Que fera-t’il quand il sera grand: suite et (j’espère) fin


Ma plus vieille s’est mise de la partie ce matin pour aider son frère à pratiquer sa présentation orale sur un métier (faire de l’argent). Il commence sa présentation par une devinette:

Devinez ce que je vais faire quand je serai grand?

Sa grande sœur de 16 ans joue le rôle des amis:

Un banquier? Un faux-monnayeur? Un escroc? Le 1%?

Ce sont les même grands enfants qui me disent, parlant de David et Sarah, “On avait pas un vocabulaire aussi varié à leur âge…”

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A stranger in a strange land


In my last update from Twinsanity I mentioned that my 3-year-old daughter was now home full time after spending the last 5 months in daycare. Being able to send her to a trusted caregiver was a blessing and a luxury: had the twins been born 12 years ago, I would have had 4 kids under 5 and no money to hire extra help.  But every good thing must come to an end… In fact, I was starting to feel a little too spoiled: yes, twins and a 3 year-old is busy but such is life. I was sliding into a comfort zone I was not that comfortable with. She’s my daughter after all and her place is at home with me, regardless of how great our caregiver is.

But finding myself suddenly home in the dead of February with 3 children under 3 was, how can I say, not without its share of learning curviness.This season of my life is typical of the twinventure so far: a strange walk in a strange land. When I got pregnant with my 7th baby, I didn’t realize that it would take me to places never visited where nothing was familiar.

I am still learning to spend my days with 3 very young children. Failure to put 2 and 2 together often blinds me to the logistics of going anywhere and doing anything. A cloak of anxiety comes over me when the implications of parking, walking, waiting and feeding away from home come together. This week I found myself in a small dentist’s office for a pre-surgery appointment with my daughter and the three little ones. Things went well but I was a ball of nerves. With twins and a toddler, you are always half-an-inch away from complete pandemonium.

Before leaving that morning I was still feeding the babies while we should have been driving, biting my lip thinking “I’m not liking this life very much…” My little girl, who was dressed and ready to leave, had gotten tired of waiting, undressed and changed into a gymnastics outfit. That’s when I looked around and surveyed my Dominion. The granola bar wrapper, — trash — dog fur, crumbs, an Oreo cookie tossed after the cream was licked out, the old couch with the fabric coming apart for too much gymnastics, the computer desk covered in random homework junk, the butt-ugly built-in shelves that my husband insists I cannot set on fire. All of a sudden I had a lump in my throat and I was thinking: “I am a prisoner of this house that I can’t neither clean nor leave.”

I feel like a stranger in a strange land. Since Sarah came home, I have been stuck in a kind of stupor trying to maintain my level of busy-ness, my habits, my routines and failing on all counts. I need to completely redraw the map of my daily life and find new ways to care for my children, my house and myself.  If I only knew where to start, in this strange land!

Que fera-t’il quand il sera grand?


Mon fils de 5 ans a une présentation orale mercredi ou, comme on le traduit de “show and tell”, un “montre et raconte” (que ma famille a affectueusement rebaptisé “Montre et Racontre”). Le sujet: un métier. La préparation a commencé au début du mois lorsque l’horaire des présentations est revenu à la maison. Mon bonhomme a annoncé:

On doit présenter sur un métier. Moi je vais parler de ce que je vais faire quand je vais être grand. C’est… DE l’ARGENT!!!

Quand n’avons-nous pas voulu être une petite mouche sur le mur en salle de classe? Sa soeur lui a demandé: “Tu veux être banquier?” il lui a répondu: “Non, je veux faire de l’argent, comme papa!”

*Ahem*

Mon mari travaille souvent de la maison et avant de descendre dans son bureau avec son café, embrasse les enfants et leur dit: “Bon, je m’en vais faire de l’argent.” On l’aura vu venir!

Ce matin, j’ai rappelé à mon bonhomme qu’il devait pratiquer sa présentation pour mercredi. Il s’est mis bien droit dans la cuisine et a déclaré:

Premièrement, je vais poser une devinette aux amis. Je vais leur demander de deviner ce que je vais faire quand je serai grand. Personne ne va deviner!”

Ensuite, je vais leur dire “C’est… de l’argent!”

Pour faire de l’argent comme mon papa, il faut avoir un bureau dans le sous-sol et un ordinateur.

Moi, je vais faire de l’argent avec mon ordinateur pour pouvoir acheter plus de nourriture.

Petite mouche sur un mur…

“What do you drive?”


I’ve been trying to write an insightful and suitably indignant post about the brewing robocall scandal but words fail me. My oldest daughter is watching the Oscars and between the endless chatter and my incoming Twitter feed, I can’t gather my thoughts… so in the mean time, I thought I would tell you about what I drive.

Any parent of a large family can probably confirm that people are curious about our means of locomotion. We have a large family and so we drive a large van. My van looks somewhat like this:

It’s a 15-passenger van but we don’t use the back bench, making it an 11-passenger van. With a family of 10, it fills-up quite nicely.

We also have a minivan that we use for driving around. I won’t try to justify the minivan by saying that it’s cheaper to have a second vehicle than to pay the gas on the utility van… but it’s a close call! We calculated that when gas hits around the $1.25 / litre mark, you can justify buying a small commuter car by the savings on gas.

Anyway, this is not really what this post is about. What I want to tell you is that nobody want to buy these suckers when they cost over $100 to fill-up. We bought ours for a song in 2008 when gas prices soared to $1.30. We “only” had 5 children then and could still fit in a minivan but we knew that we would have more children.

I’m telling you this because gas prices have been increasing lately. You can read about it here. Ideally, you would purchase your large-family van in November, December, January, when Christmas gift shopping takes over car shopping and dealers are begging you to take last year’s models off their real estate. But with gas prices the way they are going, I wouldn’t rule out some good deals up the pipe. If there is a large van in your future, start looking.

Faits divers du vendredi


For my English readers: Friday’s Mixed Nuts in French. ‘Cuz it’s their turn!

1 Une bête noire, c’est la traduction de “pet peeve” en anglais d’après Google. Je trouve que bête noire fait beaucoup plus sérieux que pet peeve mais enfin, allons-y. Une bête noire pas trop sérieuse: les aliments végétariens préparés imitation viande. Tout d’abord, on s’entend pour dire que les aliments préparés sont moins bons pour la santé que les repas fait maison. Du soya modifié génétiquement, transporté en camion sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à l’usine de transformation la plus proche puis transformé en croquettes de poulet végé, est-ce que c’est vraiment plus vertueux — ou nutritif — qu’un bon filet de porc frais produit localement? Si votre corps se rebelle tellement à l’idée de devenir végétarien que vous devez le truquer avec des produits tels que des lanières de bœuf sans viande, peut-être qu’il essaie de vous dire quelque chose…

Et pourquoi pas un bon sauté de tofu?

2 Deux choses: “Les petits enfants ont besoin de deux choses: des soins et de l’affection.” J’ai été à la fois touchée et bouleversée par le travail du personnel de l’escargot. Tant de besoin, si peu de ressources. Où est-ce qu’on commence? Allez voir ce reportage de l’émission Enquête (43 mn): Épisode 15 – Ils étaient six . On se pose tellement de questions quand on devient parent. Parfois je croise des couples dans l’allée des couches au supermarché en plein processus décisionnel. Allez visiter quelques forums Internet sur l’art d’être parent. Les questions existentielles y foisonnent ainsi que les déclarations à l’emporte-pièce sur ce qui fait un bon parent (ou un parent négligent): sein ou biberon? co-dodo ou chambre à part? garderie ou aide familiale? en français? en anglais? est-ce qu’ils offrent du mandarin? organique ou conventionnel? Les enfants ont besoin de soins et d’affection. Le reste tombera bien en place.

3 Trois chandelles sur un gâteau en coccinelle:

Joyeux anniversaire!

4 Quatre fois 10 = 40 jours de carême avant Pâques, la fête du renouveau. J’aurais voulu vous écrire un beau texte inspiré sur la traversée du désert et sur ce que l’on apprend sur nous-même en larguant les ballast. Mais je manque de souffle. J’ai parfois l’impression que ma traversée du désert a commencé il y a 4 ans et que j’attends toujours Pâques et le renouveau. L’arrivée des jumeaux a amorcé une période encore plus intense de sacrifice et de minimalisme, comme un arbre à fruit qu’on taille à l’automne et dont la récolte promise tarde à fleurir. Pour le carême cette année, je promets de continuer à attendre le printemps et de ne pas douter dans la noirceur des promesses reçues dans la lumière.

5 Cinq chevilles, ou plutôt Le mystère de la cinquième cheville, roman en bonne et due forme commencé mais jamais terminé par moi-même lorsque j’avais entre 12 et 14 ans (fait non vérifiable mais corroboré par le nom de mon chien à l’époque à qui est dédié le lieux principal de l’histoire — Cléoville). Ma mère a retrouvé 3 de mes manuscrits en faisant des fouilles quasi-archéologiques dans son sous-sol. Témoins d’une époque changeante, les deux premiers manuscrits sont tapés à la machine et le troisième à l’ordinateur. Si comme moi vous approchez de la quarantaine, The Museum of Obsolete Objects promet de vous faire vivre des moments de nostalgie ou de désespoir.