Faits divers du vendredi – Édition déménagement


Friday’s Mixed Nuts – Moving Edition (on Tuesday because I didn’t have Internet last Friday and the WordPress iPhone app ate my post. Grrrrr.)

1 Une bien belle vue de ma nouvelle chambre:

Notre nouvelle maison n’a pas de voisins à l’arrière mais un petit étang. Creusé afin de récolter les eaux pluviales et empêcher les inondations, les berges en ont été aménagées afin de favoriser le développement d’un petit écosystème marécageux. L’étang est habité par quelques familles de canards, des outardes de passage, des mouettes qui pêchent pour vrai, quelques hirondelles, des carouges à épaulette et un grand héron majestueux. J’ai même vu un faucon qui chassait dans le champ qui borde le marécage. Moi qui avait peur de ne plus entendre les oiseaux (le quartier est nouveau et les arbres plutôt chétifs), je passe de la faune de forêt à la faune de marécage.

2 Deux fenêtres qui manquent de vision.

Deux fenêtres pleine hauteur qui donnent sur le mur du voisin

Le beige c’est la maison du voisin. Combien pour les fenêtres pleine-hauteur lors de la construction? Et personne pour vous faire remarquer que les fenêtres seraient mieux placées du côté de la maison sans voisins? Du même côté que les fenêtres pleine hauteur se trouve une belle fenêtre de coin au-dessus de l’évier de la cuisine. Pour regarder… le set de patio du voisin plutôt que la nature en faisant la vaisselle.

3 Trois voisins qui vivent en couple dans leur maison de plus de 3 000 pi. ca. Soit jeunes et affluents ou à la retraite. Moi, si j’étais seule avec un peu d’argent à dépenser, j’irais m’acheter la plus petite maison la plus chère sur le bord du canal Rideau. Je marcherais partout et je ne mangerais que rarement à la maison, préférant découvrir les restaurants qui font d’Ottawa une ville à découvrir. Mais aller me faire construire une McMansion aux confins de la banlieue, pas assez loin pour avoir les bénéfices de la campagne mais pas assez proche pour avoir les bénéfices de la ville? Très peu pour moi. Outre les différences de goûts architecturaux, nos voisins sont très sympathiques et nos plus jeunes se sont déjà fait des copains.

4 Quatre pattes moins une. Notre petite chatte grise a disparu au cours du déménagement et nous pensions qu’elle était allée se réfugier chez les voisins qui avaient offert de la garder. Les voisins se sont beaucoup attachés à notre petite chatte grise et aimeraient bien la garder avec eux. Elle est revenue 3 jours plus tard, affamée, déshydratée et avec une blessure sévère à une patte. Moi qui aurait bien aimé laisser mon chat de campagne à la campagne ais du la faire venir en ville pour la soigner. Je crois qu’elle va devoir rester avec nous.

Et parlant de quatre pattes, tapis blanc + escalier en bois franc teint noir + chien = pantoufles! Ce sont les Meshies de Barko Booties à www.alldogboots.com. Recommandées.

5 Cinq … C’est un secret. Je vous promets de vous écrire cinq aussitôt que c’est officiel. Pour l’instant, c’est motus et bouche cousue.

Ça me fait quand même un pincement au coeur…

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Attachment Parenting


I am preparing a new “Unsollicited Advice” on attachment parenting twins. Since the publication of Elisabeth Badinter’s latest tome on modern motherhood (you can read about it in her own words here), the demands of what she dubs “modern motherhood” have been debate fodder in social and mainstream media. Time Magazine then stoked the fires with this purposely controversial cover  .

A discussion on CBC The Current about modern motherhood soon turned into an attachment parenting slug fest (listen to it here). This piece reminded me of a great quote I read this week:

The plural of “anecdote” is not “data”.

Because you can’t or won’t breastfeed, can’t or won’t co-sleep, can’t or won’t carry your infant in a baby carrier doesn’t mean that those practices are not best for babies at a statistical level. Nor does it mean that your individual relationship with your child will be harmed, that you are a bad mother or that your child is a freak. So calm down already. The plural of anecdote is not data. Love it.

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Faits divers du vendredi


For my English readers: return of the Friday Mixed Nuts in French. Amber teething necklaces, the family bed and making time to treat our oldest children to some grown-up time. In other news, we are moving in 4 days and the wine is packed!! The wine! Packed! In the middle of a move!

1 Une gimmick (peut-être) qui semble marcher: les colliers de dentition en ambre. Les bébés ne les mangent pas, non. Mais l’ambre relâcherait une substance qui serait absorbée par la peau et qui calmerait la douleur. Mmmm, l’écrire me fait sentir un peu loufoque mais après deux semaines sans sommeil — Lucas pleure à partir de minuit et se rendort vers 3-4 heures du matin — je suis prête à essayer n’importe quoi. Puis ils sont si mignons avec leurs colliers!

Est-ce que ça marche? Peut-être que non mais ils sont si mignons!

2 Deux petits matelas à côté de mon lit. Après avoir démonté les lits à barreaux pour le déménagement, mon mari a placé les matelas des bébés sur le sol à côté du nôtre. Résultat: tout le monde dort par terre et maman ne se lève plus la nuit. C’est une amélioration marginale mais au point où j’en suis, même une amélioration marginale fait une différence. Puis ma fille de 3 ans a commencé à se réveiller de plus en plus souvent et à prendre de plus en plus de temps à se rendormir. Alors je vais ajouter un matelas simple au bout de notre matelas King et nous serons full “lit familial”. Je ne sais pas si c’est l’âge, la sagesse ou un peu des deux mais la théorie du maternage de proximité devient de plus en plus naturelle: je n’ai plus envie de me battre avec mes enfants.

Le lit familial: loin d’être oppressant, c’est le sauveur de mes 3 heures de sommeil!

3 Trois enfants de moins de 3 ans, c’est beaucoup de petits à amener en voyage-éclair dans la banlieue de Toronto pour une compétition de gymnastique. Mais pendant ce temps, mon mari et mes plus vieux ont pu faire un pas de géant dans les préparations du déménagement. Séparer les enfants a fait du bien à tout le monde. Ça peut sembler évident mais il est facile d’oublier, au milieu du chaos quotidien, que nos enfants ont des rythmes et des besoins différents. Nous nous sommes promis de mieux respecter nos plus vieux. Aujourd’hui j’ai laissé tomber la routine et j’ai amené mon ado profiter du Happy Hour chez Starbucks. Ç’a l’air de rien un Frappucino mais pour moi c’était un grand pas.

4 Quatre jours avant le grand déménagement! Et oui, on lève les pattes.  La maison ressemble à un entrepôt géant et je suis sur le point de perdre la boule… Et le vin est déjà empaqueté!

Le vin est dans une boîte! En plein déménagement!!

5 Cinq… Je n’ai pas de numéro cinq alors c’est avec les cinq doigts de ma main que je vous dis au revoir et vous souhaite une excellente fin de semaine!

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Road trip!!!


Whoa! I haven’t posted since April 28th? I may have had excuses… Like a sick toddler, followed by a sick baby, extreme sleep deprivation and preparing for a short-fused move. Yes, we are moving. Packing-up. Vacating.

We are listing our house. Preparing to put it on the market. It’s a long story and I am thinking of starting another blog to chronicle this new turn in our family’s life. But in a nutshell this is a positive change in our life. We love our current house and especially our large-family-sized kitchen and backyard but life is about more than kitchens and backyards, isn’t it?

On the bright side, we are moving into a rental property which means that we have the luxury to move out before listing our house. If you know anything about real estate, you are probably attacking your keyboard to tell me that empty houses are harder to sell than full ones, to which I reply “Don’t forget how many children I have”.

Trying to pack a house with three very young children underfoot has been an exercise in frustration. I get a box started. Assuming I find the tape-gun, I start filling it up. Then the babies wake-up. 2 hours later, it’s time to pick-up the kids from school. When I return to my box, the children have found their most favorite (book, shoes, top, toy) EVER and the content of the box are strewn across Hell’s half-acre.

When my husband and I started to talk about listing our house I said: “You realize that you will move us essentially on your own.” He said yes. I meant it.

Needing a break from doing something slightly nutty (moving a family of 10 with infant twins), I decided to do something quintessentially normal: take my two daughters to a sports competition 700 km away. I couldn’t leave my husband alone with the twins and the toddler to pack-up the house, so I brought everybody, along with my mother for supplemental handy-womanry. For a woman like me, even “quintessentially normal” ends-up slightly nutty.

Pit Stop on the Four-oh-One. Met another Ottawa mother traveling with twins and her parents. We were both all business and we let the proud grandparents do the chatting.

It’s when I do “normal” that I realize how abnormal I am. I go to the hotel pool and I’m the only parent in the water. I look at the other parents sitting together poolside and I can see those I know telling those I don’t know that I have 8 children and the youngest are twins. I can see it by the look on people’s face, a mix of disbelief and contempt. As we return to our room to dry-up and change, I notice several families leaving together for supper or meeting to order pizza. Back to my room, I told my mother:

I don’t think people even realize that I would like to be included.  I think that although I see myself as a normal person with more children than most, people see me as abnormal, different, and are either intimidated or not interested.

To which my ever-wise mother replied: “Véronique, you are not normal.” Here I was, at a sports competition 6 hours away from home, with “only” 5 children, two of them babies, one of them running a fever, when most people can’t even imagine themselves with 3. Back home, my husband “only” had 3 children and was having a blast packing-up the house. If moving is ranked as one of life’s top 5 stressful experiences, someone should talk to my husband: without the three youngest, moving was positively restful! (Worry not I have since returned with my sick infant, my restless toddler and the other, quieter, baby and any rest that may have been felt has now been annihilated).

“We went to Toronto but all I saw was the canopy on my car seat” — Eve & Lucas

I’m glad we went. I may have mixed feelings about the wisdom of trying to pull “normal” stunts with my abnormal gang but it all went over  my athletes’ heads: they were thrilled to be there with their coach and their teammates. They were even spared the pediatric car ride, being given the opportunity to drive up and back with a friend.

“Present!” (the one in the gym suit is not the one competing. But she has the fire all right!)

Celebrating a strong showing — level 5 daughter placed in all her events — with late lunch. OK, we would have had lunch even without the prizes. But she got to choose where!

And here is our Level 5 star!

Turning heads in friendly Burlington!

Our Level 4 athlete was competing at 6 pm. Of course, we all got a bit tired.

Hairdo malfunction: the braids flew in her face during her beam routine.

The best part of the weekend was shopping the bargain leotard bin with her sisters. Gym suits are great to play street hockey too!

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N’ajustez pas votre appareil! Do not tune your computer!


English Follows

Je voudrais changer l’apparence de mon blogue afin de mettre plus d’emphase sur le texte et les photos et moins sur la bannière de bienvenue. J’aimerais également trouver un format plus axé sur les commentaires puisque j’aimerais créer une communauté en-ligne où échanger trucs questions et encouragement. Je voudrais aussi pouvoir changer l’apparence de mon blogue avec les saisons.

Jusqu’à présent, j’ai eu du mal à trouver un gabarit gratuit qui me donnait la même fonctionnalité que le gabarit que j’utilise maintenant. Mais je suis prête à essayer! Alors si vous visitez mon blogue et que vous vous demandez sur quelle planète vous venz d’attérir, n’ajustez pas votre appareil!

I would like to change the appearance of my blog as to put more emphasis on the text and pictures and less on the banner. I would also like to find a format that is more “comment friendly” as I would like to create more of an online community where we can share parenting tricks, questions and encouragement. I would also like to customize the blog’s look according to the seasons.

Up until now I have had a hard time finding a free template that has the same functionality as the template I’m using now. But I’m ready to try! So if you visit my blog and you wonder on which planet you just landed, do not tune your computer!

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Le bain de bébé


Hmmmm, quelle sérénité! Un petit film plein de beauté et de tranquillité.

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Des nouvelles des jumeaux! 7 mois


This is a 7-month-update on the twins with pictures at the end!

Ève et Lucas ont maintenant 7 mois! Quand les jumeaux avaient à peu près 6 semaines j’ai rencontré une maman de jumeaux qui m’a dit que les choses deviendraient plus faciles vers 6 mois. Je suis aujourd’hui arrivée de l’autre côté de la montagne et je peux confirmer que le rythme de vie devient plus prévisible et plus facile à gérer.

Maintenant que les journées sont moins strictement orientées vers le boire et la sieste je voudrais pouvoir vous écrire un beau post sur la beauté et la grande joie d’être parent de jumeaux. Au cour du dernier mois, j’ai capturé en mémoire — mais rarement sur film — des tonnes de petits clin d’oeuil et de moments partagés entre les jumeaux et leurs frères et soeurs. J’aimerais avoir assez de talent littéraire pour vous décrire ces petits moments mais je manque de subtilité. Car la beauté d’accueillir deux bébés dans une famille déjà nombreuse se trouve dans les détails comme Lucas qui partage un gros rire gras avec sa grande soeur ou Marie qui me dit, en attendant l’autobus un matin: “Quand je serai grande j’aurais un garçon comme Lucas qui s’appellera Lucas!” Ou encore dans le regard  d’un bébé qui vient de découvrir ses doigts et qui les approche et les éloigne de son visage émerveillé en se demandant par quel miracle ce nouveau joujou  se déplace  devant ses yeux. Ou encore dans les yeux rieurs de Ève qui préfère tout découvrir avec ses pieds, que ce soit un nouveau hochet ou une nouvelle surface. Il n’y a rien de plus beau que d’être accueillie tous les matins par deux sourires, quatre yeux qui pétillent, quatre mains qui s’agitent et quatre pieds qui gigotent.

Lorsque Lucas et Ève sont nés, une de mes amies m’a dit: “Tu vas voir, Ève va être la coquine que personne ne soupçonne et va faire passer tout le blâme de ses mauvais coups sur son frère. Mais c’est elle la chef.” J’avais trouvé ça comique puisque Ève était la plus petite, la plus tranquille, la deuxième à être née. Mais au cours des mois, j’ai bien vu qu’elle avait raison. Lucas s’endort en regardant Ève. Lorsque je les nourri dans la chaise-haute, je dois donner la première bouchée à Ève sinon Ève crie et Lucas refuse de manger avant d’avoir vu sa soeur le faire. C’est elle l’alpha jumelle: les apparences peuvent être trompeuses!

Au niveau de l’allaitement, je pourrais écrire un post complet… peut-être même un livre! Les 6 premiers mois d’allaitement ont été un gros défi. J’ai du supplémenter les bébés avec de la formule pour compenser pour un sein qui ne produit rien. J’ai du allaiter en tandem afin de stimuler ma production avant d’offrir le biberon. La routine de boire pouvait me prendre 90 minutes et recommençait 1 heure plus tard. Je devais toujours garder un calcul mental du nombre de bouteilles, du nombre de millilitres, à qui c’était le tour, jour et nuit, jour après jour, nuit après nuit. À 7 mois, lorsque nous avons commencé la nourriture solide, les bébés ont graduellement diminué leur consommation de lait au point où ils peuvent se passer de biberons. J’ai arrêté de les allaiter en tandem et ils prennent leurs tours au sein qui produit. Je suis tellement heureuse d’avoir attendu 6 mois! Si j’avais arrêté d’allaiter à 5 mois, alors que j’arrivais au bout de ma corde, j’aurais vécu les défis sans recevoir ma récompense. Nous sommes maintenant arrivés à la récompense et quel bonheur!

Une image valant mille mots, voici une petite récapitulation du mois d’avril dans ma vie de cirque:

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Glaçage et politique


This post is about my job as a writer for a federal Member of Parliament. The cake below was made by a local business owner as a thank you for his support.

Comment vous aimez votre fondant? Avec un petit peu de politique fédérale?

Je suis en congé de maternité de la Chambre des Communes où je travaille comme adjointe parlementaire pour un député fédéral. Mon travail s’apparente à celui de rédactrice: je rédige surtout la correspondance aux commettants mais aussi quelques discours pour des événements locaux comme les ouvertures de commerces ou les célébrations communautaires. J’aime mon travail pour sa tournure communautaire plutôt que politique: écrire un discours pour une remise de médaille, un centenaire ou une ouverture de commerce est toujours une bonne nouvelle. J’essaie  d’écrire chaque discours ou chaque communiqué  comme sil s’agissait du seul événement d’importance dans le comté. Car l’ouverture de commerce est peut-être la huitième ce mois-ci pour mon patron mais c’est la seule pour les propriétaires. J’aime faire la recherche sur les sujets des lettres et des discours de mon patron. La meilleure partie de mon travail est de voir la fierté des gens dont le travail est souligné. J’ai vu beaucoup de politiciens répéter le même discours à toutes les sauces. Les entrepreneurs, les familles, les artistes, les bénévoles de la communauté méritent mieux.

Ceci étant dit, on ne peut jamais plaire à tout le monde en politique. Au cours de la dernière campagne électorale, j’étais gérante de campagne pour mon patron. Quelqu’un pour qui j’ai un grand respect m’a dit: “Tu sais, ton patron est vraiment un bon député mais il ne passe pas auprès des francophones.” Mon patron avait servi comme secrétaire parlementaire aux langues officielles lors de son premier mandat. Lors d’une “guerre d’affichage” dans la municipalité de Russell, il avait refusé de prendre position: il s’agissait d’une question de politique municipale et il préférait respecter la compétence des politiciens locaux, espérant que ceux-ci feraient preuve de la même courtoisie en matière fédérale. Je l’ai toujours encouragé à maintenir cette ligne de principe même lorsqu’il y avait du capital politique à gagner. Un politicien fédéral n’est pas honnête lorsqu’il porte ses commettants à croire qu’il peut agir sur les questions de politique provinciale ou municipale. Dans le cas de l’affichage bilingue dans la municipalité de Russell, sa neutralité lui a coûté la sympathie des partisans du règlement contesté.

Lorsqu’un an ou deux plus tard la question des juges bilingues à la Cour Suprême s’est montré le nez, il s’agissait d’une question fédérale sur laquelle mon patron a pris position: le bilinguisme est important et tous les efforts devraient être fait pour nommer des juges bilingues à la Cour Suprême; cependant, le bilinguisme ne devrait pas avoir préséance sur la connaissance du droit et une carrière juridique illustre; finalement, puisque les juristes bilingues sont surtout situés en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick, le bilinguisme obligatoire pourrait résulter en une Cour Suprême non représentative des 10 provinces canadiennes. Mon patron a voté contre un projet-de-loi qui aurait exigé que les juges nommés à la Cour Suprême soient capable d’entendre les causes dans les deux langues officielles sans l’aide d’un interprète. La décision de mon patron de ne pas supporter le projet-de-loi a été impopulaire auprès des francophones de son comté. Au début de la dernière campagne électorale nous ne savions pas si cette prise de position allait nuire à sa réélection. Nous avions reçu des plaintes mais elles venaient plus souvent qu’autrement d’activistes francophones qui vivaient à l’extérieur du comté.

(Je me sens obligée d’émettre une opinion personnelle.  Est-ce que je suis d’accord avec la position de mon patron sur les juges à la Cour Suprême? Non. Mais sa position sur le sujet était bien recherchée et étoffée. Ce n’est pas parce que je travaille pour un député que j’achète toutes ses opinions en gros. On peut travailler en politique et penser différemment. Mais lorsque je fais mon travail de rédactrice, mes doigts sont une extension des siens, mon cerveau une extension du sien.)

Au cours de la campagne électorale j’ai tenté de jauger l’opinion des francophones sur la ré-électabilité de mon patron. C’était particulièrement pertinent puisque son adversaire politique était francophone et bien connectée dans les milieux franco-ontariens. Alors que la campagne avançait j’ai réalisé que ce n’était pas une question particulièrement chaude. J’avais souvent envie de demander aux partisans  francophones: “On m’a dit qu’il ne passait pas auprès des francophones, qu’est-ce qui fait la différence pour vous?” Mais la règle d’or de la gestion de campagne est de ne pas rappeler aux électeurs pourquoi il ne devraient pas voter pour votre candidat!

C’est alors que j’ai réalisé que les électeurs à “guichet-unique” (ma tentative de traduction de single issue voters) sont rares. Francophones, chrétiens, femmes immigrants ne votent pas en bloc monolithique malgré les efforts médiatisés pour nous convaincre du contraire. Il y aura toujours de la place dans le paysage politique canadien pour des hommes et des femmes de principes qui font leur travail avec cœur, honnêteté et courage peu importe la couleur de leur cravate.

Je vous laisse sur cette délicieuse photo reçue d’une de mes collègues. Une artiste locale qui vient d’ouvrir un commerce de gâteaux décorés au fondant a envoyé ce gâteau à mon patron pour le remercier de son encouragement. Pas pire pour un député qui ne passe pas auprès des francophones:

La boutique Frosting’s est située au 153 Maple Grove à Embrun. Vous pouvez aussi admirer ses créations sur Facebook en allant visiter http://www.facebook.com/pages/Frostings/124943207554742

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Let him cry it out


Lucas is not the best sleeper baby. He is a fun and engaging little dude who likes to party.

Luky-Heartbreaky

He also likes his mom. A lot. Almost from birth he would look around for mom whenever someone else was holding him and react to the sound of her voice. At night, he likes to know his mom is nearby.

Parenting experts say that babies wake-up at night because they lack the skill to fall asleep on their own. But Lucas says it’s all nonsense. He can fall asleep on his own just fine. In fact, his mommy always put him down in bed wide awake. He and Ève will chat a while then Ève will fall asleep and Lucas will keep chatting her up a bit longer until it gets boring. Then he falls asleep looking at Ève.

Lucas falls asleep looking at Ève. Ève just falls asleep.

Lucas wakes-up several times a night to check on mom. Mom finds it a bit tiresome: if you include the last 6 weeks of the twin pregnancy, the longest stretch of sleep mommy’s had in the last 9 months was, oh, about 2 hours. And most nights, between Lucas, Ève and Sarah, mommy can be up as often as every 45 minutes between midnight an 4:00 am. Some nights mommy wonders why she bothers going to bed at all: talk about setting yourself up for failure!

So about once a month since Lucas turned 3 months, mommy decides that she will listen to the experts and let Lucas “learn” to fall asleep on his own. The experts say that after crying for a while, Lucas will learn to “self-soothe” by using his fingers. But Lucas says this is all nonsense : he knows perfectly well where his fingers are and how to put them in his mouth. But that’s of little use to him since they are not attached to mommy.

I can find my fingers! I just choose not to.

I can even find my sister's fingers! Doesn't make me sleep better! Suck on THAT, experts!

Other experts say that mommy should give Lucas some water at night so that Lucas will learn not to be hungry. But Lucas says this is all nonsense: when Daddy gives him water or a pacifier, he still needs to know that mommy is near.

So mommy decides once a month that Lucas should cry it out. And it lasts, oh, about 5 minutes. Because nature did a good job. When Lucas cries, this is what mommy is up against:

But Mo-o-o-o-o-om, I ha-a-a-a-a-te Tummy Time!!

How can you not pick me up?

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Just sayin’


I am lucky enough to have a wide variety of Facebook friends yielding a wide variety of status updates. I’m an easy going kind of girl. I don’t preach on Facebook, I’m more the kind who plays well with others. I use my Facebook page as my own little joke with mixed results. I come across as a bit of a clown. Which is fine until I post an update about spearmint toilet cleaner making my toilet smell like it
just went to the dentist at the same time a friend posts a very moving tribute to Holocaust victims. Both posts appear side-by-side and I look like an idiot. I avoid getting into debate or heated exchanges on Facebook because the format leads too easily to misinterpretation. It’s like email on steroids. Everybody doesn’t share my good Facebook manners unfortunately. Recently, I have been submitted to a few rants on Quebec’s protesting students. I have so far kept my resolve to remain uninvolved but please allow me to use my own little piece of Internet real estate to vent a little. I won’t cross post this entry on my Facebook page…

The province of Quebec has been in the throws of massive student protest for the last month or two (or three) in response to a government proposal to increase tuition fees by 75% over 5 years. Quebec students pay the lowest tuition fees in Canada thanks to generous subsidies from the Quebec government. Even after the tuition hike, Quebec students will only pay 17% of the value of their post-secondary education. I don’t think I’m going on too much of a limb by saying that the province of Quebec is heavily indebted and badly governed. Whereas choice among political parties span the left-right continuum in the rest of Canada, in Quebec you choose between independentist and federalist options. If you feel, as most Quebecquers do, that the federalist party needs a time-out, your only option is to vote for the independentist party. 40-odd year of sovereignty politics has left good governance in the province of Quebec in shambles, assuming it was good to start with (it wasn’t).

As I was explaining to my oldest daughter, Quebec students are well within their rights to protest the fee increase. Quebec residents may have the lowest tuition fees in the land, they also pay the highest taxes. Sure it spends more than it rakes in but I have some sympathy for those who balk at getting less bang for the same fiscal buck.

On the other hand, no matter how much wishful thinking you can squeeze, there is no such thing as a free lunch. Whether your high income tax is paying for services you are getting today or for those your parents got on credit over the last 40 years, a day of reckoning is unavoidable. You may feel it’s unfair but the money spent by your parents was also spent on you. I have great memories of growing-up attending free nature walks, free museum visits, learn in classes with 15 children and so forth. And every time I cut a $800 monthly cheque to my daycare provider, I have a moment of wistfulness for $5 $7-a-day daycare. But you can afford it or or you can’t. The Quebec government (along just every Western democracy) couldn’t.

I believe that there is room for government support of higher education as long as the numbers add up. The argument that the state has a duty to fund higher education because it leads to higher earnings leading to higher tax revenues sounds good in theory but look where it got Quebec. In spite of massive government investments in education and learning since the 70′s, it still spends way more than its highly educated citizens pay in taxes. What is lacking then from the debate on tuition fees is not arguments in favour of higher education — by now we know what they are — but a debate on the realignment of Quebec’s spending priorities. For once, I’d like to hear students chant about what they would like the government to cut in favour of funding their post-secondary education. Give it your best shot: there is plenty of inefficiencies, face-palms and head-desks in the Quebec spending portfolio. Daycares? Pensions? Healthcare? All of the above? Why not raise your parents’ taxes?

Which brings me back to my Facebook friends. If you want to post status updates about the egregiousness of raising tuition fees from lowest to lower, you should make sure that your updates are grammatically correct and do not contain too many spelling mistakes. Because it makes you look like you need a better education not a cheaper one.

Just sayin’

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