“Friendly message asking to keep toilet clean”


Believe it or not, someone came upon my blog while making a Google search on “friendly message asking to keep toilet clean”… No doubt because of my blogs on kids and chores. You can read it here.

As for the friendly message, the visitor to my blog has come and gone and probably won’t be back. But dirty toilets are a pet-peeve of mine. In fact, when people ask me what is my biggest challenge as a mother of young children they expect an answer like “the laundry”, “the groceries” or “remembering where I drove which child”. But really, my biggest challenge is public bathrooms, especially taking young children to public bathrooms. I. Hate. It. And God, knowing how much I always despised public bathrooms, “blessed” me with FIVE DAUGHTERS! Guys can just walk in a bathroom, unzip, empty their bladders touching nothing but their own private parts and walk away. But my husband can eat an entire restaurant meal without having to take anyone to a stinkin’ public bathroom. I was blessed with FIVE DAUGHTERS which means that I have visited just about every public bathroom in the Ottawa area and will continue to do so for another 10 years-ish. (Why 10 years? Because I don’t let my children go in public bathrooms alone. Yeah, I’m nuts, go read my post on Accidents.)

Someone overhearing me in the next stall would hear things like “don’t touch anything! No, no, don’t put your hands on the seat, put your hands on my knees and don’t touch anything. No you can’t flush, let me flush with my foot… Nooooo, don’t touch the door! Now let’s wash our hands… Don’t touch the soap dispenser, everybody who touches it has dirty hands (duh…). Don’t touch the taps, I’ll turn them on with my elbows. Just let me wash and dry your hands and run away from here. Noooo, don’t touch the door!! Here, have some Purell… more… more…” I don’t know if you can be friendly with people who leave their urine or sanitary products behind. I would just write:

What makes you think I want to sit in your urine?

Is that friendly enough? Because that’s what I wonder sometimes.

Random Bullets


  • It’s really nice when sports teams offer to pack your groceries at Superstore as a fundraiser, especially since the cashiers are not always helpful. But somebody should tell them not to pack heavy items on top of the bananas. Or the brie.
  • I must be Superwoman. I saw an ad for Canesten, the yeast infection treatment. It ends like this “… so when it’s your turn to do the carpool, you can!” Really? Who write these ads? Don Draper? Because let’s agree that a yeast infection is a real pain in the — ahem — ladyparts. But it’s not exactly an incapacitating condition.
  • Lucas’ pajamas — size 0-3 months — have anti-skid appliques at the bottom of the feet. Where do you think he’s going fast?

    Lucas, going places fast with anti-skid sleepwear!
  • Summer dresses are out in force on clothes racks and I love dresses. As I stroll through the shopping malls — well, more like the Joe Fresh aisle at Superstore — I have to keep reminding myself that summer dresses are totally inappropriate for nursing mothers. And once again this year I will give it a pass. Unless I decide to forgo my abhorrence to spend more than $49.99 on a piece of clothing and give this Boob dress a try (for $135… not gonna happen, but it was nice thinking about it!):
  • My children had a blast the other day when one asked:

Did you know that there are 200 fingers and toes in our family?

Big families are so cool!!

Accidents


Avec l’âge, je deviens de moins en moins capable de faire abstraction des mauvaises nouvelles qui arrivent ailleurs, à d’autres. C’est ainsi que j’ai perdu plusieurs nuits de sommeil à réfléchir au meurtre de Tori Stafford, dont le procès se déroule présentement en Ontario. Tori, l’horreur de ses derniers moments, l’existence dans ce monde d’une méchanceté et d’une perversion qui n’est assouvie que par la torture et la destruction d’une vie innocente, fauchée pour n’avoir qu’été au mauvais endroit au mauvais moment. On cherche une cause, une raison, quelque chose à quoi s’accrocher pour se convaincre que ça n’arrive qu’aux autres, pour vivre nos vies en paix sans porter le poids du danger qui nous guette. Des dérangés qui s’en prennent aux enfants, il y en a toujours eu. C’est lorsqu’on pense qu’il y en aura toujours que notre gorge se serre.

On dit qu’on ne peut pas vivre dans la peur, que les risques sont bas, que ces drames arrivent rarement. Mais qui veut être une statistique? Ça leur fait quoi aux parents de Tori de savoir que leurs chances de perdre leur enfant étaient basses, relativement parlant? Sur son site web Free-Range Kids, Lenore Skenazy recommande de chercher “à qui la peur profite” et pointe les cotes d’écoute, les tirages. Mais ça leur fait quoi aux parents de Cédrika de savoir que les média aiment les mauvaises nouvelles? Que la peur vend?

Je n’achète pas la peur pour la peur. Je n’ai pas peur d’avoir peur. J’ai peur pour mes enfants. Mes enfants. Pas les enfants des autres. Mes enfants. Ceux que j’ai mis au monde. Ceux qui pourraient partir à l’école, un matin bien ordinaire, pour ne jamais revenir. Je lis la série accidents de Pierre Foglia dans La Presse (Les bons vivants, L’annonce faite aux parents, Shaun avait bu et Quelle plaie les mamans trop prudentes) et j’accroche toujours sur la notion d’accident. Qu’on ne peut pas tout prévenir. Vraiment? Combien d’accidents le sont vraiment?

Ce n’est pas le destin qui a tué ces gens-là. C’est la vitesse, ou l’alcool, ou la drogue, ou les trois en même temps. Mais le plus grave est ailleurs. En se tuant, ces gens-là ont tué des innocents qui allaient au cinéma ou chez grand-papa, ou qui faisaient un tour de machine, comme on dit, ou un tour de vélo, ou de moto, et ces innocents-là non plus, ce n’est pas le destin qui les a tués. C’est un petit con soûl qui allait trop vite.

Avec l’âge, je deviens de plus en plus sensible à notre grande vulnérabilité envers la méchanceté et la stupidité d’autrui. Je n’ai pas peur de gros méchant loup qui m’attend au tournant, j’ai peur de l’idiot qui s’en vient à contresens de l’autre côté de la côte, du pervers criminel qui a décidé que cette journée serait la bonne. J’ai peur de la journée qui commence comme toutes les autres et qui se termine par un appel de la police.

Appelez-moi mère poule. Je préfère vivre avec l’inquiétude qu’avec le regret.

Relâche – March Break


La relâche scolaire de mars vient de se terminer. C’était une belle petite semaine bien tranquille pour nous: pas de voyage ou de destination exotique. Nous avons passé la semaine à la maison et nous avons profité de deux belles fins de semaine séparées  par une semaine un peu mouillée et venteuse. En voici les meilleurs moments:

Des nouvelles des jumeaux: 6 mois!


Et nous y voilà! 6 mois! Une demi année! Le temps a passé tellement vite… ou comme l’a remarqué mon mari: “Ça passe vite lentement.” Au cours du dernier mois, j’ai travaillé à établir une routine de dodo passablement prévisible et à améliorer mon attitude face aux limites de ma “nouvelle vie”. J’ai écrit un post là-dessus (en anglais): A stranger in a strange land

Il y a deux semaines, nous avons initié le processus de transfert des jumeaux de ma chambre à la leur. J’avais essayé un mois auparavant mais je n’arrivais pas à me séparer des bébés. J’ai tout de suite vécu la différence entre un changement trop hâtif et un changement à terme: la première fois, le changement était un stress mal absorbé par maman et les bébés. La deuxième fois, les bébés ont commencé à mieux dormir et maman n’avait aucune anxiété. Ceci étant dit, Lucas se réveille quand même 3 fois la nuit, vers 11:00, 1:00 et 3:00 puis se réveille pour la journée vers 5:30-6:00. Avec l’unique réveil de Ève vers 4:00, ma nuit ressemble à un patchwork de petite siestes: 23:00, 01:00, 3:00, 04:00 puis lever pour la journée avec Sarah et Lucas vers 5:30.  C’est plutôt assommant et je m’attends à ce que cette routine continue jusqu’au sevrage des jumeaux. J’espère les allaiter au moins 2 ans… On verra bien.

Côté positif Lucas se couche le soir sans le moindre cris. Il proteste un peu au moment de la sieste mais de manière générale, il s’endort seul. Ce qui m’amène à une observation sur les méthodes d’entraînement au sommeil telles que Healthy Sleep Habits et la méthode 5-10-15. Ces méthodes assument que les bébés qui protestent le dodo le font pour une seule raison: leur incapacité de s’endormir seuls. En les laissant pleurer, ils sont forcés d’apprendre comment s’endormir. En parlant avec d’autres mamans et en ayant le privilège d’observer mes jumeaux, deux bébés fort différents, j’ai remarqué que Lucas était tout à fait capable de s’endormir seul. Le soir, il s’endort sans un bruit. La nuit, lorsque je l’allaite, il retourne au lit réveillé en se rendort de lui-même. Il ne s’agit donc pas d’une incapacité qui doit être apprise mais d’un besoin en soi. Ce qui m’amène à ma seconde observation. Laisser pleurer un bébé ne lui apprend pas à s’endormir. Lorsque Lucas s’endort après avoir pleuré, il s’endort d’épuisement et non parce qu’il a soudainement “appris” à s’endormir. Parfois, il pleure d’épuisement et il s’endort généralement en moins de 10 minutes. Lorsqu’il pleure pour plus longtemps que 10 minutes, je dois tenter de trouver pourquoi il n’arrive pas à dormir. Ceci étant dit, bien que Lucas soit un bébé qui n’aime pas être seul, il demeure un petit bonhomme plein de sourires et d’entregent.

Ève… que dire de Ève? Encore et toujours une petite fée, un bébé tout en plaisirs et lumière. Un petit bonbon rose. Elle dort, elle mange et elle souri. C’est parfois déconcertant d’avoir un jumeau aussi facile à côté d’un jumeau plus intense mais Ève sait se faire entendre quand elle en a besoin. Elle est plus casanière que Lucas et a du mal à dormir dans la poussette ou dans l’auto. Ceux qui nous voient surtout à l’extérieur de la maison ont l’impression que Ève  est plus difficile. Et pour autant qu’elle attend plus longtemps que Lucas avant de se faire entendre, un coup parti c’est la fin du monde. Une fois allumée, sa mèche est beaucoup plus courte que celle de son frère. Physiquement, elle traîne toujours son faible poids de naissance et son développement  est toujours 4 semaines derrière son frère. Cependant, elle a trouvé ses pieds avant Lucas et je l’ai vu pousser un jouet avec son pieds pour pouvoir mieux l’attraper avec sa main: sa coordination est vraiment bien développée.

Lorsque les jumeaux ont eu 6 mois, Colin m’a dit “He, ça fait 6 mois que tu n’as pas dormi!” Un peu plus en fait si je compte le dernier mois de grossesse. J’ai un mal de tête constant et je carbure aux Advil. J’ai du mal à me concentrer et à réfléchir. Je vis 20 minutes à la fois. C’est un style de vie très isolé et très dépendant. D’un côté, les contacts avec l’extérieur me manquent mais d’un autre côté, je suis contente d’avoir l’occasion de me rapprocher de ceux qui m’aident, comme mes parents et certains amis. C’est un retour à l’essentiel et au minimalisme d’un cercle intime. Et avec le retour un peu trop hâtif du printemps, je vais enfin pouvoir sortir de ma tanière.

Friday’s Mixed Nuts


1 One motion in the House of Commons that promises to cause much hand wringing  is the motion presented by Conservative MP Stephen Woodworth. Woodworth proposes to review Section 223 of the Criminal Code that states that a child becomes a human being only once it proceeds, in a living state, from the body of its mother. Already, some commentators are raising the specter of “reopening the debate on abortion.” As a student of law and bioethics, I am always puzzled when people who are convinced to be on the right side of an issue refuse to debate it, especially when issues of life, death and the definition of humanity and personhood are at stake. It’s not like we didn’t get it wrong before, right Women and Black People?

2 Two Much Information, maybe… But did you know that nothing beats pink eye (conjunctivitis) like breast milk? And because breast milk is such an amazing element, you can squirt it directly in the baby’s eyes without the baby noticing anything? True story. It comes out at body temperature and the right pH. You can read more about the amazing antibacterial properties of breast milk here. When they say that breast milk is the best food for infants, what they mean is that nothing comes close. And when the can of formula  claims that it is “Our closest formula to breast milk” what it means is that nearly 100 years of nutrition research has yielded a formula that is as close to breast milk as a woman is close to a cow… Which may be closer than you think. Here is Amy Darroch, a young organic dairy farmer, talking to Chatelaine about her cows’ personalities:

Farming is so entertaining because of all the different characters in a herd. There are “boss cows” that are a little mean. Some drive you nuts by swatting you with their tails. Others are ridiculously friendly and like to lick you. The “divas” are proper girls who don’t like walking through the mud. Some love being filthy dirty. The “show cows” know they’re beautiful and
like to flaunt it.

Sounds a lot like my Facebook News Feed…

3 Three year-old in a puddle. Slideshow with captions. Just to make you like me again after broaching two Internet no-go topics…

Jumeaux: L’histoire bien ordinaire de deux bébés en santé — Médecin ou sage-femme?


Une des premières décisions à prendre lorsqu’on apprend qu’il y a deux bébés là-dedans est de décider qui va assurer notre suivi de grossesse. En Ontario (et dans plusieurs provinces canadiennes) les grossesses peuvent être suivies par une sage-femme, un médecin de famille ou un obstétricien-gynécologue. Les sage-femmes pratiquent en hôpital et à la maison. Pour une grossesse multiple, la sage-femme fait la plupart du suivi avec quelques rendez-vous clef avec le médecin. Lors de l’accouchement, la sage-femme et un médecin assistent à l’accouchement. Si la mère doit accoucher par césarienne, un gynécologue fera la césarienne. Les femmes qui attendent des jumeaux sans complications majeures peuvent rester avec leur sage-femme sans problème. Si des complications arrivent en cours de grossesse, les soins seront transférés, temporairement ou de manière permanente, à un spécialiste. Une grossesse multiple comporte plus de risques qu’une grossesse simple, cependant ces risques ne se réalisent pas toujours. L’important, c’est que le suivi prénatal soit rigoureux.

Mes deux premiers enfants sont nés à l’hôpital avec un médecin de famille. Après une rencontre avec une gynécologue peu avenante pendant mon deuxième accouchement, j’ai préféré avoir une sage-femme pour mon troisième accouchement. Mes troisième, quatrième et cinquième bébés sont nés à la maison avec une sage-femme (techniquement deux sage-femmes et une stagiaire). À cause de complications suite à mon cinquième accouchement, mon sixième bébé est né avec une sage-femme à l’hôpital. Lorsque je suis tombée enceinte pour la septième fois, j’ai tout de suite appelé ma sage-femme et commencé le suivi prénatal. Après l’annonce des jumeaux j’ai pensé que ma sage-femme continuerait mon suivi jusqu’à l’accouchement. Puis on m’a expliqué comment ça allait fonctionner…

L’hôpital auquel ma sage-femme avait ses privilèges n’acceptait les accouchements qu’à partir de 34 semaines (je crois, ma mémoire pourrait me faire défaut.) “Très bien, ai-je déclaré, si j’entre en travail avant 34 semaines, je n’aurai qu’à me présenter au centre tertiaire le plus proche.” Non, m’a-t’on répondu, pas exactement.

“Puisque ta sage-femme pratique à l’hôpital X, tu dois te présenter à l’hôpital X avec ta sage-femme. Puisqu’il s’agit d’un travail prématuré, ta sage-femme devra confirmer que tu es bel et bien en travail et puisqu’il s’agit d’un cas qui requiert un transfert de soins de la sage-femme à l’obstétricien, l’obstétricien de service à l’hôpital X devra être consulté avant de demander un transfert à un centre tertiaire. Tu sera ensuite transférée, sans doute par ambulance, au centre tertiaire. Cependant, puisqu’il s’agit d’un travail passablement prématuré et d’une grossesse multiple, ils devront te trouver une place dans un centre tertiaire qui aura deux lits en néonatalogie et un lit en maternité. C’est alors que les appels commencent. Ils vont appeler les 3 centres tertiaires de ta région et celui de Kingston…” Pardon??

Je comprenais que les transferts étaient fait régulièrement et avec beaucoup d’efficacité, cependant j’ai un historique d’accouchement précipité. Je voyais bien qu’un accouchement prématuré en cours de transfert, soit à mon hôpital d’origine ou en route, était une possibilité trop réelle pour être ignorée. Tellement réelle que ma sage-femme n’était pas entièrement à l’aise à l’idée de me garder. Et mon mari, pour sa part, avait déjà décidé que le jeu n’en valait pas la chandelle. De toute façon, j’allais accoucher en salle d’opération avec une équipe médicale sous la supervision d’un obstétricien gynécologue, même avec une sage-femme. C’est avec le coeur gros que j’ai annoncé à ma sage-femme que j’allais passer sous les soins d’un spécialiste et je lui ai demandé de me donner le nom d’un ob-gyn avec lequel elle aimait travailler. Puisque j’avais quand même l’intention d’accoucher sans épidurale, le plus naturellement possible, j’ai pensé qu’un médecin qui travaillait bien avec les sage-femmes serait plus apte à comprendre et accepter mes désirs. J’ai eu tout à fait raison. J’ai été référé à un excellent médecin que je n’ai pas vu beaucoup au cour de ma grossesse (le suivi était surtout assuré par l’infirmière en charge de l’obstétrique à moins de complications) mais qui était présent lors de mon accouchement.

Lorsque j’ai commencé à présenter des signes de travail prématuré à 24 semaines, j’étais contente d’avoir fait le changement. Pourtant, la décision de laisser ma sage-femme était un point bas de ma grossesse. J’en ai pleuré pendant quelques jours puis encore à 34 semaines lorsque j’ai réalisé que j’aurais pu garder ma sage-femme et accoucher à l’hôpital X.

Dans mon cas, la décision de passer  d’une sage-femme à un médecin a été prise à la lumière de risques connus. Cependant, c’était un sacrifice important. Les soins prodigués par les sage-femmes en Ontario sont inégalés, particulièrement du point de vue de la mère ou de la dyade maman-bébé. Les sage-femmes traitent la personne complète et apportent une attention particulière au bien-être de la maman, une perspective qui manque chez les médecins spécialistes. À moins que vous ne fassiez face à un risque connu qui justifie un recours anticipé au spécialiste, je vous recommande chaudement de consulter une sage-femme pour votre grossesse multiple. Même si ce n’est que pour un temps limité, vous bénéficierez de leur approche paisible et compétente.

Je n’avais pas de caméra digitale avant mon cinquième accouchement et j’ai donc peu de photos du travail des sage-femmes à la maison. Voici une petite présentation de quelques photos de mon dernier accouchement à la maison.

Running + Dog


Running gives me the opportunity to walk my dog. I also appreciate the safety factor: I don't count on my dog to protect me but she provies a dissuasion factor.

Why do I run? I don’t enjoy it all that much. But running is a sport that requires minimal equipment, that I can do on my schedule, right out my front door. Providing the right jogging stroller, I can even do it with my children.

Another motivating factor is the opportunity to walk my dog. Over here, in big family land, it’s multitask or die. My dog needs exercise, I need exercise, let’s kill two birds with one stone. However, if you have ever tried to run with a dog, you probably know that it’s not always as simple as strapping a leash on the animal. I mean, sure, you can strap a leash on the animal and start running. But it probably won’t be very pleasant. The dog needs training just as much as you do. Here is a sampling of issues the dog may need training to handle:

– pacing and conditioning, for instance getting their pads used to running on asphalt

– not pulling on lead (because that’s not only annoying, it may also be unsafe for the human)

– passing by distractions (squirrels, cats, other dogs)

– not peeing on every rock, tree, fire hydrant…

– not smelling every patch of grass

– handling close proximity with vehicular traffic (whether not to fear or not to chase)

In other words, you can strap a leash on the dog and deal with pulling, marking, sniffing and chasing while you are trying to run in a straight line but it’s much easier to invest a bit of time at the onset to train the dog to run at your speed and in the same direction.

Whatever your issue — mine is pulling on leash — you probably got there by letting your dog train you. As a result, the first order of business is usually to undo some bad habits that we have allowed our dog to develop. How do our dogs train us? This You Tube video by dog training expert Ian Dunbar explains how we unwittingly reward the wrong behaviours:

At the beginning, you will spend more time training your dog than yourself. If you are training for speed of if you are trying to reach a set distance for a race, you may want to leave dog at home and plan your dog training for after the race.

Because I am also running with a double running stroller, my first dog training goal is to teach my dog to run beside the stroller without pulling. My desired end-state is to have the dog’s leash tied to a belt around my waist. The advantages of the belt is that your hands are not only free to handle the stroller but there is less chance that a sudden jerk from the dog will move the stroller. Your waist is also a stronger point to withstand your dog’s harebrained ideas than your hands. While I’m training my dog not to pull however I will need both hands to correct her unwanted behaviour with the leash.

When I started training my dog to run on a loose leash, I didn’t do it with the jogging stroller. Baby positive steps, this is a dog after all. I first trained my dog using this simple method in the street in front of my house. Once you read how it works, you will understand that you do not go very far at the beginning. My dog is a quick study so we soon graduated to walking on a loose leash with the jogging stroller in front of my house, then walking with the stroller in a foreign environment, then running with the stroller. The next step will be running with the leash around my waist but my dog still needs the occasional correction.

Most dogs love to run, whether large or small. Like us they need to increase their distance gradually and since they don’t wear shoes they also need to gradually condition their pads. I am neither a vet, a dog trainer or a dog expert and you should speak to one to find out what an appropriate increase in distance is for your dog.

Are certain breeds better suited to running? I suspect that breeds with very short legs can be challenged and very large breeds don’t have much endurance. But anything in between will love the exercise. I have a German Shepherd.  As a woman runner in a harsh world, I appreciate a dog with a certain “back-off” quality to it but I don’t recommend German Shepherds for inexperienced dog owners. For dissuasive purposes, any black pooch of a certain size will do: black dogs tend to scare people, as any Humane Society employee can probably confirm.

Oh, one last bit of logistics that could also be filed under TMI… Running has the same effect on a dog’s bowels as yours… I recommend running a loop around your block to let your dog, ah, relieve itself. Because running with a full poop bag is, ahem, not pleasant. And picking-up after your dog is not an option.

Training your dog to be a reliable and pleasant running companion may seem like a lot of work but it’s worth it. Rain or shine, once your dog is used to accompany you on your runs she will harrass you out the door.We all need a kick sometimes and dogs are only too eager to provide it!

We started skijoring with her this winter and it's been a resounding success. Here she is seen with her skijoring harness (essentially a dog sledding harness).