N’ajustez pas votre appareil! Do not tune your computer!


English Follows

Je voudrais changer l’apparence de mon blogue afin de mettre plus d’emphase sur le texte et les photos et moins sur la bannière de bienvenue. J’aimerais également trouver un format plus axé sur les commentaires puisque j’aimerais créer une communauté en-ligne où échanger trucs questions et encouragement. Je voudrais aussi pouvoir changer l’apparence de mon blogue avec les saisons.

Jusqu’à présent, j’ai eu du mal à trouver un gabarit gratuit qui me donnait la même fonctionnalité que le gabarit que j’utilise maintenant. Mais je suis prête à essayer! Alors si vous visitez mon blogue et que vous vous demandez sur quelle planète vous venz d’attérir, n’ajustez pas votre appareil!

I would like to change the appearance of my blog as to put more emphasis on the text and pictures and less on the banner. I would also like to find a format that is more “comment friendly” as I would like to create more of an online community where we can share parenting tricks, questions and encouragement. I would also like to customize the blog’s look according to the seasons.

Up until now I have had a hard time finding a free template that has the same functionality as the template I’m using now. But I’m ready to try! So if you visit my blog and you wonder on which planet you just landed, do not tune your computer!

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Des nouvelles des jumeaux! 7 mois


This is a 7-month-update on the twins with pictures at the end!

Ève et Lucas ont maintenant 7 mois! Quand les jumeaux avaient à peu près 6 semaines j’ai rencontré une maman de jumeaux qui m’a dit que les choses deviendraient plus faciles vers 6 mois. Je suis aujourd’hui arrivée de l’autre côté de la montagne et je peux confirmer que le rythme de vie devient plus prévisible et plus facile à gérer.

Maintenant que les journées sont moins strictement orientées vers le boire et la sieste je voudrais pouvoir vous écrire un beau post sur la beauté et la grande joie d’être parent de jumeaux. Au cour du dernier mois, j’ai capturé en mémoire — mais rarement sur film — des tonnes de petits clin d’oeuil et de moments partagés entre les jumeaux et leurs frères et soeurs. J’aimerais avoir assez de talent littéraire pour vous décrire ces petits moments mais je manque de subtilité. Car la beauté d’accueillir deux bébés dans une famille déjà nombreuse se trouve dans les détails comme Lucas qui partage un gros rire gras avec sa grande soeur ou Marie qui me dit, en attendant l’autobus un matin: “Quand je serai grande j’aurais un garçon comme Lucas qui s’appellera Lucas!” Ou encore dans le regard  d’un bébé qui vient de découvrir ses doigts et qui les approche et les éloigne de son visage émerveillé en se demandant par quel miracle ce nouveau joujou  se déplace  devant ses yeux. Ou encore dans les yeux rieurs de Ève qui préfère tout découvrir avec ses pieds, que ce soit un nouveau hochet ou une nouvelle surface. Il n’y a rien de plus beau que d’être accueillie tous les matins par deux sourires, quatre yeux qui pétillent, quatre mains qui s’agitent et quatre pieds qui gigotent.

Lorsque Lucas et Ève sont nés, une de mes amies m’a dit: “Tu vas voir, Ève va être la coquine que personne ne soupçonne et va faire passer tout le blâme de ses mauvais coups sur son frère. Mais c’est elle la chef.” J’avais trouvé ça comique puisque Ève était la plus petite, la plus tranquille, la deuxième à être née. Mais au cours des mois, j’ai bien vu qu’elle avait raison. Lucas s’endort en regardant Ève. Lorsque je les nourri dans la chaise-haute, je dois donner la première bouchée à Ève sinon Ève crie et Lucas refuse de manger avant d’avoir vu sa soeur le faire. C’est elle l’alpha jumelle: les apparences peuvent être trompeuses!

Au niveau de l’allaitement, je pourrais écrire un post complet… peut-être même un livre! Les 6 premiers mois d’allaitement ont été un gros défi. J’ai du supplémenter les bébés avec de la formule pour compenser pour un sein qui ne produit rien. J’ai du allaiter en tandem afin de stimuler ma production avant d’offrir le biberon. La routine de boire pouvait me prendre 90 minutes et recommençait 1 heure plus tard. Je devais toujours garder un calcul mental du nombre de bouteilles, du nombre de millilitres, à qui c’était le tour, jour et nuit, jour après jour, nuit après nuit. À 7 mois, lorsque nous avons commencé la nourriture solide, les bébés ont graduellement diminué leur consommation de lait au point où ils peuvent se passer de biberons. J’ai arrêté de les allaiter en tandem et ils prennent leurs tours au sein qui produit. Je suis tellement heureuse d’avoir attendu 6 mois! Si j’avais arrêté d’allaiter à 5 mois, alors que j’arrivais au bout de ma corde, j’aurais vécu les défis sans recevoir ma récompense. Nous sommes maintenant arrivés à la récompense et quel bonheur!

Une image valant mille mots, voici une petite récapitulation du mois d’avril dans ma vie de cirque:

Glaçage et politique


This post is about my job as a writer for a federal Member of Parliament. The cake below was made by a local business owner as a thank you for his support.

Comment vous aimez votre fondant? Avec un petit peu de politique fédérale?

Je suis en congé de maternité de la Chambre des Communes où je travaille comme adjointe parlementaire pour un député fédéral. Mon travail s’apparente à celui de rédactrice: je rédige surtout la correspondance aux commettants mais aussi quelques discours pour des événements locaux comme les ouvertures de commerces ou les célébrations communautaires. J’aime mon travail pour sa tournure communautaire plutôt que politique: écrire un discours pour une remise de médaille, un centenaire ou une ouverture de commerce est toujours une bonne nouvelle. J’essaie  d’écrire chaque discours ou chaque communiqué  comme sil s’agissait du seul événement d’importance dans le comté. Car l’ouverture de commerce est peut-être la huitième ce mois-ci pour mon patron mais c’est la seule pour les propriétaires. J’aime faire la recherche sur les sujets des lettres et des discours de mon patron. La meilleure partie de mon travail est de voir la fierté des gens dont le travail est souligné. J’ai vu beaucoup de politiciens répéter le même discours à toutes les sauces. Les entrepreneurs, les familles, les artistes, les bénévoles de la communauté méritent mieux.

Ceci étant dit, on ne peut jamais plaire à tout le monde en politique. Au cours de la dernière campagne électorale, j’étais gérante de campagne pour mon patron. Quelqu’un pour qui j’ai un grand respect m’a dit: “Tu sais, ton patron est vraiment un bon député mais il ne passe pas auprès des francophones.” Mon patron avait servi comme secrétaire parlementaire aux langues officielles lors de son premier mandat. Lors d’une “guerre d’affichage” dans la municipalité de Russell, il avait refusé de prendre position: il s’agissait d’une question de politique municipale et il préférait respecter la compétence des politiciens locaux, espérant que ceux-ci feraient preuve de la même courtoisie en matière fédérale. Je l’ai toujours encouragé à maintenir cette ligne de principe même lorsqu’il y avait du capital politique à gagner. Un politicien fédéral n’est pas honnête lorsqu’il porte ses commettants à croire qu’il peut agir sur les questions de politique provinciale ou municipale. Dans le cas de l’affichage bilingue dans la municipalité de Russell, sa neutralité lui a coûté la sympathie des partisans du règlement contesté.

Lorsqu’un an ou deux plus tard la question des juges bilingues à la Cour Suprême s’est montré le nez, il s’agissait d’une question fédérale sur laquelle mon patron a pris position: le bilinguisme est important et tous les efforts devraient être fait pour nommer des juges bilingues à la Cour Suprême; cependant, le bilinguisme ne devrait pas avoir préséance sur la connaissance du droit et une carrière juridique illustre; finalement, puisque les juristes bilingues sont surtout situés en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick, le bilinguisme obligatoire pourrait résulter en une Cour Suprême non représentative des 10 provinces canadiennes. Mon patron a voté contre un projet-de-loi qui aurait exigé que les juges nommés à la Cour Suprême soient capable d’entendre les causes dans les deux langues officielles sans l’aide d’un interprète. La décision de mon patron de ne pas supporter le projet-de-loi a été impopulaire auprès des francophones de son comté. Au début de la dernière campagne électorale nous ne savions pas si cette prise de position allait nuire à sa réélection. Nous avions reçu des plaintes mais elles venaient plus souvent qu’autrement d’activistes francophones qui vivaient à l’extérieur du comté.

(Je me sens obligée d’émettre une opinion personnelle.  Est-ce que je suis d’accord avec la position de mon patron sur les juges à la Cour Suprême? Non. Mais sa position sur le sujet était bien recherchée et étoffée. Ce n’est pas parce que je travaille pour un député que j’achète toutes ses opinions en gros. On peut travailler en politique et penser différemment. Mais lorsque je fais mon travail de rédactrice, mes doigts sont une extension des siens, mon cerveau une extension du sien.)

Au cours de la campagne électorale j’ai tenté de jauger l’opinion des francophones sur la ré-électabilité de mon patron. C’était particulièrement pertinent puisque son adversaire politique était francophone et bien connectée dans les milieux franco-ontariens. Alors que la campagne avançait j’ai réalisé que ce n’était pas une question particulièrement chaude. J’avais souvent envie de demander aux partisans  francophones: “On m’a dit qu’il ne passait pas auprès des francophones, qu’est-ce qui fait la différence pour vous?” Mais la règle d’or de la gestion de campagne est de ne pas rappeler aux électeurs pourquoi il ne devraient pas voter pour votre candidat!

C’est alors que j’ai réalisé que les électeurs à “guichet-unique” (ma tentative de traduction de single issue voters) sont rares. Francophones, chrétiens, femmes immigrants ne votent pas en bloc monolithique malgré les efforts médiatisés pour nous convaincre du contraire. Il y aura toujours de la place dans le paysage politique canadien pour des hommes et des femmes de principes qui font leur travail avec cœur, honnêteté et courage peu importe la couleur de leur cravate.

Je vous laisse sur cette délicieuse photo reçue d’une de mes collègues. Une artiste locale qui vient d’ouvrir un commerce de gâteaux décorés au fondant a envoyé ce gâteau à mon patron pour le remercier de son encouragement. Pas pire pour un député qui ne passe pas auprès des francophones:

La boutique Frosting’s est située au 153 Maple Grove à Embrun. Vous pouvez aussi admirer ses créations sur Facebook en allant visiter http://www.facebook.com/pages/Frostings/124943207554742

Let him cry it out


Lucas is not the best sleeper baby. He is a fun and engaging little dude who likes to party.

He also likes his mom. A lot. Almost from birth he would look around for mom whenever someone else was holding him and react to the sound of her voice. At night, he likes to know his mom is nearby.

Parenting experts say that babies wake-up at night because they lack the skill to fall asleep on their own. But Lucas says it’s all nonsense. He can fall asleep on his own just fine. In fact, his mommy always put him down in bed wide awake. He and Ève will chat a while then Ève will fall asleep and Lucas will keep chatting her up a bit longer until it gets boring. Then he falls asleep looking at Ève.

Lucas wakes-up several times a night to check on mom. Mom finds it a bit tiresome: if you include the last 6 weeks of the twin pregnancy, the longest stretch of sleep mommy’s had in the last 9 months was, oh, about 2 hours. And most nights, between Lucas, Ève and Sarah, mommy can be up as often as every 45 minutes between midnight an 4:00 am. Some nights mommy wonders why she bothers going to bed at all: talk about setting yourself up for failure!

So about once a month since Lucas turned 3 months, mommy decides that she will listen to the experts and let Lucas “learn” to fall asleep on his own. The experts say that after crying for a while, Lucas will learn to “self-soothe” by using his fingers. But Lucas says this is all nonsense : he knows perfectly well where his fingers are and how to put them in his mouth. But that’s of little use to him since they are not attached to mommy.

Other experts say that mommy should give Lucas some water at night so that Lucas will learn not to be hungry. But Lucas says this is all nonsense: when Daddy gives him water or a pacifier, he still needs to know that mommy is near.

So mommy decides once a month that Lucas should cry it out. And it lasts, oh, about 5 minutes. Because nature did a good job and when Lucas cries, this is what mommy is up against:

Just sayin’


I am lucky enough to have a wide variety of Facebook friends yielding a wide variety of status updates. I’m an easy going kind of girl. I don’t preach on Facebook, I’m more the kind who plays well with others. I use my Facebook page as my own little joke with mixed results. I come across as a bit of a clown. Which is fine until I post an update about spearmint toilet cleaner making my toilet smell like it
just went to the dentist at the same time a friend posts a very moving tribute to Holocaust victims. Both posts appear side-by-side and I look like an idiot. I avoid getting into debate or heated exchanges on Facebook because the format leads too easily to misinterpretation. It’s like email on steroids. Everybody doesn’t share my good Facebook manners unfortunately. Recently, I have been submitted to a few rants on Quebec’s protesting students. I have so far kept my resolve to remain uninvolved but please allow me to use my own little piece of Internet real estate to vent a little. I won’t cross post this entry on my Facebook page…

The province of Quebec has been in the throws of massive student protest for the last month or two (or three) in response to a government proposal to increase tuition fees by 75% over 5 years. Quebec students pay the lowest tuition fees in Canada thanks to generous subsidies from the Quebec government. Even after the tuition hike, Quebec students will only pay 17% of the value of their post-secondary education. I don’t think I’m going on too much of a limb by saying that the province of Quebec is heavily indebted and badly governed. Whereas choice among political parties span the left-right continuum in the rest of Canada, in Quebec you choose between independentist and federalist options. If you feel, as most Quebecquers do, that the federalist party needs a time-out, your only option is to vote for the independentist party. 40-odd year of sovereignty politics has left good governance in the province of Quebec in shambles, assuming it was good to start with (it wasn’t).

As I was explaining to my oldest daughter, Quebec students are well within their rights to protest the fee increase. Quebec residents may have the lowest tuition fees in the land, they also pay the highest taxes. Sure it spends more than it rakes in but I have some sympathy for those who balk at getting less bang for the same fiscal buck.

On the other hand, no matter how much wishful thinking you can squeeze, there is no such thing as a free lunch. Whether your high income tax is paying for services you are getting today or for those your parents got on credit over the last 40 years, a day of reckoning is unavoidable. You may feel it’s unfair but the money spent by your parents was also spent on you. I have great memories of growing-up attending free nature walks, free museum visits, learn in classes with 15 children and so forth. And every time I cut a $800 monthly cheque to my daycare provider, I have a moment of wistfulness for $5 $7-a-day daycare. But you can afford it or or you can’t. The Quebec government (along just every Western democracy) couldn’t.

I believe that there is room for government support of higher education as long as the numbers add up. The argument that the state has a duty to fund higher education because it leads to higher earnings leading to higher tax revenues sounds good in theory but look where it got Quebec. In spite of massive government investments in education and learning since the 70’s, it still spends way more than its highly educated citizens pay in taxes. What is lacking then from the debate on tuition fees is not arguments in favour of higher education — by now we know what they are — but a debate on the realignment of Quebec’s spending priorities. For once, I’d like to hear students chant about what they would like the government to cut in favour of funding their post-secondary education. Give it your best shot: there is plenty of inefficiencies, face-palms and head-desks in the Quebec spending portfolio. Daycares? Pensions? Healthcare? All of the above? Why not raise your parents’ taxes?

Which brings me back to my Facebook friends. If you want to post status updates about the egregiousness of raising tuition fees from lowest to lower, you should make sure that your updates are grammatically correct and do not contain too many spelling mistakes. Because it makes you look like you need a better education not a cheaper one.

Just sayin’

Allocation


This post is about pocket money and allowances. Yes, our children get an allowance. No, it’s not linked to their chores. Chores happen because we are part of a family. Nobody has the option of not participating. Allowances serve the purpose of teaching saving and management, exposing our children’s financial temperaments and flaws, and teaching the difference between a want and a need.

Cette semaine, en panne d’inspiration, je me suis tournée vers Facebook et Facebook a répondu. Mon amie Luce a proposé une publication sur l’argent de poche et les allocations. Ça tombe bien, j’ai toujours eu l’intention de le faire.

La réponse courte: Oui. Les 4 plus vieux reçoivent $20 par mois. Si vous voulez lire plus sur notre approche face à l’argent de poche, continuez à lire ci-dessous.

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