tombent dans deux camps: ceux qui ont toujours de l’argent et ceux qui n’en ont jamais. Je me rappelle de mon fils, vers l’âge de 9 ans, qui venait de trouver $1. “J’ai $1 maman! Qu’est-ce que je peux acheter??” Je lui ai répondu: “Pas grand chose d’intéressant mais tu peux attendre d’avoir $10 et t’acheter un Lego.” Il y a pensé pour quelques minutes puis a déclaré: “Je vais m’acheter quelque chose avec mon $1.” Ok. Quelques mois plus tard, il a décidé qu’il voulait s’acheter le robot Lego qui coûtait $300. Nous l’avons aidé a organiser un plan d’épargne qui prenait en considération sont revenu d’allocation et ses cadeaux de fête et de Noël et nous avons conclu qu’il serait sans doute en mesure d’acheter le robot dans 9 mois. Il a du faire preuve de beaucoup de contrôle de soi pour un petit bonhomme à qui l’argent brûlait les poches.

Ma fille aînée, d’un autre côté, a toujours de l’argent et a déjà fait un budget d’études pots-secondaires qu’elle prend au sérieux. Elle a économisé la plupart de ses allocations en grandissant ainsi que l’argent qu’elle recevais de son grand-père à son anniversaire et à Noël. Vers 10 ans, elle avait un petit pactole qu’elle a utilisé pour faire un camp d’équitation. Contrairement à son frère, elle n’est pas motivée par l’argent: elle se contente de peu et préférerait vivre dans une chambre en bordel que d’être payée pour la ranger. Ça fait d’elle une épargnante hors paire.

L’allocation permet aussi d’enseigner aux enfants la différence entre un besoin et un désir. Nous donnons aux enfants tout ce dont ils ont besoin et même plus. Le camp d’équitation est un bon exemple. Un camp d’équitation coûte environ le triple du coût d’un camp de jour normal. Au cours de l’été, nous permettons parfois aux enfants de suivre un camp de jour d’une semaine. Lorsque les filles ont voulu suivre un camp d’équitation, elles ont du payer la différence entre le camp de jour “normal” et le camp d’équitation. Mes filles du milieu aiment bien s’acheter des vêtements avec leur allocation. Elles ont tous les vêtements dont elles ont besoin mais elles aiment parfois ajouter à leur garde-robe en fonction de leurs coups de cœur du moment. Mon fils aîné a maintenant consulté son père afin qu’il l’aide à investir une partie de ses revenus d’emploi. Il veux devenir riche pour amener tous ses amis en France.

Maintenant que mes deux plus vieux travaillent pendant les week-ends, ils ont un petit revenu qu’ils peuvent dépenser ou épargner à leur guise. Cependant, nous leur demandons de mettre la  moitié de leur revenu de côté pour contribuer au coût de leurs études universitaires. Exceptionnellement, nous payons les enfants pour certains travaux spéciaux, par exemple lorsqu’ils aident à faire un travail pour lequel nous payons quelqu’un d’autre (terrassement, entretient extérieur) ou s’ils doivent refuser un travail payant pour travailler à la maison. C’est le cas du gardiennage: nous ne payons pas nos enfants pour garder leurs frères et sœurs à moins qu’ils doivent refuser une job payante pour rester à la maison. C’est une exception appréciée qui m’assure d’avoir mes gardiens disponibles lorsque j’en ai besoin.

Advertisements

7 thoughts on “Allocation

  1. I’ve been thinking of allowances lately. I like the idea of chores being a matter of family duty. Do you ever refrain from giving the kids their allowances if they don’t pull their weight or as a consequence to misbehaviour? One last question, what age did you start giving them allowances?

    1. They can definitely lose their allowance for cause. We see ducking the allowance as a fine of sorts. Homework infractions, computer infractions, attitude infractions (which may involve being chore resistant). I don’t really remember when we started allowances but it definitely started earlier for the younger kids than the older ones! Our 6-year-old is getting $5 a month. I’d say that 8 is probably a good age to start and I suggest $1 per year of age until 10. My 4 oldest get $20 a month and they are 10 and older.

  2. April 19 at 5:32pm · Like

    Lee-Ann Castonguay Garcia Do you think you’ll continue or stop allowances when they start working part-time outside the home? Another off-topic quickie – do you have chores for your little ones to help with? (my oldest is 7)
    April 20 at 9:24am · Like

    1. Funny: I was just wondering about that (the oldest working part time) as I wrote my post. Two things. First, we can afford to keep giving them their allowances even though they work. If we couldn’t, it would be a reasonable cut-off age. Second, they haven’t been asking for it since they started working and we keep count. My husband calls himself “The Central Bank of Dad”. As long as they use their allowances as a form of savings, I don’t mind keeping it up to encourage them. If they were working part time and needing their allowance for something obviously superfluous, I would definitely reconsider. For instance, my son mused about the cost of an iPhone and a data plan. I think it would be a complete waste of money for a 14-year-old. A phone, I get. An iPhone with a data plan? That’s definitely not a use of money I would want to encourage. If he still wanted to go ahead, I would probably put the brake on the allowance and let him go at it on his own.

    2. As far as the chores for the little ones, I look at chores as belonging to one of two types: the “looking after yourself” chores and the “looking after the family” chores. My 6-year-old is expected to look after himself, meaning keep his room tidy, take his dirty clothes to the laundry room, take his dirty dishes to the dishwasher, put his toys away etc. Around 12, I start expecting more “looking after the family”- type chores (taking out the trash, taking care of pets without reminder, putting clean dishes away, yard work etc.) For the very little ones (like my 3-year-old), chores are just another form of play: sorting clean cutlery, mopping floor, doing dishes by hand, bringing back empty garbage cans from the curb). Because I have older ones, the little one thinks she’s really cool!

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s